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EDITO
Carrefour à la dérive
En ce début d'année 2012, alors que le Groupe CARREFOUR traverse la pire situation qu'il n'a jamais
connue, les mauvaises nouvelles continuent de tomber ! |
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Belle récompense pour celui qui en est à son 5ème avertissement sur résultats en moins d'un an et dont les rumeurs annoncent depuis plusieurs mois le départ et le
lâchage par les actionnaires…
Force Ouvrière dénonce cet avantage supplémentaire accordé au PDG, inacceptable au regard des salaires payés dans l'entreprise et inconcevable au vu des chiffres d'affaires et des résultats
réalisés depuis son arrivée.
B. Arnault et S. Bazin aveugles et sourds.
46 magasins franchisés à l'enseigne CARREFOUR viennent de passer sous pavillon U,
entraînant un nouvel effritement des parts de marché, marquant une fois de plus l'échec de la politique commerciale et traduisant le manque de vision à moyen et long terme du PDG et des 2
actionnaires, M. ARNAULT et M. BAZIN.
La nouvelle est tombée pendant la "trêve des confiseurs" : CARREFOUR cède les murs de 97 supermarchés en France pour 365 M€.
Selon le Groupe, ces capitaux vont être réalloués au "financement de projets de développement immobilier", et non à des projets commerciaux.
3,5 milliards d'euros dilapidés
Dans le même temps, le déploiement de PLANET dans les hypermarchés est quasiment stoppé faute de moyens financiers !
On marche sur la tête : surtout que DIA a été dilapidé en étant "distribué" sous forme de dividendes aux actionnaires, au motif, maintenant fallacieux, que le Groupe CARREFOUR avait les moyens
financiers de son développement et n'avait pas besoin des 3,5 Mds d'euros de la vente de DIA.
Cette cession apparaît clairement comme une alternative, pour le seul bénéfice des actionnaires, au projet de sortie des actifs immobiliers par la cotation en bourse de CARREFOUR PROPERTY
qui avait échoué en juin dernier.
FORCE OUVRIÈRE dénonce :
la stratégie purement financière des 2 actionnaires, M. ARNAULT et M. BAZIN qui
privilégient leurs intérêts par le "dépeçage" du Groupe CARREFOUR au détriment de l'investissement et du développement commercial.
FORCE OUVRIÈRE exige la sauvegarde des 110 000 emplois de Carrefour en France :
Pour cela, un changement de patron pour le Groupe
CARREFOUR est vital, avec l'arrivée d'un PDG rompu à la grande distribution et la mise en place d'un véritable projet commercial et stratégique pour l'entreprise en France et dans le monde. Ces
changements sont indispensables et urgents pour
la sauvegarde des 110 000 emplois de CARREFOUR en France et des 250 000 emplois en Europe.
"C’était un choc" :
Comme il y a "salades" et "salades", il y a "voler" et voler"... C'est du moins le type de nuances que devra établir le Conseil des Prud'hommes d'Angers au moment de statuer, ce lundi, sur le récent licenciement de Germain Pintado. Cet ancien salarié du magasin Carrefour de la ville a en effet perdu son emploi sans recevoir la moindre indemnité, après avoir demandé à un fournisseur de lui donner 12 salades invendues...
"J'avais un petit rassemblement de famille. Alors j'ai demandé au fournisseur s'il y avait possibilité d'avoir des salades pour le lendemain. Il a accepté et me les a livrées. C'est l'agent de sécurité qui en a profité pour essayer de faire passer ça pour un vol... Ces salades, encore comestibles mais pas vendables au public, étaient destinées à la destruction", s'est ainsi justifié le désormais ex-réceptionniste, âgé de 47 ans, sur les ondes d'Europe 1.
Lequel a donc immédiatement été appréhendé par deux policiers afin d'être interrogé le temps de deux heures de garde à vue. Avant que l'enquête n'aboutisse sur un don du fournisseur, et pas sur un vol... Ce qui n'a donc même pas empêché la direction du Carrefour angevin de licencier M. Pintado sans ménagement : "La perte d'un emploi du jour au lendemain, sans aucune indemnité, ça a été très très dur..." Tellement dur qu'il affirme être tombé en dépression pendant trois mois. Et que son avocat réclame désormais 20 000 euros de dommages et intérêts.

Valse des dirigeants, résultats en chute libre, plongeon du cours de Bourse... Le n° 2 mondial de la distribution est en plein désarroi. Actionnaires et salariés comptent sur le plan de sauvetage en cours: un nouvel échec n'est plus permis. Enquête.
Il a l'allure débonnaire et le parler franc. C'est un "vrai" épicier. A 53 ans, Noël Prioux, le nouveau patron de Carrefour France, à l'aise dans ses bureaux franciliens de Massy-Palaiseau, encombrés de maquettes grandeur nature du Capitaine Haddock et de Tintin, tout droit sorties du film de Spielberg, a pourtant une lourde tâche : sauver Carrefour. Son patron, Lars Olofsson, PDG du n° 2 mondial de la distribution, compte sur lui : trois ans après avoir quitté Nestlé pour redresser ce fleuron du secteur, celui qui avait promis de "réenchanter l'hyper" ne peut que constater le désastre. L'énorme paquebot, autrefois roi du CAC 40, s'enfonce dans la crise, avec un cours de Bourse en chute libre, un fort recul des ventes des hypers en France et une détérioration de son image.
