Carrefour, un silence assourdissant!
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Le nouveau directeur général de l’enseigne, appelé à en devenir PDG en juin prochain, aura pour tâche de relancer un
groupe en pleine crise existentielle, affaibli par les performances médiocres de ses hypermarchés français.
Georges Plassat sera-t-il le sauveur de Carrefour ? L’attente est grande autour de l’ex-président du groupe de magasins spécialisés Vivarte, qui a pris hier la fonction de directeur général délégué de Carrefour, et qui est appelé à en devenir le PDG en juin prochain. Ce fils d’ingénieur de soixante-trois ans a fait l’objet de multiples portraits dans la presse, signe de la pression qui pèse désormais sur lui. Affaibli par les performances médiocres de ses hypermarchés français, Carrefour est à la croisée des chemins. « Si la relance de l’enseigne ne porte pas ses fruits, les actionnaires de référence n’auront d’autres choix que de démanteler le groupe », prédit un expert du secteur. Groupe Arnault et Colony Capital, qui possèdent, à travers leur holding Blue Capital, 14 % des actions et 20 % des droits de vote, ont acheté aux alentours de 40 euros une action qui en vaut moins de 18 aujourd’hui... Leur moins-value est estimée à environ un milliard d’euros. Les derniers résultats de Carrefour donnent le vertige. Le chiffre d’affaires a baissé de 0,6 % à magasins comparables, et le résultat opérationnel est tombé de 19,2 %. Sans les profits tirés dela scission de Dia, sa branche de hard discount, la maison afficherait une perte.
Deuxième groupe de distribution au monde, Carrefour constitue, en réalité, l’entreprise du secteur la plus compliquée à gérer : « Le groupe fait trois fois moins de chiffre d’affaires que l’américain Wal-Mart [443 milliards de dollars de chiffre d’affaires, NDLR] mais gère autant de magasins [10.000 environ, NDLR] et plus de "business units" [32 pays, 28 pour Wal-Mart, NDLR] », rappelle un proche du conseil d’administration. Le défi est immense. Georges Plassat, ancien élève de l’école hôtelière de Lausanne, aura-t-il les épaules pour le relever ? A écouter ceux qui l’ont côtoyé, il ne manque pas d’atouts. Lionel Zinsou a eu affaire à lui à deux moments clefs de sa carrière. Dans les années 1990, d’abord -il travaillait alors chez Danone -, lorsque Georges Plassat poursuit une ascension irrésistible au sein du groupe de distribution stéphanois Casino, passant du poste de directeur marketing des cafétérias en 1988, à la présidence du directoire, en 1996, où il succède à Antoine Guichard, le petit-fils du fondateur. Puis en 2004, en tant que banquier-conseil du fonds PAI, alors repreneur de Vivarte : « A chaque fois, j’ai pu constater que Georges était un négociateur né et un grand acheteur. Chez Casino, il a développé la marque propre, avec Danone notamment. Chez Vivarte, il a internationalisé les achats en privilégiant la zone dollar, ce qui, compte tenu de la hausse de l’euro, a permis d’engranger de la baisse de prix. Pour cela, il a eu le courage de projeter 250 collaborateurs à Hong Kong. »
Bien acheter, c’est l’une des qualités de base d’un bon distributeur. Mais elle n’est pas suffisante. La distribution, où les marges sont faibles, c’est aussi le souci du détail. Cela tombe bien : le soin du détail, c’est aussi, à l’évidence, la spécialité de Georges Plassat, héritée de l’école hôtelière. Sur ce thème, les anecdotes foisonnent au sujet de celui qui adore jouer le client mystère. Plusieurs racontent la visite d’un hypermarché Casino où le futur patron de Carrefour découvre un congélateur en panne.
Sans attendre, Georges Plassat ôte sa veste, retrousse ses manches, s’allonge sous le meuble de froid et le fait redémarrer. Des anciens de Casino racontent qu’il suivait en voiture les camions de livraison pour voir si les trajets ne pouvaient pas être optimisés. « Visiter un magasin avec lui est une expérience édifiante : en quelques minutes, il repère les produits manquants ou les rayons mal rangés. Il sait quel est le chiffre du point de vente, si sa marge est bonne et s’il y a trop de personnel », raconte Lionel Zinsou. « C’est de l’imagerie médicale. » Le personnage, toujours en souvenir de sa formation hôtelière, fait le même numéro au restaurant, où il note la qualité du service : 18/20 pour le sommelier, 9/20 pour la serveuse qui ne regarde pas le client, etc.
« Nous savons que Georges Plassat est capable d’avoir une vraie vision stratégique mais aussi d’être intransigeant sur l’exécution. Il a même ce côté malin des distributeurs qui peut aller jusqu’à mettre en fond de rayon des produits achetés en promotion, pour gagner un peu de marge », constate un proche du conseil. La différence avec Lars Olofsson, l’actuel PDG sur le départ, ancien numéro deux de Nestlé, qui voyait les choses par le haut, en bon industriel, et visitait peu les magasins, est patente...
