Carrefour, un silence assourdissant!
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Olofsson anticipe son départ, Plassat devient PDG de Carrefour |
25 mai
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Carrefour a annoncé jeudi que son PDG Lars Olofsson, qui devait être remplacé par Georges Plassat le 18 juin, avait souhaité anticiper son départ, rendant immédiatement effective la nomination de son successeur à la tête du groupe de distribution. |
Lars Olofsson, dont le remplacement avait été annoncé en janvier, a présenté sa démission lors d'un conseil d'administration réuni le 23 mai et a "fait part aux
administrateurs de sa décision de partir à la retraite", indique le groupe dans un communiqué. Le dirigeant a informé le conseil qu'il considérait que "toutes les conditions étaient réunies pour
que la période de transition, commencée le 29 janvier 2012, soit achevée par anticipation".
Georges Plassat, directeur général délégué, a donc été nommé PDG avec effet immédiat à l'issue du conseil.
En interne, on souligne que cette longue phase de transition était devenue ingérable entre les deux hommes.
"Plassat avait hâte de prendre les choses totalement en main et la critique en bloc de tout ce que son prédécesseur avait fait était difficile à supporter pour Olofsson", indique-t-on.
La retraite chapeau que devrait toucher Lars Olofsson - alors que le cours de Bourse a perdu près de 40% de sa valeur sous sa direction et que le groupe a signé le triste record de cinq profit
warnings en l'espace d'un an - pourrait provoquer un tollé semblable à celui qui avait suivi le départ de Daniel Bernard en 2005, qui avait finalement dû y renoncer.
Cette retraite complémentaire serait comprise, selon les analystes, entre 350.000 et 500.000 euros par an.
Lars Olofsson se verra en outre verser une indemnité de 1,5 million d'euros bruts en cas de respect d'une clause de non concurrence pendant une période d'un an après son départ.
"Après son passage chez Carrefour, on peut penser qu'il n'y aura pas beaucoup de distributeurs pour se l'arracher", observe un analyste qui a souhaité garder l'anonymat.
LARS OLOFSSON ECHAPPERA A L'AG DU 18 JUIN
Ce départ anticipé permettra aussi à Lars Olofsson d'échapper à l'assemblée générale des actionnaires prévue le 18 juin, ajoute-t-il.
Carrefour se refusait jeudi à tout commentaire sur les conditions de départ de son PDG.
Georges Plassat, choisi par les grands actionnaires de Carrefour (Colony Capital et groupe Arnault, holding familiale du PDG de LVMH Bernard Arnault) pour redresser le groupe, avait rejoint
Carrefour le 2 avril.
Il est précédé d'une solide réputation d'expert de la distribution et des restructurations musclées. Artisan du redressement du distributeur de chaussures et d'habillement Vivarte, il avait
massivement taillé dans les coûts et les syndicats de Carrefour disent aujourd'hui redouter de lourdes suppressions d'emplois. (voir )
Les marchés attendent maintenant sa feuille de route pour remettre à flot un groupe entravé par nombre d'errements stratégiques et qui ne parvient pas à enrayer l'érosion de ses parts de marché
en France, où il réalise encore 40% de son chiffre d'affaires.
"En interne, Plassat a dressé un tableau assez apocalyptique de l'état du groupe. Il a ouvert très grand le parapluie ou bien il a trouvé Carrefour dans un état encore pire que ce à quoi il
s'attendait", relève un autre analyste.
La remise à plat des méthodes de gestion, la place du non alimentaire, l'avenir des grands hypermarchés dans les pays matures, le positionnement prix et la stratégie à l'international - dans un
marché qui bruisse de rumeurs sur de possibles cessions d'actifs jugés non stratégiques - sont autant de chantiers qui témoignent de l'ampleur de la tâche à accomplir.
Alors que ses performances se sont encore détériorées en France et en Europe du Sud au premier trimestre, l'exercice 2012 s'annonce encore très difficile pour Carrefour, sur fond de dégradation
du climat économique en Europe et de baisse de la consommation de produits non alimentaires.
A la Bourse de Paris, le titre Carrefour est inchangé à 14,40 euros à 13h00, dans un marché en hausse de 1,12%.
Le titre, qui plonge de 17,8% depuis le début de l'année, sous-performe lourdement l'indice européen de la distribution qui limite son repli à 5,4% sur la période. IL avait déjà abandonné 25% en
2011
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Menace sur l'emploi dans la grande
distribution : |
24 mai
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En effet, plusieurs enseignes ont annoncé des restructurations ou des réorganisations internes qui ne peuvent être sans conséquence sur les effectifs des
magasins.
