Carrefour, un silence assourdissant!
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Selon une déclaration de l'Autorité des marchés financiers (AMF), la banque détient plus de 5% du capital du groupe Carrefour
et 6,76% des parts, et ce depuis le 21 mars. La Société générale détient également 5,86% des droits de vote, après avoir acquis toutes ces actions sur le marché dans le
cadre de ses activités de trading. Les deux actionnaires de référence restent toujours le fonds Colony Capital et l'homme d'affaires Bernard Arnault.
(Boursier.com) -- LSA a obtenu les résultats des hypermarchés de Carrefour en France, un bilan qui "cache des bizarreries très révélatrices des maux de Carrefour aujourd'hui", selon la publication spécialisée. D'abord, aucun "Planet" ne figure dans le "Top 10" en termes de résultats, ce qui peut s'expliquer par les surcoûts engendrés par la transformation des magasins (4 à 6 ME par unité, selon un proche du dossier cité par LSA). Ensuite, les plus gros hypers souffrent, puisque seuls deux des plus grands magasins de l'enseigne en terme de chiffre d'affaires sont aussi dans le palmarès de la rentabilité. "Le classement confirme aussi les difficultés du modèle des grands hypers. Car ce sont surtout des poids moyens qui s'y distinguent", poursuit la publication, mettant cela sur le compte de la forte proportion d'alimentaire dans les structures plus petites, segment qui a moins souffert que le non-alimentaire dernièrement.
Plus globalement, LSA a obtenu des informations selon lesquelles "plus de la moitié des hypers Carrefour en France a perdu de l'argent en 2011" (l'enseigne en comptait 232 selon son rapport annuel fraîchement publié), alors qu'ils n'étaient que 30 en 2009. Pour la première fois, la branche dans son ensemble a accusé de lourdes pertes, a également appris LSA.
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Belgique : Les travailleurs de Logistics Nivelles en colère |
29 mars
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Ils ont passé toute la nuit devant la grille de l’entreprise, empêchant toute entrée ou sortie de camions. Logistics est le fournisseur attitré des magasins Carrefour à Bruxelles et en Wallonie. Près de 600 personnes y travaillent. |
La raison de la grogne : c'est que la direction ne respecte apparemment plus les conventions collectives de travail. Conséquences : à l'appel de la CNE et de la
CSC, syndicats largement majoritaire chez Logistics, le personnel est sorti mercredi matin à 10H00. Depuis, plus aucun camion ne sort ou n'entre sur le site. "A chaque fois qu’on demande au
directeur des RH de résoudre un problème, il s’entête à ne pas répondre. De plus, malgré les accords pris en réunion, jamais ils ne sont mis en pratique sur le terrain, déclare Sergio Cubeddu
(délégué principal CNE)."
La grève s'est poursuivie cette nuit et ce jeudi matin, les camions qui arrivent sur place sont bloqués. Soit ils retournent soit ils attendent que la situation se débloque.
Des répercussions sur les livraisons ?
C’est évidemment la question que se poseront aujourd’hui et demain les clients de Carrefour. Des conséquences négatives, on s’en doute, c’est l’objectif recherché par les travailleurs et leur
organisation. Histoire de faire pression sur la direction. Pourtant, cette dernière dit avoir suffisamment de stocks pour remplir ses rayons. Et ne redoute pas plus que cela l’action en
cours.
Côté syndicat, on estime la chose différemment, notamment en ce qui concerne l’approvisionnement des produits frais. "Tous les produits frais risquent de manquer rapidement (…) Si, samedi, vous
ne trouvez plus de légumes dans les rayons, pensez à nous !"
Une réunion de conciliation doit avoir lieu ce jeudi matin au SPF emploi.