Le nouveau directeur général de l’enseigne, appelé à en devenir PDG en juin prochain, aura pour tâche de relancer un groupe en pleine crise existentielle, affaibli par les performances médiocres de ses hypermarchés français.
Mais pour relancer le groupe de distribution, il conviendra également de remotiver un personnel (470.000 personnes), du chef de rayon au patron de branche en passant par les directeurs de magasin, déboussolés par le mouvement de centralisation initié par son prédécesseur. « Lorsque j’étais directeur d’hyper, je commençais ma journée à 5 heures du matin et je la terminais à 21 heures. Parce que j’étais autonome et responsable de mon "bouclard" », raconte un ancien dirigeant de Carrefour hypermarchés. « Il y a eu une hémorragie chez les cadres et on ne sait pas s’il n’est pas trop tard pour faire repartir de l’avant ceux qui restent, surtout dans un contexte économique tendu avec une tension sur les salaires, l’intéressement et la participation autrefois généreux », s’interroge un autre ancien.
De ce point de vue aussi, il peut y avoir un effet Plassat. Né à Bollène, dans le Vaucluse, c’est un homme du Sud : parlant sans langue de bois et maniant l’ironie en permanence (dans ce registre on le compare volontiers à François Hollande), fidèle à ceux à qui il accorde sa confiance et s’accordant tous les jours une pause rigolade, le personnage est charismatique. Un proche estime que, sitôt arrivé chez Carrefour, il commencera par écouter les employés, « pour faire en sorte que les salariés se réapproprient le projet d’entreprise ». « C’est un séducteur », résume Lionel Zinsou. Xavier Fontanet, ancien patron d’Essilor, dirigeait la société de restauration collective Eurest lorsque Georges Plassat y débuta comme vendeur, à Paris. Il se souvient de quelqu’un « qui a laissé un excellent souvenir et avait dans l’entreprise des amis fidèles ». « Il frappait par sa capacité de jugement et son sens du concret », ajoute-t-il. Le sens du concret : une qualité qui plaira chez Carrefour. L’ex-président de Vivarte est aussi un vrai« commerçant », capable de donner un avis sur une collection de mode ou de goûter un produit.
Mais le méridional est aussi ombrageux et n’hésite pas, à l’occasion, à « casser » un collaborateur en public. Une dureté qui pourrait assez vite s’exercer chez Carrefour : « Les hypers versaient traditionnellement 1,5 % de leur chiffre aux structures centrales ; ce taux est aujourd’hui de 3,5 %, 3,5 % sur 90 milliards d’euros de chiffre d’affaires », déplore un ex-cadre dirigeant, qui ne voit pas comment le nouveau siège de Massy pourrait échapper à une purge.
Réputé excellent manager - il a à la fois relancé Casino, distributeur vieillissant dont il a modernisé les marques propres, revitalisé les supermarchés de proximité, initié le développement international en Pologne et en Argentine, et fait de Vivarte, l’antique Groupe André, une galaxie d’enseignes à la mode générant 14 % de cash-flow -, Georges Plassat n’a, en revanche, pas toujours bien appréhendé les enjeux capitalistiques des groupes qu’il a dirigés. Son premier passage chez Vivarte se solde en 2003 par une éjection, à la demande de l’actionnaire activiste Guy Wiser Pratte. « Challenges » raconte parfaitement comment le financier et son associé, Nathaniel de Rothschild, ont eu l’impression « de se faire avoir » par celui qui« refusait de valoriser l’affaire ».
En 1997 déjà, Georges Plassat avait dû quitter Casino avec fracas. Malgré toute l’affection que lui portait Antoine Guichard. « Antoine Guichard l’appréciait énormément et le guidait merveilleusement bien », se souvient Xavier Fontanet. A l’époque, Casino discute avec Promodès, en vain. Convaincu qu’il faut créer un groupe puissant et multiformat, Georges Plassat prend langue avec Gérard Mulliez, le fondateur d’Auchan. Le schéma est idéal : Casino c’est le sud de la France et l’Amérique, Auchan le Nord et la Pologne aussi. Mais le nouvel actionnaire de référence, Jean-Charles Naouri (qui ne veut pas se laisser diluer), et Antoine Guichard ne l’entendent pas ainsi. L’histoire prouvera que Jean-Charles Naouri que certains prenaient pour un simple financier avait à coeur de devenir un vrai distributeur...