Face à cette situation sans précèdent sur le plan économique et social pour les salariés de nos commerces, la FGTAFO a écrit ce jour à Michel Sapin, Ministre du travail, de l’emploi, de la
formation et du dialogue social, à Sylvia Pinel, Ministre déléguée auprès du Ministre du redressement productif, chargée de l’artisanat, du commerce et du tourisme, et à Jacques Creyssel,
Secrétaire général de la FCD, afin que soit convoquée sans tarder une réunion des partenaires sociaux de la branche pour évoquer cette sombre menace qui pèse sur l’emploi, enjeu majeur des
dernières élections présidentielles.
Pour Force Ouvrière, cette rencontre doit aborder la question des évolutions programmées de l’emploi dans la branche, les modalités économiques et sociales que les enseignes concernées entendent
mettre en oeuvre pour garantir l’emploi net dans le secteur, la mise en place d’un observatoire social des bonnes pratiques en matière d’emploi dans la grande distribution française.

Après l'Espagne ou l'Argentine, la France teste à son tour ce dispositif censé accélérer le flux clients, tout en
dynamisant les achats d'impulsion.
Après la ligne bleue, la file unique ? Carrefour teste pour la première fois en France un dispositif de file unique en caisse, dans son hypermarché Planet de Saint-Pierre des Corps, près de Tours. Ce système est déjà répandu dans les hypermarchés espagnols, où une vingtaine de caisses sont ainsi desservies, accélérant ainsi le flux, selon l’enseigne. Sur le plan du merchandising, cette file d’attente unique a aussi l’avantage de faire passer un gros flux clients devant une sélection de produits. Après l’Espagne et la France, et alors que la « cola unica » existe déjà en Argentine, le groupe devrait étendre le test dans d’autres pays européens, comme l’Italie ou la Pologne. En Europe, d’autres enseignes non-alimentaires (Uniqlo) ou alimentaires (Red Market, l’enseigne discount de Delhaize en Belgique) sont déjà converties à la file d’attente unique.

La transition devait s’achever
en douceur au matin du 18 juin 2012, jour de l’assemblée générale des actionnaires de Carrefour. Elle se termine finalement plus tôt que prévu, Lars Olofsson ayant décidé de quitter le groupe dès hier, 23 mai 2012. « Monsieur Lars Olofsson a
informé le conseil d’administration qu’il considérait que toutes les conditions étaient réunies pour que la période de transition, commencée le 29 janvier 2012, soit achevée par anticipation »,
annonce en effet Carrefour, dans un communiqué. En conséquence, la nomination de Georges Plassat au poste de Pdg est désormais pleinement effective, « avec effet au 23 mai 2012 »
: l’ancien patron de Vivarte a donc maintenant toutes les cartes en main pour essayer de mener à bien le redressement de Carrefour. Un travail qui s’annonce difficile : de son propre aveu, Georges Plassat avait en effet dressé un constat bien sombre de l’entreprise
Carrefour, devant les représentants syndicaux.
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« Je ne laisserai pas faire ce cortège de plans sociaux qui auraient été différés, et il y aura des responsabilités à prendre au sommet des entreprises », déclarait François Hollande alors qu'il était encore candidat. Très vite en tout cas, le nouveau gouvernement va voir s'accumuler une pile de dossiers brûlants sur le plan social, avec à la clef la menace de nombreuses destructions d'emplois.
Exemple de possible bombe à retardement : Neo Sécurité. Le numéro deux du marché français de la sécurité a pu retirer, le 2 mai dernier, la déclaration de cessation de paiements déposée le 24 avril, grâce au coup de pouce de l'ancien gouvernement, qui lui a accordé un délai de deux mois pour payer certaines charges. Pour autant, le risque d'une liquidation et d'une vente par appartements n'est peut-être pas totalement écarté. « Quand 5.000 emplois sont en jeu et dans le contexte politique actuel, avec un nouveau président de la République ? Je n'y crois pas une seconde », confie aux « Echos » une source syndicale. Le lourd passif de l'entreprise (40 millions d'euros) pourrait néanmoins calmer les ardeurs des candidats au rachat.
Chez Air France, Alexandre de Juniac, le PDG, annoncera lors d'un prochain comité central d'entreprise, le 24 mai, le programme opérationnel du plan de transformation d'Air France. La direction est engagée dans une renégociation des accords collectifs avec toutes les catégories de personnel dont l'issue déterminera l'ampleur d'un plan de départs volontaires.
Chez Carrefour, Georges Plassat, nouveau directeur général du premier distributeur européen et son prochain PDG, a tenté de rassurer les organisations syndicales, qui redoutaient l'annonce prochaine de 3.000 à 4.000 suppressions d'emplois, dans les magasins et au siège en France. Lors de son premier comité de groupe, le 10 mai, il n'a pas confirmé de tels chiffres tout en reconnaissant qu'il « faudrait faire quelque chose dans les sièges sociaux ».