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Les murs de Carrefour intéressent Unibail-Rodamco |
28 mars
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Guillaume Poitrinal, président du directoire d'Unibail-Rodamco, se dit intéressé par la reprise de locaux que Carrefour pourrait libérer. Objectif : faire
davantage de place aux restaurants dans ses centres commerciaux. |
Unibail-Rodamco fera feu de tout bois. A la tête de 74 centres commerciaux en Europe, la société foncière présidée par Guillaume Poitrinal cherche, par tous les
moyens, à mieux valoriser ses actifs. Dernière initiative en date : le lancement d'un label 4 étoiles destiné à ses centres commerciaux. Inspiré des établissements hôteliers, ce label certifié
par la SGS vient d'être attribué à Carré-Sénart, centre commercial ouvert il y a 10 ans à Lieusaint (Seine-et-Marne) en région parisienne. Il sera prochainement accordé à Lyon-Confluence, centre
de 100 boutiques que Unibail-Rodamco ouvrira le 4 avril, avant d'être décliné à Rivetoile (Strasbourg), Parquesur (Madrid) et Arkadia (Varsovie). En tout, 51 de ses 74 centres commerciaux sont
éligibles à ce label qui améliore grandement le confort de shopping. « Vingt-un seront labellisés d'ici à la fin 2012 », précise Christophe Cuvillier, directeur exécutif des opérations de
Unibail-Rodamco.
Apple, Forever 21 et Hollister sont prêts à tout
A Carré-Sénart, dans ce centre que 15 millions de personnes fréquentent chaque année, les iPad en accès libre devant des
fauteuils club, le wifi illimité et gratuit et les toilettes équipées de coiffeuses ou de tables à langer doivent fidéliser la clientèle et l'inciter à venir acheter dans les 136 boutiques plutôt
que sur le Net. Une montée en gamme qu' Unibail-Rodamco devrait vanter à ses enseignes lors du renouvellement de leurs baux.
En 2011, à périmètre constant, les loyers net de la foncière aux 26 milliards d'euros d'actifs ont augmenté de 4,6%. Et, lors du renouvellement ou de la relocation de surface, Unibail-Rodamco a
réussi à trouver preneur sur des baux aux loyers de 19,4% supérieurs à ceux du précédent locataire ! Autant dire que Unibail-Rodamco a tout intérêt à faire dans les 4 étoiles et, dans ses centres
commerciaux, à trouver de nouvelles surfaces pour caser - au prix fort - les Apple Stores, Hollister, Forever 21 et autres Kiko prêts à tout pour s'installer dans le paysage commercial
français.
Les libraires disparaissent
Mais où trouver ces mètres carrés ? Guillaume Poitrinal a sa petite idée. La dématérialisation de certains marchés lui facilitera la tâche. Elle
oblige plusieurs spécialistes à abandonner certains rayons. Exemple : Virgin, enseigne connue pour ses megastores, réduit ses surfaces à un concept de 800 m² où les rayons CD sont portion
congrue. Ses rayons livres devraient suivre la même tendance. « Dans certains pays, il n'y a plus de librairies dans les centres commerciaux », note Guillaume Poitrinal qui, ironie de l'histoire,
s'apprête à publier un livre « sur le temps » chez Grasset.
Le restaurant à côté du cinéma fait un tabac
Unibail-Rodamco lorgne aussi sur les surfaces que les hypermarchés Carrefour pourraient libérer. Car la tendance n'est plus aux
13.200 m² que l'enseigne exploite à Antibes : le nouveau Carrefour de Lyon, dans le centre Lyon-Confluence, en exploite le tiers, soit 4.000 m². Dès lors, la foncière ne serait pas contre
racheter les surfaces que Carrefour pourrait délaisser. Du temps de Lars Olofsson, PDG sur le départ, le groupe en plein marasme boursier avait caressé le projet de réduire ses surfaces pour
mieux les rentabiliser. Guillaume Poitrinal fait un appel du pied à son successeur, Georges Plassat, qui prend ses fonctions la semaine prochaine.
« Unibail-Rodamco est un candidat naturel au rachat de surfaces situées dans ses centres commerciaux. Y compris celles de Carrefour Property. Nous le sommes avec tous nos co-propriétaires », a
indiqué à La Tribune, Guillaume Poitrinal, en marge de la conférence de lancement du label 4 Etoiles de unibail-Rodamco. L'homme sait précisément à qui il louera ses surfaces. «Aux enseignes de
mode et de restauration à table», indique-t-il.