Georges Plassat voudra-t-il encore occuper toute la place chez Carrefour ? Sa participation (10 % ) dans Vivarte et les bonus obtenus avec les deux LBO, le tout évalué à 100 millions d’euros, comme l’urgence du redressement de Carrefour, donnent au séducteur de Bollène une grande liberté d’action. Le personnel, orphelin des fondateurs, les Fournier et les Defforey, et du dernier grand actionnaire familial, Paul-Louis Halley, décédé dans un accident d’avion, ne sera pas hostile à un dirigeant qui prendrait les allures d’un refondateur. Quant à Bernard Arnault et Sébastien Bazin, le patron de Colony Capital, qui ont été poussés au premier rang des actionnaires par la dispersion des héritiers Halley, ils pourraient avoir intérêt à retourner dans l’ombre des investisseurs.« Une chose est sûre, dit un cadre en poste chez Carrefour, c’est que la première tâche du nouveau PDG sera de redéfinir les métiers de l’hypermarché et de redonner une fonction au format. L’époque où l’hyper pouvait se contenter d’écraser les prix grâce à son faible niveau de coûts fixes est révolue. » George Plassat prend ses nouveaux quartiers quelques jours avant Pâques, mais il faudra attendre plus que trois jours pour espérer célébrer la résurrection de Carrefour. Les premiers signes de l’éventuelle renaissance n’apparaîtront pas avant Noël.
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Coop Atlantique veut rompre son
partenariat avec Carrefour |
07 avril
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Depuis le passage de Coop Atlantique de Carrefour vers Système U, initié en janvier 2012, on se doutait que le cas CarCoop allait finir par poser problème. Difficile, en effet, d’imaginer que des groupes séparés dans leurs activités quotidiennes continuent de s’entendre sereinement au sein de CarCoop, société détenue à parité, qui exploite six hypermarchés Carrefour dans le Nord et le Centre-est de la France. |
Selon nos informations, à la demande de Coop Atlantique, qui souhaite se désengager de ce partenariat, une procédure d’arbitrage a été lancée pour trouver une
solution de sortie. Le pacte d’actionnaires prévoit un partage de trois hypermarchés pour chacun des partenaires, avec la primeur du choix initial pour celui «subissant» la demande de rupture :
Carrefour en l’occurrence.
Pour compenser ensuite le déséquilibre né de ce choix, le groupe recevant les trois moins bons hypers – Coop Atlantique donc – bénéficierait d’une soulte, permettant de compenser l’excédent de
valeur reçu par Carrefour. Les six hypermarchés concernés sont installés à Denain, Saint-Pol-sur-Mer et Flers-en-Escrebieux (Nord), à Liévin (Pas-de-Calais), Bourg-en-Bresse (Ain) et Moulins
(Allier). Ces hypers étant situés loin des bases de Coop Atlantique, en Charente-Maritime, on peut imaginer qu’une fois la procédure arrivée à son terme, la coopérative veuille ensuite vendre les
trois hypermarchés obtenus. Et, dans un tel cas, son partenaire Système U paraîtrait pleinement cohérent pour se porter acquéreur.
Carrefour n'a pas souhaité commenter l'information et Coop Atlantique n'était pas joignable au moment ou nous écrivions ces lignes.
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Leclerc déclare la guerre des prix à Carrefour |
07 avril
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Pris d’assaut dès les premières heures de la matinée, le centre commercial des Quatre-Chênes a ouvert ses portes au public hier à Pontault-Combault. Situé en bordure de N4, à la lisière du Val-de-Marne, il accueille une douzaine d’enseignes. |
Mais sa véritable locomotive, c’est un hypermarché Leclerc qui concentre 400 des 700 emplois créés sur ce site.
Le moins cher n’est pas toujours le même !
Un pavé de 20 000 m2 lancé dans la mare de Carrefour, qui dominait dans le secteur. La marque dispose d’un hypermarché à Ormesson (94), à deux kilomètres de là, et surtout, à Pontault-Combault,
d’un des plus grands Carrefour de France, à quelques centaines de mètres du nouveau Leclerc.
Chez Carrefour, on réagit
« Quand on a présenté le projet il y a douze ans, on nous a dit : Enfin quelqu’un qui vient s’installer dans la vallée des Carrefour », assure Daniel Chauvin, le promoteur du centre. Le but
affiché de l’implantation est de faire baisser les prix dans un secteur que le magazine « Que choisir » a identifié comme l’un des plus chers de France. C’est une véritable guerre des prix qu’a
promis Michel-Edouard Leclerc lors de l’inauguration, mercredi soir : « Ça va castagner un peu ces jours-ci, a tonné le patron du groupe. Je veux pas faire du Mélenchon, mais il y en a qui se
gavaient ici. Il y avait des écarts de prix colossaux avec des magasins de la même enseigne. Leclerc arrive, nous allons faire baisser les prix. »
Chez Carrefour, on se refuse à commenter « les agissements de la concurrence » mais on réagit. Depuis quelques jours, les 2 magasins d’Ormesson et de Pontault-Combault garantissent, à grand
renfort de publicité, les prix les plus bas sur 1 500 produits.