Cette glissade s'est accélérée ces derniers mois : le groupe a multiplié les avertissements sur résultats (cinq profit warnings en un an), renoncé à la cotation de sa société foncière, Carrefour Property, et perdu une bataille au Brésil. Sans compter la valse de ses dirigeants, les réorganisations multiples et les rumeurs concernant le remplacement de Lars Olofsson ou encore le rachat de l'activité Chine par le n° 1 mondial, l'américain Wal-Mart.
"Aujourd'hui, Carrefour est une société immunodéprimée. N'importe quel petit problème prend des proportions inquiétantes", diagnostique un expert. Au désespoir des actionnaires, des investisseurs et des salariés.
27 réorganisations lancées en deux ans
Trop vite, trop fort. En voulant appliquer un traitement de choc à Carrefour, Lars Olofsson - pénalisé, il est vrai, par les aléas de la conjoncture - a fini par "déconcerter les 410 000 employés, du smicard au cadre dirigeant", estime Franck Gaulin, délégué central CGT. Parmi eux, les salariés des magasins ont particulièrement été touchés par le "changement en profondeur" voulu par le patron. A peine nommé, en juin 2010, par "Lars", comme on l'appelle au siège, James McCann s'est empressé d'imposer "ses méthodes brutales, à l'anglo-saxonne", regrette un autre syndicaliste. En un rien de temps, cet ancien de Tesco (n° 3 du secteur) a réintroduit le travail de nuit et réorganisé les tâches. Sans ménagement. Ainsi, tel responsable du bazar s'est retrouvé au rayon fromages, tandis qu'un pro de l'ultrafrais était muté au textile. De quoi mettre le personnel sous pression. "Mon équipe est sous antidépresseurs", déplore un cadre.
Mais ce qui a le plus heurté le personnel, c'est l'hypercentralisation instaurée par McCann : elle leur a ôté toute initiative. "Nous n'étions plus aux manettes. Alors on a décroché", confie ce salarié. D'autant que ces nouvelles règles se sont parfois révélées contre-productives. "Le siège lançait des promotions alors que notre magasin n'était même pas livré", explique un chef de rayon. Plus préoccupant, dans le même temps, "Carrefour a réduit ses effectifs de 10 000 salariés, dont 8 740 pour les seuls hypers lors des 27 réorganisations lancées en deux ans", calcule Serge Corfa, délégué national CFDT. Un sentiment d'impuissance d'autant plus fort qu'aux problèmes sociaux s'ajoute une réelle inquiétude pour l'avenir du groupe. "C'est nous qui payons cash toutes ces errances", estime Michel Enguelz, délégué FO. D'où la mobilisation "historique" lors de la grève du 9 avril.
Il n'y a pas que les salariés de base pour désespérer de Billancourt (siège de Carrefour). Les cadres sont tout aussi désorientés. Déresponsabilisés, ils ne savent plus à quel saint se vouer : à peine commençaient-ils à s'habituer aux nouvelles recrues que celles-ci étaient virées ! Cette instabilité touche les cadres de plein fouet. Au cours des derniers mois, certains d'entre eux ont été licenciés, comme ce Breton de 54 ans dont vingt-cinq années de maison. D'autres ont décidé de partir : les chasseurs de têtes ont reçu des centaines de CV et les concurrents (Auchan ou Casino), des offres de services. "Avant, quitter Carrefour était inimaginable", témoigne un chef de rayon qui vient de sauter le pas.
Un petit actionnaire en grève de la faim devant le siège
Cette désorganisation a d'abord inquiété les petits actionnaires. Puis le torrent de mauvaises nouvelles de l'été dernier les a décidés à se faire entendre. Xavier Kemlin (110 actions) en a eu assez de voir Carrefour s'enfoncer. Le 20 septembre, ce quinquagénaire a entamé une grève de la faim devant le siège pour demander la tête de Lars Olofsson. "Nous sommes au bord de l'implosion. Et personne ne s'en soucie", martèle-t-il. Une indignation partagée par la famille de Denis Defforey, cofondateur de Carrefour. "Le conseil d'administration n'a pas joué son rôle", regrette Hervé Defforey, le fils aîné.
Dans ce concert de protestations, les grands investisseurs ne sont pas en reste. Parmi eux, Eric Knight, patron du fonds activiste américain Knight Vinke (1,5 % du capital), s'est manifesté. Une première fois, en juin 2011, pour dénoncer la cotation de Carrefour Property et regretter la perte de crédibilité du management. Une deuxième fois, en octobre, en publiant dans Le Monde une lettre ouverte réclamant la nomination d'un président "indépendant" et la mise en place d'une direction bicéphale (France et International). Le syndicat FO (majoritaire) a rejeté cette seconde proposition.