Les hypermarchés ne sont plus les locomotives d'antan
A moyen terme, Unibail-Rodamco estime pouvoir porter à 12% la part de surface occupée par les restaurants dans ses galeries,
contre 7% aujourd'hui, pour mieux répondre à la mode du hamburger avalé en famille, en sortant du cinéma, un dimanche au centre commercial. Preuve que les enseignes alimentaires ne sont plus les
"locomotives" d'antan des équipements commerciaux.
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Carrefour fait la chasse aux coûts de transport |
27 mars
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Carrefour a choisi Logica dans le cadre du projet de refonte de ses processus liés au transport en intégrant la solution Storeway de Puissance i. |
Ce projet intervient dans le cadre de la nouvelle stratégie de Carrefour visant à harmoniser les flux en termes de disponibilité de camions, de traçabilité, de réglementation et de qualité. Elle
va se traduire par l'utilisation d'un Transport Management System (TMS) unique pour le pilotage du transport amont et aval de l'ensemble des magasins et des produits chez Carrefour.
Ce partenariat de trois ans prévoit 2 étapes de déploiement : le transport aval, pour les 58 entrepôts et les 4.500 magasins Carrefour, et le transport amont pour le flux fournisseurs vers les
entrepôts. Cette solution va permettre une optimisation des coûts et de l'organisation des 4.000 véhicules quotidiens livrant l'ensemble des magasins de Carrefour en France.
L'entrepôt aval du site de Vendin a été le premier à bénéficier de cette solution innovante en mars 2011. Le déploiement progressif se poursuit et déjà, 20 entrepôts utilisent la solution
Storeway. La deuxième étape de déploiement concernant le flux amont débutera en septembre 2012. L'ensemble du périmètre sera opérationnel à fin 2012.
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Fin des NAO chez LCM |
27 mars
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LCM, société de logistique Carrefour vient de finir ses NAO 2012. |
Augmentation des Salaires : 2% au 1er janvier
Programme sociale renfotcé :
Avec la réintégration pour 2012 de mesures non pénalisantes sur la prime de saison de base et complémentaires
7 dispositions pérennisées intègre notre programme social
- Mise en place du C.E.S.U. (chéque emploi service)
Garde d’enfant moins de 12 ans : 200 € par an & par collaborateur avec une prise en charge de 50% de la Direction.
- Remise sur achat 2012
10% pour un plafond maxi d’achat annuel de 10.000€ soit une remise maxi de 100O€ par an
Prise en charge de la cotisation annuelle de 14€
La remise sur achat s’appliquera sur les magasins intégrés du groupe carrefour ainsi que sur les services Carrefour assurances, Carrefour Voyages et Billetterie.
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Repos dominical, Carrefour City assigné |
21 mars
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Des commerces ouverts illégalement le dimanche après-midi. |
Référé fermeture. La Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte) tape du poing sur la table
devant la multiplication des entorses par les grandes enseignes à l’obligation du repos dominical inscrite dans la loi.
L’Etat, représenté par Me Bruno Lombard, assigne ce matin par voie de référé devant le président du Tribunal de grande instance de Marseille, trois magasins de l’enseigne « Carrefour City » et
demande que soit ordonnée leur fermeture le dimanche à partir de 13 heures.
Le jour du saigneur
« Vu l’urgence à faire cesser ces troubles aux disposition d’ordre public du code du travail mettant en péril la législation sociale et les règles de la
concurrence », la Direccte réclame que cette mesure soit assortie d’une « astreinte de 3.000 euros par dimanche et par salarié illégalement employé ». Ce qui ferait alors du dimanche, le jour du
saigneur.
Cette procédure fait suite au contrôle effectué par l’inspection du travail dans deux magasins « Carrefour City » de la rue de Rome et dans un troisième situé boulevard Baille. Dans ce dernier,
contrôlé le 4 mars 2012 à 17h40, l’inspecteur du travail a constaté un panneau d’affichage précisant l’ouverture le dimanche de 9h à 22 heures et un planning mentionnant 5 salariés travaillant
habituellement le dimanche.