Une bataille que les consommateurs attendaient, comme Jacky, venu à l’ouverture du Leclerc. « On compare les prix, explique cet habitant de Gretz. On espère que la concurrence va tout tirer vers
le bas. » « Nous étions entourés par deux Carrefour et les prix étaient élevés, confirme Myriam, de La Queue-en-Brie (94). L’arrivée de Leclerc fait donc du bien aux prix, même s’ils y gagnent
quand même. »
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De l’honnêteté ! |
05 avril
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Michel ENGUELZ a interpellé la direction sur une circulaire du 26 mars 2012 envoyé et signé par Monsieur OLOFSSON et pour preuve il en fait lecture |
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FO dénonce l’opacité du mode d’action de la direction Carrefour qui met en place un gel des embauches sans informer les partenaires sociaux via une circulaire. De
la même façon nous apprenons que certaines directions de magasin pratiquent des suppressions de poste.
FO estime à minima que la direction n’informe pas honnêtement sur ses projets, si ce n’est qu’elle cache volontairement ces projets aux partenaires sociaux.
Le syndicat FORCE OUVRIERE exige une information honnête et sincère des membres du C.C.E Carrefour Hypermarchés S.A.S sur sa stratégie en matière d’emplois dans l’entreprise Carrefour pour
l’année 2012 et à venir.
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Gel des embauches dans les sièges de Carrefour France |
04 avril
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Le 26 mars 2012, lars olfsson a donné ses dernières consignes via une note destinée à l'ensemble des Directeurs. Dernière décision de Mr Olofsson ou première
directive de Mr Plassat ? Comme certains l'ont évoqué dans la presse l’arrivée de Mr Plassat "c’est le retour du pragmatisme, de la priorité des magasins sur le siège social"… Une réalité qui se dessine ! |
Sous couvert du contexte économique, il a été décidé que les embauches au sein de tous les sièges en France seront gelées à compter de ce jour et jusqu'a nouvel ordre.
Seuls les recrutements en magasins seront maintenus selon la procédure habituelle en vigueur.
Les postes en sièges devront impérativement être pourvus en interne. Le recrutement externe ne sera envisagé qu'en cas exceptionnel et après recherche infructueuse d'un candidat interne
Ce gel des embauches ne doit en aucun cas s'accompagner d'une recrudescence au recours à des prestataires de service, intérimaires ou consultants.
Les membres FO des sièges se réuniront prochainement pour faire le bilan de la situation et de ses conséquences.
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| CHSCT: REVIREMENT DE JURISPRUDENCE |
03 avril
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Les membres du CHS-CT sont désignés par un collège constitué par les membres élus du comité d’entreprise et les délégués du personnel (art. L.4613-1 du Code du travail). Ce collège désignatif peut décider d’organiser deux scrutins séparés: l’un pour élire les représentants des salariés appartenant au personnel de maîtrise ou d’encadrement, l’autre pour élire les représentants des autres catégories de salariés. |
Jusqu’à maintenant, la Cour de cassation considérait que l’organisation de deux scrutins séparés nécessitait un accord unanime des mem-bres du collège désignatif
(Cass. soc., 29 octobre 2010, n°10-60067; Cass. soc., 26 janvier 1999, n°97-60511). Par une décision du 29 février 2012 – vouée à une large publicité puisqu’elle figurera tant au rapport annuel
qu’au bulletin –, la Cour de cassation juge désormais que cette possibilité d’organiser deux scrutins séparés n’est plus subordonnée à un accord unanime (Cass. soc., 29 février 2012, n°11-11410,
PBR).
Dans cette affaire, l’élection des membres du CHS-CT avait été organisée en deux scrutins séparés dont l’un destiné à élire le représentant des cadres. Or un membre du collège désignatif s’était
opposé à l’organisation de deux scrutins séparés. Le tribunal d’Aix-en-Provence, saisi, avait refusé d’annuler les élections au CHS-CT au motif que l’irrégularité n’avait pas eu d’influence sur
le résultat du vote. Se fondant sur la position classique de la Cour de cassation, exigeant l’unanimité pour l’organisation de deux scrutins séparés, un syndicat forma alors un pourvoi en
cassation.
La Cour de cassation avait rejeté le pourvoi, relevant «qu’aucune disposition lé-gale ne s’oppose à ce que le collège spécial unique procède à la désignation des membres du CHS-CT par deux
scrutins séparés, dont l’un est destiné à l’élection du ou des salariés appartenant au personnel de maîtrise ou d’encadrement, conformément à l’article L. 4613-1 du Code du travail». Elle ne fait
plus référence à une condition d’unanimité pour l’organisation de deux scrutins séparés, une majorité simple étant suffisante.