Maîtres du destin de Carrefour, Bernard Arnault (Groupe Arnault) et Sébastien Bazin (Colony Capital), réunis dans Blue Capital (16 % des titres) ne sont pas dupes. Pourtant, après avoir mis Olofsson sous haute surveillance, les deux actionnaires de référence semblent aujourd'hui temporiser. On s'attendait à ce qu'ils débarquent le directeur général lors de l'assemblée générale, ils l'ont promu PDG. On leur reprochait de ne pas laisser de temps au distributeur pour redresser la situation, ils lui accordent un nouveau délai. En réalité, ces pragmatiques tentent de sauver ce qui peut l'être encore. Et, quitte à rester coincé dans ce qui se révèle être un investissement désastreux, autant se donner une ultime fois les moyens de remonter la pente.
Le nouveau patron France doit remotiver les troupes
Noël Prioux le sait bien : Carrefour ne peut plus se permettre un autre échec. Alors le patron pour la France a retroussé ses manches, le plus souvent en défaisant ce que son prédécesseur avait mis en place. En trois mois, il a "redonné aux équipes une capacité à agir", soutient-il, et réglé le problème des ruptures de stocks. Et la direction, interpellée par le baromètre de satisfaction interne, révélant une motivation au plus bas, s'est mise à ménager ses troupes. Le travail de nuit ? Abandonné. Les revendications salariales ? Toutes accordées : le doublement de la prime de vacances, un intéressement à 200 euros comme la "prime dividende" de 150 euros et l'augmentation de la remise sur les achats. En parallèle, Noël Prioux s'est attelé à redresser les hypers français. Une fois de plus, Carrefour s'attaque aux prix, avec "une politique de baisse pérenne", promet le dirigeant. Le patron pour la France espère conquérir des clients, notamment avec les nouveaux Carrefour Planet, créés pour enrayer le déclin des grandes surfaces.
Cet ultime plan de sauvetage réussira-t-il à redonner du souffle au groupe et à ses salariés ? "Carrefour est un bateau magnifique avec quelques trous à colmater, et sans doute le capitaine à changer. C'est tout", s'exclame un salarié qui veut y croire. "Dans la grande distribution, il n'est jamais trop tard", estime Hervé Defforey. Parole de connaisseur.
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Newsletter Grande distribution N°5 |
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les prix dans la grande distribution repartent à hausse |
11 novembre
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Les prix des produits de grande consommation dans la grande distribution sont repartis à la hausse en octobre, avec une progression de 0,2% sur un mois, après une stabilité en septembre, a annoncé jeudi l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). |
Sur un an, ces prix progressent de 3,2%.
Dans les hypermarchés, ces prix ont augmenté de 0,2% le mois dernier après un recul de 0,1% en septembre. Sur un an, la hausse des prix dans les hypers atteint 3,4% à comparer à un repli de 0,7%
un an plus tôt.
Dans les supermarchés, les prix ont progressé de 0,2% en octobre, après une stabilité en septembre. Sur un an, la hausse est de 3,3%, après un recul de 0,4% en octobre 2010.
Dans les autres formats de vente, les prix des produits de grande consommation augmentent de 0,4% (+4,3% sur un an).
Les prix des produits alimentaires (hors produits frais) dans la grande distribution se sont renchéris de 0,2% en octobre sur un mois, et de 3,7% sur un an.
Les prix des viandes ont augmenté de 0,2% (+4,1% sur un an), et ceux des boissons ont progressé de 0,3% (+3,7% sur un an), "notamment en raison de la hausse des prix du café et des vins, cidres
et champagnes", indique l'Insee.
Les prix des autres produits alimentaires se hissent de 0,2% en octobre (+3,6% sur un an).
Enfin, les prix des produits d'entretien et de l'hygiène et beauté se sont accrus de 0,3% (+1,1% sur un an).
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le Smic revalorisé de 2,1% dès le 1er décembre |
11 novembre
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Conséquence directe de l'inflation, le Smic augmentera de 2,1% dès le mois prochain, sans attendre la revalorisation annuelle du 1er janvier, pour les 2,3 millions de salariés concernés qui percevront 1.094,71 euros net mensuel. |
La Direction générale du travail (DGT) a annoncé jeudi dans
un communiqué que le salaire minimum passera le 1er décembre de 9 à 9,19 euros brut de l'heure, pour atteindre 1.393,82 euros brut par mois contre 1.365 euros précédemment. Le Smic net mensuel
passe de 1.072,07 à 1.094,71 euros.
"Au 10 novembre, lindice mensuel des prix à la consommation hors tabac a augmenté de 2,1% par rapport à lindice constaté lors de létablissement du salaire minimum de croissance immédiatement
antérieur (soit novembre 2010)", écrit la DGT, ajoutant que "la hausse du Smic à due concurrence est donc automatique".