Aucune dérogation
Le responsable du commerce a déclaré devant les contrôleurs que son magasin était ouvert le dimanche jusqu’à 21h depuis l’été 2011. Il leur a indiqué que son
chiffre d’affaires, le dimanche après-midi, s’élevait en moyenne à 15.000 euros, soit 20.000 euros la journée du dimanche, deux fois plus que les autres jours de la semaine.
Pour l’inspection du travail, la société ne peut se prévaloir d’aucune dérogation. Les commerces de détail alimentaire ne peuvent ouvrir le dimanche au delà de 13h. Cinq dérogations sont
accordées dans l’année par arrêté municipal en général pour les fêtes de fin d’année et les soldes.
Une telle offensive judiciaire est une première à Marseille. La Direccte veut éviter que ne s’installe une confusion sur la dérogation accordée en début d’année dans les zones touristiques qui
vise seulement quatre branches d’ activités (habillement et chaussures, horlogerie et bijouterie, bazar et quincaillerie, articles de loisir) et exclut les commerces de détail alimentaire.
Interdiction du 7J/7
« Il ne peut y avoir de libéralisation et d’ouverture débridées le dimanche. On est attaché au strict respect de la loi qui exclut les commerces de détail
alimentaire, y compris dans la zone touristique qui englobe l’hyper-centre de Marseille », nous confie un responsable qui tient à rappeler qu’un arrêté préfectoral de 1953 prévoit que les
commerces qui ouvrent le dimanche jusqu’à 13 heures doivent fermer le lundi, l’ouverture sept jours sur sept leur est interdite.
Le Conseil d’Administration de Carrefour, réuni le 29 janvier 2012, a décidé de nommer Georges Plassat :
- en qualité de Directeur Général de la Société pour une durée de trois ans à compter du Conseil d’Administration appelé à se réunir le 18 juin 2012 à l’issue de la prochaine Assemblée Générale d’approbation des comptes ; et
- à titre transitoire, en qualité de Directeur Général Délégué de la Société à compter du 2 avril 2012.
Le Conseil a également décidé de maintenir le mode actuel de direction de la Société qui repose sur le cumul des fonctions de Président du Conseil d’Administration et de Directeur Général et en conséquence, de présenter à l’Assemblée Générale ordinaire du 18 juin 2012, la candidature de Georges Plassat aux fonctions d’Administrateur de la Société, à l’effet de le porter, dès après, à la présidence du Conseil d’Administration.
Georges Plassat percevra la même rémunération en qualité de Directeur Général Délégué puis de Directeur Général.
AFFICHE FO CARREFOUR ETAMPES
carrefour communiqué
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Sur les 52 salariés de l’Isle d’Abeau ayant saisi les Prud’hommes de Vienne, Le Conseil des prud'hommes de Vienne va juger cet après-midi à 14 heures l'affaire
portée par 52 salariés de Carrefour L'Isle d'Abeau contre leur employeur.
Ceux-ci, appuyés par les délégués du personnel FO, soutiennent qu'ils n'ont pas été
payés au SMIC entre 2005 et 2008. Le coeur du problème porte sur la rémunération
des temps de pause. Les salariés estiment que le temps de pause, inclus à cette
époque dans la rémunération mensuelle, devait être exclu du salaire de base afin
que le SMIC soit respecté...
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| par Bénédicte DUFOUR le 15/03/2012 à 11:01 |
Argentine est un des rares pays où Carrefour a réussi à s’implanter. D’ailleurs en cas de vente à la casse
pour que Bernard Arnault sauve quelques sous, la partie sud-américaine de Carrefour serait un gros morceau.
Mais quand on fait quelque chose dans un pays étranger, on ne fait pas que des heureux. A cause d’un de ses supermarchés situé en plein centre-ville de Buenos Aires, le Boedo, Carrefour provoque la fureur des supporters du club de San Lorenzo car l’emplacement du supermarché est celui de leur ancien stade el Viejo Gasometro ("le vieux gazomètre") .