Il convient de noter, à titre de parenthèse, que tous les membres du collège désignatif, peu important leur catégorie d’origine, doivent voter lors de chaque scrutin (Cass. soc., 30 octobre 2001,
n°00-60230).
| Market de Quiévrechain, l'indignation face au « travailler plus » |
02 avril
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Les clients du magasin Carrefour Market de Quiévrechain ont été accueillis hier matin par le syndicat FO qui distribuait des tracts faisant part de l'indignation face à l'ouverture sept jours sur sept à partir d'aujourd'hui. Si légalement, ils ne peuvent rien faire, les salariés ne voulaient pas valider sans réagir. |
Ce 2 avril 2012 marque un tournant dans la vie des salariés du Carrefour Market de Quiévrechain : à compter de ce jour, le magasin ouvrira tous les lundis. Sept
jours sur sept donc, puisque depuis des années, il est possible de faire ses courses le dimanche matin.
« C'est désormais obligatoire puisqu'une décision de justice a été rendue dans le Pas-de-Calais qui donne raison à notre employeur, précise Pascal Péru, délégué national FO. Nous sommes en colère
pour plusieurs raisons, à commencer par l'absence de majoration des heures. Et puis, avoir une journée fixe de repos dans la semaine, cela permet de prendre des rendez-vous chez le médecin par
exemple. À présent, on obtiendra une journée selon le bon vouloir de la direction du magasin. »
Depuis quelques années, plusieurs enseignes ont entrepris d'ouvrir du lundi au dimanche matin, ce qui était à une époque proprement illégal. Mais les choses évoluant, les procédures se
multipliant à l'encontre des groupes contrevenants, tout a été remis à plat. C'est ainsi qu'il y a peu, une décision de justice a donné raison à Carrefour, ouvrant la possibilité d'ouvrir des
moyennes surfaces de vente chaque jour de la semaine.
Dans la région, sept Carrefour Market sont concernés par l'ouverture sept jours sur sept. La mobilisation n'est pas toujours au rendez-vous même si tous les syndicats ont fait part de leur
désapprobation. D'autant que le rythme de travail très variable des caissières, qui émargent en moyenne à 600 E par mois, n'est déjà pas facile. « Ne pas travailler le lundi, en plus du dimanche
complet ou au moins de l'après-midi, cela nous faisait comme un week-end décalé, donc un vrai repos », souligne l'une d'elles. « Et puis, avec ce nouveau fonctionnement, on "perd" les jours
fériés. L'inventaire se fera magasin ouvert, on aura donc un manque à gagner de trois jours », ajoute une autre. « Jusqu'à présent, travailler le dimanche, c'était 10 % de salaire en plus. On
passe à 20, très bien, mais nos managers, quand c'est leur tour, touchent une prime de 50 E ! », s'enflamme une autre.
« Notre direction, ici, ne doit pas prendre notre réaction pour elle spécifiquement, c'est sur le principe, sur une application qui se fait sur le plan national, que nous réagissons, indique
Sabine Lanois, déléguée du personnel et représentante syndicale FO à Quiévrechain. Mais même si la décision est prise, nous, on tenait à montrer qu'on est contre ».
Le distributeur Carrefour et l'ancien directeur de son supermarché d'Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne) ont été jugés jeudi devant le tribunal de grande instance de Créteil pour entrave au fonctionnement du comité d'entreprise du magasin en 2007 et 2008.
Le tribunal rendra sa décision le 31 mai.
A l'origine des poursuites, un comité d'établissement au fonctionnement bloqué, car composé à égalité d'élus de la CFDT, qui avait pourtant reçu la majorité des voix du personnel, et FO, dont une représentante a accédé au poste de secrétaire du CE.
Le directeur du magasin, de fait président du comité, s'est donc retrouvé dans une position d'arbitre lors de réunions particulièrement houleuses, où l'on s'échange des noms d'oiseaux et l'on en vient presque aux mains, selon les comptes rendus lus lors de l'audience.
"A la lecture du dossier, l'impression que j'ai, c'est qu'il y a un comportement particulièrement pesant de la secrétaire et que le président du comité soit ne veut pas trancher, soit prend parti pour la secrétaire, selon la thèse de l'accusation", a résumé le président Philippe Michel.
Le procureur a expliqué poursuivre Eric Barbarant, qui n'était pas présent à l'audience, parce qu'en tant que président du comité d'établissement, il était "le garant du fonctionnement" de cet organe. Il a requis des amendes de 15.000 euros pour Carrefour Hypermarchés et de 3.000 euros pour le responsable.
Outre le fonctionnement du CE, le responsable et la chaîne étaient jugés pour discrimination syndicale (au détriment de la CFDT), ainsi que pour entrave à la libre circulation des représentant syndicaux et du personnel dans le magasin.