Selon le code du travail, "lorsque l'indice national des prix à la consommation atteint un niveau correspondant à une hausse d'au moins 2 % par rapport à l'indice constaté lors de l'établissement
du salaire minimum de croissance immédiatement antérieur, le salaire minimum de croissance est relevé dans la même proportion à compter du premier jour du mois qui suit la publication de l'indice
entraînant ce relèvement."
"La revalorisation automatique d'aujourd'hui ne change rien à l'application des dispositions prévues par les textes au mois de janvier", a indiqué à l'AFP le ministère du Travail. Le code du
travail prévoit une revalorisation du Smic chaque 1er janvier.
Les répercussions de cette hausse sur les salaires proches du Smic devraient rester marginales, au bon vouloir des entreprises. "La diffusion des hausses du Smic aux autres salaires est
généralement très faible, quasiment inexistante en période de chômage de masse comme actuellement", a commenté Eric Heyer, économiste à l'Observatoire français des conjonctures économiques
(OFCE).
Par ailleurs, cette augmentation n'aura pas d'effet sur le pouvoir d'achat puisqu'elle suit l'inflation.
Lors de la dernière revalorisation du Smic, le 1er janvier, celui-ci avait augmenté de 1,6%, passant de 8,86 euros à 9 euros brut de l'heure, atteignant 1.365 euros brut mensuels pour 35 heures
hebdomadaires. Le Smic a augmenté de 3,7% sur un an.
Environ 2,3 millions de Français, soit un salarié sur dix, sont payés au Smic.
Les Smicards travaillent surtout dans les petites entreprises et dans les secteurs du commerce et des services comme l'hôtellerie et la restauration. Les salariés à temps partiel, dont les
femmes, sont surreprésentés.
Depuis l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence en 2007, aucun "coup de pouce" n'a été donné au Smic lors des différentes revalorisations
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Indemnités journalières: |
11 novembre
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Le Sénat a voté jeudi un amendement au budget de la Sécurité sociale visant à empêcher une remise en cause du droit existant en matière de paiement des indemnités journalières maladie, que le gouvernement envisage de diminuer. |
Le gouvernement, qui voulait initialement faire passer l'indemnisation journalière de l'arrêt maladie de 50% du salaire brut à 60% du salaire net, envisage maintenant d'instaurer un quatrième
jour de carence (jour non indemnisé par la Sécurité sociale, ndlr) en cas d'arrêt-maladie, qui serait à la charge de l'employeur ou du salarié.
L'amendement que le rapporteur PS du budget de la Sécu, Yves Daudigny, a fait adopter jeudi au Sénat vise à "conserver le droit existant sur deux points: une indemnité perçue à compter du
quatrième jour et égale à 50% du salaire brut".
Le passage de 50% du brut à 60% du net, que le gouvernement devait prendre par décret et qui représentait un gain pour l'Etat de 200 millions d'euros, avait soulevé un tollé à l'Assemblée
nationale, y compris dans les rangs de l'UMP.
Lors de l'examen du projet de budget par les députés à la fin du mois dernier, le ministre de la Santé Xavier Bertrand s'était engagé à proposer un "autre dispositif". M. Bertrand avait en
particulier paru favorable à la proposition du rapporteur UMP du budget de la Sécu, Yves Bur, d'allonger le délai de carence.
La majorité sénatoriale de gauche a aussi décidé jeudi que le gouvernement devra remettre au Parlement, avant le 30 septembre 2012, un rapport évaluant la question des renoncements aux soins.
Selon plusieurs études citées par les sénateurs, le renoncement aux soins pour des raisons financières progresse en France (entre 16 et 30%) et pas seulement en optique et en dentaire.
L'examen en première lecture du PLFSS devrait s'achever au Sénat lundi ou même mardi prochains. Une commission mixte paritaire (CMP) tentera alors un compromis entre les textes adoptés par
chacune des deux chambres le 21 novembre mais au final, le dernier mot reviendra aux députés et à la majorité présidentielle.
La nouvelle majorité de gauche du Sénat entend, en tout cas, en faisant voter ses propositions, faire la démonstration qu'il est "possible dapporter à la sécurité sociale un mode de financement
plus durable et plus juste".
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Indemnités journalières : le mauvais coup du gouvernement |
08 novembre
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Le nouveau mode de calcul des indémnités journalières de la sécurité sociale, qui entrera en vigueur dès 2012, pénalisera le pouvoir d'achat des salariés les plus désavantagés. |
Les assurés sociaux une nouvelle fois touchés au
portefeuille.
Lors de la présentation du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2012, le gouvernement à annoncé une mesure inattendue: la modification du mode de
calcul des indemnités journalière maladie.
Sous couvert d'une "harmonisation" et de "simplification" des règles en vigueur, il en escompte 220 millions d'euros d'économie.
Il s'agirait ainsi de généraliser à toutes les indémnités versées par la Sécurité sociale un calcul se fondant sur le salaire net comme c'est le cas pour les indemnités maternité (100% du salaire
net pour un salarié en dessous du plafond de la Sécu, c'est à dire actuellement inférieur à 2946 euros).