La construction du supermarché Carrefour à l’emplacement du vieux stade date de 1979 mais les supporters de San Lorenzo n’ont pas oublié.
le club a du occuper d’autres stades puis jouer dans un nouveau stade, le “nouveau gazomètre” situé dans un quartier nettement moins mignon, joli et sécurisé que l’ancien diamant.
Alors, avec les lois de “retour de spoliation”, les fans de San Lorenzo exigent la récupération de leur vieux stade.
Même Viggo Mortensen, fan de San Lorenzo s’y est mis .
Sur Facebook, et youtube, les initiatives des supporters de San Lorenzo sont nombreuses pour faire pression contre Carrefour dont tout le monde là bas attend la réponse.
La place sera-t-elle changée par le nouveau contremaître de Bernard Arnault, Plassat ?
Ou LVMH ira installer à la place de Carrefour un gros Louis Vuitton ?
En annonçant le gel du déploiement de Carrefour Planet, Lars Olofsson n'a guère étonné. Certains y voient l'aveu d'un fiasco, l'arrêt d'un concept au positionnement trop flou pour convaincre. D'autres imaginent qu'il a été décidé d'attendre l'arrivée de Georges Plassat pour prendre une décision sur cette initiative estampillée Lars Olofsson. Ce statu quo démontre surtout la cruelle erreur du Groupe Carrefour. Les dirigeants du numéro deux mondial de la distribution ont simplement oublié qu'on ne lance pas un nouveau concept comme on met sur le marché un paquet de lessive. Tous les distributeurs le savent : un concept se teste, se jauge et, surtout, s'ajuste au fil du temps. Chez Auchan, par exemple, il est de coutume d'attendre quelques années avant de se lancer dans un éventuel déploiement. Histoire de percevoir les ajustements nécessaires, mais surtout d'analyser finement et sûrement la rentabilité du projet. Non, même si les résultats ne sont pas mauvais, le lancement de Carrefour Planet ressemblait plus à une opération de séduction pour la Bourse et les financiers qu'à la profession de foi d'un commerçant.
Pourtant, il faut reconnaître que Carrefour a eu le mérite d'essayer de faire bouger les lignes de l'hypermarché. Certaines initiatives, comme la zone Marché, ne méritent pas le dédain de la profession. Lars Olofsson et ses équipes ont compris qu'il était temps d'investir dans les points de vente, dans l'outil de travail. Car demain, la bataille de concepts sera essentielle. Plus que jamais, les distributeurs vont chercher à se démarquer et à confirmer leur positionnement. Mais ce n'est pas tout. Les commerçants savent que les cartes sont actuellement redistribuées. Que le développement du drive - 169 unités chez Leclerc -va changer la manière de faire ses courses. Que l'explosion du commerce électronique impose une nouvelle réflexion autour des points de vente, type Apple Store. Il faut repenser l'offre, le merchandising, les services. Des produits sortiront des rayons et d'autres seront présents uniquement au travers de bornes interactives. Quant aux zones de démonstration et dégustation, elles se multiplieront. Les grandes surfaces - alimentaires ou autres - n'ont pas dit leur dernier mot. Il faut imaginer une nouvelle façon de faire ses courses, trouver ce qui va justifier le temps passé ici ou là (prix, services...). Autrement dit, miser sur l'attractivité, à l'instar d'Abercrombie.
C'est pourquoi LSA a décidé de développer sa rubrique Concepts, pour montrer sur quatre pages à quel point la vie commerciale connaît de profonds bouleversements, dévoiler et expliquer comment les distributeurs s'adaptent aux nouvelles donnes. Une veille commerciale pour anticiper ce qui se fait de mieux dans l'alimentaire et ailleurs, sur le Net et dans les magasins, en France et dans le monde. Histoire de préparer l'avenir...