"En qualité de président du comité d'établissement, il avait pour devoir absolu de veiller au respect des décisions prises par le comité et (...) en qualité d'employeur, il avait des obligations qu'il n'a pas remplies", a estimé Me Catherine Tarbouriech, l'avocate de la CFDT, qui s'est portée partie civile.
"On reproche à mon client une certaine neutralité", a martelé l'avocate des prévenus, Me Laurence Urbani-Schwartz.
"Il a choisi de faire preuve d'impartialité. On lui fera payer pendant tout son mandat de ne pas avoir pris fait et cause pour la CFDT", a-t-elle estimé.
La CGT s'est également portée partie civile.
LeParisien.fr évoque la situation la querelle au sein du Carrefour Hypermarché jugée au tribunal Créteil
Selon un article présenté dans paris.maville.com le 22 mars 2012, à partir d’une source AFP : « Le distributeur Carrefour et l’ancien directeur de son supermarché d’Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne) ont été
jugés jeudi devant le tribunal de grande instance de Créteil pour entrave au fonctionnement du comité d’entreprise du magasin en 2007 et 2008. Le tribunal rendra sa décision le 31 mai.
A l’origine des poursuites, un comité d’établissement au fonctionnement bloqué, car composé à égalité d’élus de la CFDT, qui avait pourtant reçu la majorité des voix du personnel, et FO, dont une
représentante a accédé au poste de secrétaire du CE.
Le directeur du magasin, de fait président du comité, s’est donc retrouvé dans une position d’arbitre lors de réunions particulièrement houleuses, où l’on s’échange des noms d’oiseaux et l’on en
vient presque aux mains, selon les comptes rendus lus lors de l’audience.
« A la lecture du dossier, l’impression que j’ai, c’est qu’il y a un comportement particulièrement pesant de la secrétaire et que le président du comité soit ne veut pas trancher, soit prend
parti pour la secrétaire, selon la thèse de l’accusation », a résumé le président Philippe Michel. […] »
La saison des amendes pour Carrefour
Le procureur a requis des amendes de 15.000 euros pour Carrefour Hypermarchés et de 3.000 euros pour le responsable du CE : Eric Barbarant. Ce directeur, aujourd’hui, dirige
le magasin de Chartres.
La saison des amendes pour Carrefour
Outre le fonctionnement du CE, le responsable et la chaîne étaient jugés pour discrimination syndicale (au détriment de la CFDT), ainsi que pour entrave à la libre circulation des représentant
syndicaux et du personnel dans le magasin. Une sorte d’offensive du syndicat que l’on retrouve dans d’autres dossiers actuellement.
Savoir gérer un départ professionnel concerne également les dirigeants des entreprises du CAC40, dont les carrières sont parfois marquées par des moments de rupture souhaités, ou subis… Un ouvrage aux Editions Dunod, disponible en librairie le jour même de la fin d’activité attendue de Lars Olofsson, viendra sans doute trop tard pour affiner le départ de celui qui devrait être alors l’ancien dirigeant de Carrefour.
Les « raisons » de la colère
De source officielle : « M. Lars Olofsson a fait part au Conseil d’Administration du 29 janvier 2012 de son souhait de ne pas demander le renouvellement de son mandat et ainsi de ses fonctions de
Président-Directeur Général lors de la prochaine Assemblée Générale de Carrefour qui se tiendra le 18 juin 2012. » Un faible propos dont nous attendons de mieux cerner le fin mot de l’histoire.
L’auteur, Rosa Rossignol, vise par cet écrit à accompagner les salariés sortants à l’aide d’un parcours structuré en plusieurs étapes – à l’image d’un parcours d’intégration – permettant de minimiser les effets négatifs qui peuvent suivre l’annonce d’un départ.
En librairie le 18 avril 2012 – Prix : 16,00 €
L’agence Neolane vient de diffuser un
nouveau site pour Carrefour. Présente-t-il une remise en cause de la consommation ? Une volonté d’encrer l’enseigne dans un consumérisme moderne ? Non, ne rêvez pas…
Cette agence qui intervient également pour Auchan, Nespresso, Accor… propose l’hébergement d’un site révolutionnaire pour le moins. Que peut-on y retrouver ? Deux lignes de produits de maquillage
pour obtenir : la valeur ajoutée du rêve… Non ! Oh esprits des fondateurs, ne vous soulevez pas pour châtier ces infidèles à l’esprit de l’enseigne. Espérez
simplement que cet esprit ne soit pas définitivement mort… et soutenez-nous encore pour qu’il puisse reprendre ses droits à la tête de Carrefour…
Carrefour fait-il de la cosmétique pour ses propres chiffres ?