En bref, pour la maladie, on passera de 50% du salaire brut à 60% du salaire net. Les indemnités d'accident du travail sont aussi concernées puisqu'elles vont passer de 60% du salaire brut à 80%
du salaire net (arrêt de moins de 29 jours) et de 80% du salaire brut à 100% du salaire net (arrets de 30 jours et plus).
Si le nouveau calcul n'aura pas d'effet sur le montant des indemnités d'accident du travail, il en va autrement pour la maladie.
FO a vivement réagi à cette disposition qui va entrainer une perte de pouvoir d'acaht d'une trentaine d'euros par mois en cas d'arrêt de cette durée -environ 3€ par jour pour un salaire net de
2000 euros.
Pour FO, trois euros en moins par jour, sur une indemnité qui ne représente déja que la moitié du gain journalier, cela va accroitre les difficultés financières d'une partie des assurés.
Si les salariés employés dans les grandes entreprises ou dans la fonction publique bénéficient, en cas de maladie, d'un maintien de salaire par l'employeur ou d'une couverture spécifique liée à
un contrat de prévoyance, c'est loin d'être le cas pour tous les salariés travaillant dans les petites et moyennes entreprises.
Ce seront avant tout ces salariés, déja moins couverts, qui seront les plus touchés. Et la mesure risque en outre de renchérir le coût des couvertures complémentaires de prévoyance.
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Le match Leclerc-Carrefour |
6 novembre
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Leclerc ne cesse de prendre des parts de marché à Carrefour. Avec comme arme les prix. Michel-Edouard Leclerc l’a annoncé dans une interview au Monde, il veut "détrôner Carrefour d’ici à 2015", et il s’en donne les moyens. |
"Notre chiffre
d’affaires progresse de 6% en rythme annuel, dont un tiers provient de l’ouverture de nos drives, révèle-t-il. Et cela devrait continuer à ce rythme dans les trois prochaines années compte tenu
des rénovations et ouvertures programmées." Aujourd’hui, le groupement d’indépendants compte 150 de ces points de retrait, où le consommateur vient chercher ses courses après avoir commandé en
ligne. Leur succès est d’autant plus grand qu’il propose les mêmes prix que dans ses supermarchés. A contrario, Carrefour est à la peine en France, où le groupe a du mal à rétablir durablement
son image prix. Au troisième trimestre, ses ventes ont baissé de 4,4 % dans les hypermarchés, et même de 9,6% dans les rayons non alimentaires.
Leçon n° 1: Régulation
La conquête de parts de marché de Leclerc se fait grâce à des prix qui sont inférieurs de 5% en moyenne à ceux de Carrefour. Pour 2011, l’inflation chez
Leclerc sera limitée à 2%. "Avec une image prix en constante amélioration, Leclerc affiche une cote d’amour qui n’a jamais été aussi forte", selon l’institut Kantar Worldpanel.
Leçon n° 2: Déclinaison
En neuf ans, les deux leaders ont maintenu leur part de marché globale à un peu moins de 40%. Carrefour a su décliner sa marque avec la création de
Carrefour Market, Carrefour Express et Carrefour City, alors que Leclerc est encore peu présent en centre-ville avec ses Leclerc Express.
Leçon n° 3: Innovation
Les courbes ne bougent pas beaucoup. Il est difficile d’ouvrir de nouveaux hyper et supermarchés en France, tant le maillage du territoire est dense. La
croissance à venir, pour Leclerc, ce sont donc les drives, dont un client sur deux est nouveau pour l’enseigne. Quand Carrefour testait son modèle en octobre 2010, Leclerc en comptait déjà une
trentaine.
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Obligation de négocier sur la pénibilité |
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14ème mois : les négociations ont débuté... |
27 octobre
La délégation Force Ouvrière a réaffirmé qu'il était prioritaire de trouver un accord garantissant l'évolution de la prime de vacances vers un 14ème mois
de salaire, dans un délai raisonnable et avec une application progressive dès le mois de juin 2012.
La Direction propose :
Un versement d’un demi-mois de salaire en complément de la prime de vacance, plafonné a 900 € et étalé sur 4 ans, à raison de :
0,10 mois de salaire en juin 2012
0,20 mois de salaire en juin 2013
0,35 mois de salaire en juin 2014
0,50 mois de salaire en juin 2015
Soit 1/2 mois de salaire plafonné à 900 €
Ce versement sera modulé en fonction de l'ancienneté acquise au 1er janvier de l'année considérée.
Entre 5 et 10 ans : 25%
entre 10 et 15 ans : 50%
entre 15 et 20 ans :75%
entre 20 et 25 ans : 100%
une prise en compte de la présence sur les 12 mois précédents
La Position de FO
Force Ouvrière estime que la prise en compte de notre revendication sur
l'ancienneté est une victoire.