Des salariés de Carrefour Avranches font condamner leur enseigne. Le tribunal d’Avranches a rendu son délibéré ce jeudi. Le distributeur est condamné à 1 000 euros de dommages et intérêts et 1 000 euros pour les frais d'avocat pour chacun des 52 plaingants.
Plusieurs litiges avaient conduit les salariés aux Prudhommes sur les rémunérations, le forfait des pauses réduit sur les feuilles de paye, et le coût de nettoyage des uniformes. Pour ces mêmes motifs, des salariés de la même enseigne à Mondeville et Hérouville sont en attende d’un délibéré
Social. Ils sont en grève depuis jeudi dernier. Au Plessis-Pâté, les préparateurs de l’entrepôt Dia attendent toujours leur prime de participation pour l’année 2011.
La totalité des préparateurs de la base logistique, situé dans la zone de la Tranblaie au Plessis-Pâté qui livre les supermarchés ED et Dia du sud de l’Ile-de-France, ont cessé le travail depuis plus d’une semaine. La chaîne de distribution alimentaire appartenait au groupe Carrefour , avant d’être cédée l’année dernière. L’occupation a été décidée par les salariés après l’annonce d’une réduction de la moitié du montant de leur prime de participation, équivalente à un mois de salaire.
Un nœud du problème qui pourrait être les conséquences de la séparation des magasins avec le groupe Carrefour . « Pour tenter d’expliquer cette attaque contre notre pouvoir d’achat, la direction s’appuie sur la situation générée par la scission », explique la CGT dans un tract. A l’époque, la direction avait signé un accord pour compenser la différence du versement de la participation de Carrefour. « Les salariés ont lancé leur mouvement suite à l’annonce du non-versement de la participation par la direction pour l’exercice 2011″, commentent les délégués syndicaux du site, qui considèrent que le nouveau groupe ED/Dia est « en violation avec l’accord supplétif de juillet dernier ».
Ce vendredi, une réunion est prévue entre la direction et les représentants des salariés du groupe, au siège social de Vitry-sur-Seine (94), pour entamer les négociations sur la participation de l’année 2012. Une demande de rencontre qui ne passe pas auprès des salariés essonniens, les seuls à avoir continué le mouvement. « Nous voulons d’abord parler de 2011″, lance Laurent, un des représentants du personnel. « En 2010 nous avons touché l’équivalent d’un salaire, mais cette année, un préparateur de commande qui n’aura pas été absent, bénéficiera seulement de 350 à 450 euros », complète le syndicaliste, qui avec vingt et un ans d’ancienneté n’aura touché que 250 euros.
Pour les salariés en lutte, l’objectif de la mobilisation n’est pas de handicaper l’entreprise, mais le respect de leurs droits. Notamment quand le groupe « a fait venir des chefs de magasins pour essayer de préparer les commandes », témoigne Laurent qui avait alors saisi l’inspection du travail, « pour faire arrêter ça. » De son côté, Anne, également représentante du personnel, s’inquiète d’une situation qui, générée par la baisse de la participation 2011, engendre une précarité grandissante parmi les salariés.
Comme dans beaucoup de grandes entreprises, la communication avec la presse est centralisée : « Appelez le service marketing », nous indique le directeur de l’entrepôt. Contactée, la personne pouvant nous répondre n’était pas disponible.
Entre a priori sur leur mobilisation et inquiétudes concernant leur avenir et leur pouvoir d’achat, Anne et Laurent, deux des représentants du personnel du site du Plessis-Pâté , témoignent pour Essonne Info.