C’est vrai que l’on n’attendait pas Carrefour pour faire copier-coller les stratégies des producteurs de bâtons de rouge à lèvre… On savait que Lars Olofsson appréciait le café et les produits agricoles, les producteurs d’électroménager, qu’il avait mis en avant les produits de beauté au sein de Carrefour Planet mais de là à mettre en oeuvre une ligne de maquillage
signée par Carrefour en période de marasme économique et de la perte de 1,3 millions de clients depuis 2009… une seule chose à dire : chapeau l’artiste ! Lui qui est encore pris en flagrant délit
d’incohérence et qui aura été un temps le chef de la plus grande armée commerçante d’Europe mais qui n’aura jamais distingué la différence entre marque-enseigne et marque-produit.
Deux lignes de maquillage en tout cas sont développées, que des sites spécialisés viendront commenter (www.beaute-test.com) :
PRO’S : Easy maquillée
On peut lire sur le site : « Manucure minute, teint réveillé, coup d’éclat dans le regard… et hop, c’est parti ! Les femmes ont envie d’une ligne de
maquillage qui les comprenne, conçue par des vrais professionnels de l’esthétique, recommandés par des Make Up artists – qui savent qu’on n’a pas 2 heures chaque matin pour se faire belle, et
qu’on n’aime pas ressembler à des tartines. Textures à l’application rapide, couleurs « nude » qui flattent tous les teints… c’est chic, c’est facile à vivre, c’est naturel, c’est Pro’s : la
ligne de maquillage qui nous embellit sans souci ! » [sic !] source
Un développement de produits présents sur les
Carrefour Market et autres Carrefour que viendra compléter d’autres gammes, pour le visage, le corps, les cheveux, le solaire, notamment en mai 2012…
Pro’s Couture : Gamme sophistiquée
« Opération glamour, regard assassin, lèvres ravageuses… Sortez le grand jeu ! Des rouges kiss-appeal, des cils de 2 kilomètres, un teint diamond-like qui va faire de vous la reine des
dancefloors… Là, les Pro’s ont mis double dose de féminité dans leurs formules ! Ce maquillage séduction, c’est Pro’s Couture : volé sur les catwalk, il vous est recommandé par les Make Up
Artists… mais seulement si vous voulez faire tomber les hommes ! » [sic ! sic ! sic ! pour cette version pourtant française] source
C’est vrai que cette stratégie aura fait tomber beaucoup d’hommes et quelques milliers d’emplois, qui eux seront sortis par la petite porte.
Carrefour Les cosmétiques s’adjoint un compte Facebook ‘beaute cosmetique carrefour’
On aura également noté l’inévitable stratégie complémentaire de visibilité par adjonction d’un site Facebook pour l’occasion. On le retrouvera sur www.facebook.com/beaute.cosmetique.carrefour. Nous ne pouvions pas ne pas penser en voyant
le visuel du site à cette idée de nouveauté nécessaire pour l’enseigne, qui, nous l’espérons, ne sera pas cosmétique celle-là…
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Carrefour : « Parce que vous le valez bien »
Nestlé ou l’entente cordiale depuis tant d’années avec L’Oréal… Liliane Bettencourt, née Schueller, est propriétaire, avec sa famille, de 30,8% du groupe de cosmétiques ; dont elle détient en
direct l’usufruit d’un peu plus de 12 % de L’Oréal, 18% étant par ailleurs logés dans la holding Tethys. Nestlé est par ailleurs directement actionnaire de L’Oréal depuis 2004 (aujourd’hui à
hauteur de 29,8%). Lars Olofsson, « ancien » de Nestlé, aura finalement bien travaillé pour imposer ces stratégies de marques juste avant la prise de fonctions de Georges Plassat. [source]
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Justice : entretien des tenues de travail
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Une tenue de travail imposée
doit être entretenue par l’employeur Ce qu’il faut retenir : Tous les frais supportés par le salarié pour l’exercice de son activité professionnelle doivent être... |
Cette fois, c’est le juge suprême qui épingle Carrefour pour avoir inclus le temps de pause dans le calcul du salaire mensuel. Dans un arrêt du 21 mars, la chambre sociale de la cour de Cassation confirme que les 31 salariés du Carcoop de Moulins, dans l’Allier, n’auraient pas dû voir leur temps de pause intégré dans leur salaire. La direction de Carrefour a « pris acte » de cette décision, tout en rappelant que des décisions de justice par le passé lui avaient donné raison dans le sens inverse. Selon la convention collective de la grande distribution, les salariés ont droit toutes les heures à trois minutes de pause, rémunérées à hauteur de 5% du temps travaillé : 35 heures doivent être payées 36 heures trois quarts. L’arrêt de la cour de Cassation représente une victoire pour la CGT. « Il a fallu près de 7 années de batailles durant lesquelles la CGT n’a cessé de rappeler ce principe à Carrefour pour que la cour de Cassation ait, enfin, à se prononcer », écrit le syndicat dans un communiqué.