Pour autant la proposition de la direction n'est pas à la hauteur des attentes de notre syndicat, particulièrement sur les points suivants :
- la valeur annuelle proposée (plafond de 900€) ainsi que l'étalement dans le temps
de la mise en place (4 ans). 3 ans serait un maximum
- les périodes d'ancienneté proposées (5,10,15 et 20) sont trop élevées.
FO revendique un premier palier à 3 ans et le maximum à 15 ans.
- la prise en compte de la présence sur 12 mois au lieu du semestre en cours est
trop contraignante. FO demande 6 mois.
En conclusion, Force Ouvrière demande à la Direction de revoir sa proposition.
Trente supérettes, suspectées d’ouvrir abusivement le dimanche, vont être traduites en justice par Clic-P. Neuf mois après une première vague de condamnations.
Seconde salve. Déjà fort de deux victoires en justice contre huit supérettes ouvrant le dimanche après-midi, le Comité de liaison intersyndical du commerce de Paris (Clic-P) lance de nouvelles attaques : cette fois, ce sont trente nouvelles boutiques qui devront répondre de leur organisation de travail devant la 1re chambre civile du tribunal de Paris.
Le 17 novembre, cinq magasins Franprix et Carrefour City comparaîtront, puis, le 22 novembre, 12 supérettes Franprix seront convoquées devant la 1re chambre civile.Suivront deux autres « vagues » qui n’ont pas encore été audiencées.
Ce que reproche le Clic-P aux supérettes? L’emploi de personnel le dimanche après 13 heures et la violation régulière d’un arrêté préfectoral datant de 1990, qui fait obligation aux commerces alimentaires de fermer une journée par semaine, le dimanche ou le lundi, sauf pour la période du 18 décembre au 6 janvier, et durant trois dimanches par an. Pour parvenir à ses fins devant la justice, le comité a pris soin de nourrir son dossier de photos des établissements concernés, attestant de leur ouverture dominicale et de tickets de caisses prouvant que des articles ont été achetés le dimanche après-midi. Après les condamnations, en première instance, puis en appel, des huit premières supérettes incriminées — Monop’, G20, Carrefour City, Franprix et Spar — le Clic-P est optimiste sur le sort qui devrait être réservé aux trente nouvelles assignations, persuadé qu’il va parvenir à faire bouger les lignes : « La capitale n’a pas vocation à devenir un vaste centre commercial ouvert 7 jours sur 7… Et les salariés ont droit à ce temps de repos dominical privilégié et indispensable à leur vie personnelle. Ces dérives ne doivent pas avoir force de loi », martèle le comité.
Menacées d’avoir à verser 6000 € d’astreinte (par jour d’ouverture illicite), au cas où elles choisiraient d’ignorer l’arrêt de la 1re chambre civile, les premières supérettes se seraient conformées au jugement. Même si deux d’entre elles se sont pourvues en cassation.
Depuis novembre 2006 et la fermeture du supermarché Champion du centre Bosquet, les 21 salariés d'Altis (groupe Carrefour) n'ont eu de cesse de contester leur licenciement. Ils ont finalement obtenu gain de cause !
En 2008, le conseil des prud'homme leur avait donné raison, estimant que le plan social était nul car aucun effort de reclassement n'avait été fait. Mais l'employeur avait fait appel de la décision.
En 2010, la cour d'appel de Pau avait également donné raison aux ex-salariés, augmentant même les indemnités que devrait verser Altis à chacun d'entre eux. Mais l'employeur s'était pourvu en Cassation.
Et dans un arrêt du 3 novembre, la Cour de Cassation a approuvé la décision de la cour d'appel de Pau. Les anciens salariés du Champion Bosquet ont bien droit à leurs indemnités, d'un montant allant de 28.000 à 43.000 euros.

Gilles Loupi a été reçu samedi par sa direction pour un entretien préalable à licenciement. Ce cadre de Carrefour est, depuis le 22 octobre, mis à pied à titre conservatoire. Un employé de l’hyper de Saint-Jean- de-Védas que ses collègues avaient décidé de soutenir hier, en distribuant des tracts à l’entrée du magasin.
"Le courrier de mise à pied était prêt"
"C’est une affaire totalement disproportionnée, lâchait hier le délégué CGT de Carrefour, Patrick Brun. Sauf si l’on veut se défaire d’un salarié." Le 22 octobre dernier, chef de rayon, Gilles Loupi et son équipe n’avaient pu achever avant l’ouverture l’implantation des linéaires de jouets de Noël. Invité à se présenter devant la direction, "à 11 h, explique-t-il, pour faire le point, on m’a reproché des palettes et des matériels dans les rayons et qu’il était inacceptable de ne pas avoir achevé l’implantation à temps. Le courrier de mise à pied était prêt."