Anne : « On nous a fait des promesses. La prime de participation devait être maintenue, coûte que coûte. Aujourd’hui on nous annonce qu’il n’y aura plus rien. Beaucoup d’employés, qui ont un salaire peu élevé, comptent sur cette prime pour rembourser des prêts, payer des loyers de retard, prendre un peu de vacances … c’est vraiment une souffrance. »
Laurent : « Nous ne sommes pas des casseurs, des briseurs d’entreprises, nous demandons simplement à vivre normalement. Vivre normalement, c’est avoir notre salaire et ne pas faire les frais d’une économie draconienne. Les primes de productivité et d’intéressement baissent, la prime de participation diminue. A ce rythme-là nous n’aurons bientôt qu’un salaire et point final. Il faut que l’entreprise comprenne que nous sommes aussi des pères et des mères de famille. Aujourd’hui nous ne voulons pas survivre, on travaille pour gagner notre vie. Des salariés nous disent qu’ils sont obligés d’aller aux restos du cœur. »
UN GOUROU TRÈS MÉDIATIQUE. Le très médiatique Michel-Edouard Leclerc, fils du fondateur de l'enseigne, cultive son image de champion des prix bas. Il veut faire de Leclerc - qui talonne désormais Carrefour - le numéro un français d'ici à 2015.
LE POIDS-PLUME. Leclerc ne compte que 110 magasins en Europe, pour un chiffre d'affaires de 30 milliards d'euros (hors carburants). Un poids-plume face aux 9 771 ensei-gnes Carrefour dans le monde (91 milliards d'euros). Mais il se rattrape sur le marché français.
DES RELAIS INTERNET. Leclerc, qui compte 144 "dri-ves" en France (relais pour les clients du Net), renforce sa stratégie. Le groupe prépare un nouveau portail, élargi aux biens culturels, un domaine qui lui a permis de modifier son image.
LA STRATÉGIE DE LA CONSTANCE. Distributeur indépendant, Leclerc rogne sur sa marge pour garder des prix bas, quitte à soumettre ses fournisseurs à une forte pression. Sur son site quiestlemoinscher.com, l'enseigne s'autoproclame la meilleur marché de France.
Photo | Lydie LECARPENTIER/REA
UN PDG SUR LE DÉPART. Une action en chute libre, un résultat en baisse de 19 % en 2011 et deux points de parts de marché perdus en France en trois ans. Le bilan de Lars Olofsson comme PDG de Carrefour est négatif. Il cédera le 2 avril son fauteuil à Georges Plassat, ancien patron de Casino.
LE POIDS-LOURD. Le deuxième groupe mondial de grande distribution (derrière l'américain Wal-Mart) n'a pas pu compenser ses déboires hors de France. Il a réalisé plusieurs contre-performances au Brésil et en Chine.
EN PANNE DE "DRIVES" Après de nombreux échecs (Boostore, CarrefourOnline, Carrefour.fr...), l'enseigne s'est retrouvée très en retard sur le créneau des "drives", ces entrepôts dans lesquels les clients récupèrent ce qu'ils ont commandé sur Internet.
L'ERREUR DE CONCEPT. Plutôt que de miser sur une politique de prix bas comme Tesco ou Wal-Mart, Carrefour a investi en vain dans le coûteux concept Planet. Une réorganisation de ses magasins qui devait lui permettre de concurrencer les enseignes spécialisées. Mathilde Carton
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FO CARREFOUR
ANNECY
134 AVENUE
DE GENEVE
74000 ANNECY
TEL:04.50.10.75.79
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Cliquez sur la balance et accèdez à la Lettre Juridique de l'USC |
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L'EQUIPE FO CARREFOUR ANNECY
DELEGUE SYNDICALE
LEONARD BORDIGNON
ELUS EN COMITE ENTREPRISE(CE)
JACQUES BERTHELIER(titulaire)
YOHAN GUILLERMIN(suppleant)
ELUS DELEGUE DU PERSONNEL(DP)
LEONARD BORDIGNON(titulaire)
ABEL AWLISHIE(suppleant)
NOMME AU COMITE HYGIENE
ET SECURITE ET DES CONDITIONS
DE TRAVAIL(CHSCT)
DANIEL VERCIN(CHSCT)(NOMME)
REPRESENTANT SYNDICALE AU COMITE ENTREPRISE(CE)
BRUNO RUBAT DU MERAC
REPRESENTANT SYNDICALE AU CHSCT
LAURENT FELLAHI
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Ventes T1 2012 en hausse de 1,5% à 22,5Md€ Résistance des ventes alimentaires, faiblesse persistante des dépenses non-alimentaires |
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