Ce soir Georges Plassat va sans doute savourer son dernier week-end de relative tranquillité. Lundi 2 avril, en effet, l’ex-patron de Vivarte, de Carrefour Espagne ou encore de Casino, qui a démontré tout au long de sa carrière ses qualités de manager mais aussi de redresseur d’entreprise, prend officiellement la direction générale… déléguée (le qualificatif est certainement de trop !) d’un numéro deux mondial de la distribution qui semble à la dérive. Et c’est peu dire que cette arrivée au siège du groupe Carrefour, à Boulogne-Billancourt, est attendue.
Les troupes ont le moral dans les chaussettes. Les cadres – ceux qui sont restés du moins - sont en quête d’un cap clair et de priorités après avoir été essorés par une juxtaposition de réformes complexes et parfois coûteuses : nouveau système d’information, nouvelle organisation des hypers, chasse aux dépenses, nouveau concept… Or, Georges Plassat, du haut de ses 63 ans, est auréolé d’une réputation de manager charismatique au caractère plus que bien trempé. Il a évidemment profité des deux mois de latence entre l’annonce de sa nomination et son arrivée officielle pour consulter, visiter et rencontrer tous azimuts. Se faire une idée, ébaucher des pistes, identifier des hommes pour un projet dont on ne sait rien ou presque. On l’aurait vu, par exemple, visitant ses futures filiales en Amérique latine. Il aurait aussi manifesté son étonnement devant le nombre de personnes employées au siège - « Il y a du monde ici » - ou devant le nombre d’acheteurs de chocolat, « 30 ! Un par parfum ? ».
Nul besoin d’être grand clerc pour penser que la simplification des organisations, une plus grande autonomie des filiales et un choix entre les pays émergents les plus porteurs pour l’avenir et les autres… feront partie de ses priorités. Car, partout ou presque, Carrefour ne fait plus partie des « best in class » de son secteur. En Chine, il est devancé par Sun Art, au Brésil par Grupo Pao de Azucar, en Argentine par Cencosud, en Colombie par Exito, en Espagne par Mercadona et… en France… par Leclerc, Auchan et tous les groupes d’indépendants. La France, où pour la première fois de son histoire le vaisseau amiral du groupe, la branche hypermarchés, a perdu de l’argent en 2011 (près de 200 millions d’euros d’Ebit, selon nos informations) et où ce sont les supermarchés et surtout la proximité – merci la convergence voulue en son temps par José Luis Duran ! - qui sauvent la patrie.
Bref, la tâche sera très rude. Elle passera d’abord et avant tout par un redressement de la France auquel s’emploie déjà depuis plusieurs mois un Noël Prioux, dont le bon sens commerçant allié au pragmatisme, à l’énergie et au leadership de Georges Plassat devraient faire merveille. Il faut le souhaiter en tout cas, car voir couler un aussi beau navire que Carrefour avec ses presque 500 000 salariés, ses 10 000 magasins et qui reste un fleuron de la distribution française et mondiale serait plus que regrettable. Pour tout cela, on ne peut que vous souhaiter bonne chance et bon courage, Mr Plassat.
Jérôme Parigi
Selon le syndicat, deux salariés ont tenté de mettre fin à leurs jours ces jours-ci. "L'un à Saint-Jean-de-Védas, dans l'Hérault, face au harcèlement répété de son supérieur hiérarchique et après une énième lettre de convocation à un entretien préalable de licenciement s'est ouvert les veines dans les toilettes du magasin". La CGT poursuit : "l'autre a tenté de sauter du toit du magasin le 29 mars à Meylan dans l'Isère". "Il avait eu l'audace de se porter candidat sur une liste CGT à des élections de délégué du personnel". Deux syndicats, la CGT et la CFDT, ont dénoncé "la politique d'entreprise déshumanisante" de Carrefour lors d'une réunion avec la direction jeudi dernier.Georges Plassat prendra officiellement ses fonctions comme pdg de l'entreprise lundi prochain 2 avril.
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FO CARREFOUR
ANNECY
134 AVENUE
DE GENEVE
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L'EQUIPE FO CARREFOUR ANNECY
DELEGUE SYNDICALE
LEONARD BORDIGNON
ELUS EN COMITE ENTREPRISE(CE)
JACQUES BERTHELIER(titulaire)
YOHAN GUILLERMIN(suppleant)
ELUS DELEGUE DU PERSONNEL(DP)
LEONARD BORDIGNON(titulaire)
ABEL AWLISHIE(suppleant)
NOMME AU COMITE HYGIENE
ET SECURITE ET DES CONDITIONS
DE TRAVAIL(CHSCT)
DANIEL VERCIN(CHSCT)(NOMME)
REPRESENTANT SYNDICALE AU COMITE ENTREPRISE(CE)
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REPRESENTANT SYNDICALE AU CHSCT
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Ventes T1 2012 en hausse de 1,5% à 22,5Md€ Résistance des ventes alimentaires, faiblesse persistante des dépenses non-alimentaires |
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