"Réduire la masse salariale"
Ce quadragénaire, salarié Carrefour depuis dix-huit ans, n’y croit toujours pas, ne "comprend pas" ce qui lui arrive, se dit bien noté, arguant d’une carrière démarrée comme simple employé "avant de gravir les échelons. Je ne dois donc pas être si mauvais." Du côté de la CGT, on s’interroge sur le "prétexte" éventuellement trouvé par la direction, confrontée au besoin de "réduire la masse salariale" face au recul du chiffre d’affaires. En évoquant des départs déjà nombreux depuis un an. Hier, William Ramos, le directeur, absent, aucun membre de la direction ne se disait habilité à faire de commentaire

Deux dimanches et trois jours fériés par an et c'est tout ! À partir du 1er janvier 2012, les commerces alimentaires tarnais de plus de 500 m2 ne pourront plus ouvrir le dimanche. L'arrêté préfectoral signé le 14 octobre valide l'accord entre les organisations patronales et syndicales.
Avant de rejoindre son nouveau poste à Épinal (Vosges), la préfète Marcelle Pierrot a signé le 14 octobre un arrêté portant sur la fermeture des commerces alimentaires d'une superficie supérieure à 500 m2. Il entrera en vigueur le 1er janvier 2012. L'ouverture de ces commerces sera autorisée uniquement deux dimanches par an : un fixé à une date commune pour tous les commerces du Tarn, l'autre laissé à la discrétion des maires en fonction des événements locaux. Enfin, ils auront également l'autorisation d'ouvrir trois jours fériés dans l'année. Ces dispositions ont été signées par cinq organisations patronales et cinq syndicats de salariés, (1) dans le but de « privilégier le commerce de proximité et favoriser l'animation des centres-villes des communes et des bourgs ruraux ». D'après l'enquête réalisée par les chambres consulaires (lire encadré) « 70 % des patrons de commerces interrogés sont favorables à la fermeture du dimanche », selon Michel Bélières, secrétaire de la CGT.
À Rabastens où Italo Bianchin patron du magasin Carrefour contact invite ses clients à signer une pétition (600 signatures environ) pour le maintien de l'ouverture le dimanche, la mesure est modérément appréciée. Il explique : « Le dimanche j'avais entre 500 et 600 clients pour une recette d'environ 10 000 € sur l'année cela faisait près de 600 000€. Je faisais travailler des étudiants, je ne pourrai plus. Je voulais aussi créer quatre boutiques en plus, j'ai essuyé un refus. On ne veut pas que les gens travaillent. Je vais malgré tout essayer de me battre mais à mon âge (78 ans NDLR), vous comprenez ». A Saint-Juéry où le magasin Carrefour market est aussi ouvert le dimanche matin, la présidente de l'association des commerçants est dubitative. Fabienne Hilaire précise : « Les gens qui n'iront pas à Carrefour risquent de venir chez nous, la mesure ne peut pas être mauvaise pour le petit commerce ». Une mesure qui met en colère Gérard Laborderie, PDG d'Intermarché à Aussillon : « Je n'avais pas connaissance de cet arrêté. C'est un véritable problème pour nous car les trois heures d'ouverture du magasin le dimanche matin correspondent à 10 % de mon chiffre d'affaires. On va souffrir, le risque économique est fort. On doit subir une loi locale qui n'est pas bonne. Et que l'on vienne pas me dire, conclut Gérard Laborderie, que cette mesure favorisera le petit commerce. Les clients qui venaient chez moi le dimanche matin, iront tout simplement le lundi chez les concurrents des grandes enseignes ».
Medef, UDICT, UPA, ANAPL, FDSEA pour le patronat, CFE-CGC, FO, CFDT, CFTC, CGT pour les syndicats
L'arrêté pris par la préfète est intervenu à la suite d'une consultation effectuée par les chambres de commerce et d'industrie, de métiers et de l'artisanat du Tarn, auprès des responsables de commerces à succursale, commerces multiples alimentaires et des commerces alimentaires spécialisés. Elles en ont répertorié près de 600 dans le département. « Ce qui fait du Tarn, selon Michel Belières, secrétaire départemental de la CGT, le premier département français en terme de mètres carrés de commerce alimentaire par habitant ».

Les dernières négociations sur la prime dividende prennent fin ce lundi soir. Adoptée au mois de juillet dernier, la mesure oblige chaque entreprise de plus de 50 salariés ayant versée des dividendes en hausse à ses actionnaires, cette année par rapport aux deux exercices précédents, à faire profiter d'une partie de ces bénéfices aux salariés. "J'affirme qu'il est normal que les salariés et les ouvriers, à qui on a demandé des efforts pendant la crise, bénéficient de la reprise, c'est un principe sur lequel je ne céderai pas", avait alors déclaré le chef de l'Etat. Quatre millions d'employés seraient concernés, selon le gouvernement. Mais à l'heure des derniers débats entre dirigeants d'entreprises et représentants du personnel, les ambitions de la loi ont été revues à la baisse.
Le montant moyen a fondu de 1000 à 300 eurosÀ l'origine en effet, le gouvernement tablait sur une prime de 1.000 euros, puis le montant a été revu à 700 euros. Au final, les salariés toucheront seulement 300 euros en moyenne, selon une enquête du cabinet Deloitte publiée en septembre. Et ce alors que l'Etat avait accordé aux entreprises une exonération de charges sur ces primes jusqu'à 1.200 euros par salarié et par an. Au total, 600 millions d'euros devraient être reversés, contre 2,8 milliards espérés initialement par le gouvernement.
Et ce chiffre de 300 euros ne permet pas non plus de se donner une idée précise de l'écart entre les différentes entreprises concernées. Certains salariés sont en effet loin de toucher cette somme. Les salariés de Securitas ont notamment perçu une prime de 8 euros chacun, après revalorisation de son montant, prévu à...3,50 euros au départ. Le ministre du Travail Xavier Bertrand a beau avoir qualifié cette somme de "ridicule et dérisoire", les moyens de pression du gouvernement restent faibles.
La mesure ne prévoit aucun montant minimal ni aucune méthode de calcul particulière. Rien n'empêche donc une entreprise de ne verser ne serait-ce qu'un euro. La circulaire du 29 juillet demande certes aux entreprises d'éviter de verser une "somme symbolique", mais sans plus de précision. Securitas, qui estime que la prime se base uniquement sur l'augmentation des dividendes, soit 150 000 euros pour cette année dans leur cas, a divisé cette somme par le nombre de ses salariés français, soit 20.000. On arrive donc environ à environ 8 euros par personne.
Risque de perturbation des négociations salarialesChez Ipsos, les salariés ont vu leur prime passer de 24 euros, à un montant variant entre 100 et 300 euros, selon le salaire et l'ancienneté. Mais ils n'ont pu obtenir cette hausse qu au bout de 10 jours de grève. A l'opposé, ce sont les salariés d'Hermes qui percevront le plus, avec une prime de 1200 euros, suivi de LVMH, Michelin, Sanofi (600 euros) ou encore L'Oréal (de 450 euros à 765 euros).
Du côté du Cac 40, les écarts entre les différentes sommes ne sont pas négligeables, assure Le Parisien. Les banques comme BNP Paribas (400 euros) et la Société générale (200 euros) se situent autour de la moyenne. Renault ou Carrefour ne verseront que 150 euros. Les salariés de Capgemini, eux, se contenteront d'une prime comprise entre 50 et150 euros, selon le salaire.
Et la baisse du montant moyen des primes n'est pas le seul couac que risque d'enregistrer la mesure. Les représentants de salariés craignent que sa simple existence perturbe les futures négociations salariales. Selon le cabinet Deloitte en effet, 35% des entreprises envisagent de "réduire l'enveloppe d'augmentation des salaires d'un montant correspondant à la moitié environ du coût de cette prime".

Les petits commerçants du centre-ville fourbissent l'arme de l'arrêté préfectoral en date de 1969 « toujours en vigueur » pour contrecarrer la décision de Nicolas Châtel, gérant, d'ouvrir Carrefour Market, tous les dimanches matin, ce qui implique une ouverture du magasin 6 jours et demi par semaine « au détriment du petit commerce ». Une pétition a été lancée. Elle a pour le moment recueilli « une vingtaine de signataires, essentiellement des artisans des métiers de bouche »précise l'un des instigateurs, Daniel Gilbert.
Le maire de la commune, Guy Romain a été interpellé. Il prend fait et cause pour les petits commerçants. « Jusqu'à ce qu'on m'interpelle sur l'ouverture de Carrefour Market le dimanche matin, je ne m'inquiétais de rien, explique le maire. J'avais reçu M. Châtel qui m'avait d'ailleurs annoncé son intention de rester ouvert tous les dimanches matin pour faire face à la concurrence de l'Intermarché de Livarot. Dans la semaine qui a suivi, plusieurs commerçants se sont inquiétés de cette ouverture. Renseignement pris sur Livarot, il s'avère que l'Intermarché est certes, ouvert le dimanche matin, mais il est fermé l'après-midi ainsi que le lundi toute la journée. Dans l'Orne, l'ouverture et le repos hebdomadaire des magasins d'alimentation sont réglementés par un arrêté préfectoral de 1969 ». L'arrêté stipule que ces magasins, hormis ceux implantés sur des communes où n'existe qu'un unique commerce de cette nature, doivent être fermés un jour plein par semaine exception faite de la période s'étalant du 15 mai au 15 septembre et lors des fêtes. « J'ai contacté M. Châtel et je lui ai exposé ma position, en l'occurrence celle de faire respecter l'arrêté de toujours en vigueur. Dimanche dernier, il n'en a pas tenu compte, j'ai donc demandé à la gendarmerie de procéder aux constatations d'usage ».
La position de la présidente de l'union commerciale, Isabelle Routier est « de soutenir l'action du maire. Il ne s'agit pas d'entrer en guerre contre Carrefour. C'est un commerçant comme un autre. Mais il y a une réglementation, à lui de l'appliquer. Si. M. Châtel souhaite rester ouvert le dimanche matin, qu'il ferme alors le lundi. Que l'on soit petit ou grand, la réglementation est la même pour tous ». Quant à Nicolas Châtel, contacté vendredi matin, il n'a pas souhaité s'exprimer.
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