A la SNCM, la suspension du mouvement de grève des marins CGT après l'élection de François Hollande ne doit pas faire illusion. Le dossier reste explosif pour la compagnie dont la délégation de service public entre le continent et la Corse a été annulée. Ce sont 1.700 emplois qui sont en jeu dans cette filiale de Veolia Transdev.
Dans les jours récents, certains dossiers sont même venus grossir la pile. Ainsi l'usine de boîtes de vitesses GM de Strasbourg, dont les dirigeants ont opportunément attendu le lendemain de la présidentielle pour annoncer qu'ils étaient à la recherche d'un repreneur. Si personne ne se présente, un millier d'emplois seraient alors en jeu.
Dans l'automobile toujours, le nouveau président a déjà donné un rendez-vous de principe aux représentants syndicaux de l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois, qui emploie plus de 3.000 personnes. Mais aura-t-il les moyens d'empêcher PSA de fermer le site, alors qu'un précédent gouvernement de gauche n'avait pas bronché lorsque Renault avait sacrifié Vilvorde en Belgique ?
Autre inconnue pour les mois à venir, les hauts-fourneaux de Florange (Moselle). Son propriétaire, ArcelorMittal, attend d'y voir plus clair sur la conjoncture européenne avant de décider si leur fermeture actuelle sera provisoire ou définitive. Interrogations aussi chez Rio Tinto Alcan à Saint-Jean-de-Maurienne, où l'avenir du site est suspendu à la renégociation d'un contrat d'achat d'électricité. Ou chez Areva, où planent toujours des menaces potentielles sur les effectifs français, liés au coup de froid général sur le nucléaire.
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Les actionnaires sur la sellette des syndicats
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François Hollande prêt à donner un coup de pouce au Smic "FO pourrait avoir des divergences avec Hollande sur le départ à 60 ans" Laurence Parisot prête à travailler rapidement avec le nouveau gouvernement
Le secrétaire général de Force ouvrière a estimé le 15 mai que le Smic devait être fixé à 80% du salaire médian.
Le responsable syndical voudrait que le Smic net atteigne 1340 euros, d’après son intervention dans l’émission Preuves par 3 de Public Sénat. Actuellement le salaire minimum est de 1 100 euros. La référence du salaire médian se définit par 50% des salariés en dessous et 50% au dessus.
Le responsable a assuré que ce changement ne peut se faire que progressivement, mais il estime qu’il faut un "coup de pouce".
Il en a profité aussi pour interpeller le futur ministre du Travail qui doit être nommé en fin de journée. Il faut que "le ou la ministre du Travail convoque immédiatement les commissions mixtes paritaires dans les branches pour que, là où il y a des minima
Premières réformes et défis économiques du gouvernement
Investir.fr
RETRAITES
François Hollande veut rétablir par décret le droit de partir à la retraite à 60 ans pour les personnes ayant cotisé suffisamment longtemps pour toucher une retraite à taux plein.
Le syndicat Force ouvrière a d'ores et déjà demandé que cet adoucissement de la réforme de 2010 qui porte
progressivement l'âge légal de départ en retraite de 60 à 62 ans soit élargi aux personnes ayant validé ces trimestres sans avoir nécessairement cotisé.
SMIC
François Hollande s'est dit ouvert à un coup de pouce au smic, après des années de revalorisations minimales sous Nicolas Sarkozy. L'ampleur de coup de pouce dépendra de la vigueur de l'économie, a-t-il précisé.
Ce geste a été salué par les syndicats et critiqué par le patronat et des économistes qui redoutent un
impact négatif sur l'emploi au moment où le chômage est au plus haut depuis 1999.
PLANS SOCIAUX
Pour faire face à des plans de réductions d'effectifs redoutés, François Hollande entend pénaliser les licenciements qualifiés de "boursiers".
Le premier grand test concernera l'automobile, un secteur confronté à des surcapacités rendues plus criantes encore par l'effondrement du marché automobile européen au début de l'année.
L'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) semble la plus menacée. Autre dossier sensible, General Motors qui envisage de vendre une usine strasbourgeoise.
Le groupe chimique suisse Ineos a lui annoncé son intention de vendre son usine de Sarralbe, en Moselle.
Le géant de la distribution Carrefour est resté flou sur la question des effectifs alors que les syndicats estiment que 3.000 à 5.000 emplois sont menacés.
Air France compte boucler fin juin les négociations pour redéfinir ses accords sociaux, à l'heure où la compagnie affronte de sérieuses difficultés financières.
France Télécom, SFR et Bouygues Telecom promettent pour leur part de réduire les coûts. Cinq mille à
10.000 emplois sont menacés d'ici un ou deux ans, selon des estimations d'analystes reprises par le président de l'Arcep, le régulateur des télécoms.
DEXIA
La banque franco-belge s'est imposée comme le premier dossier financier sensible auquel doit s'attaquer François Hollande. Le gouvernement belge réclame le contrôle opérationnel et une réduction de sa participation de 60% aux 90 milliards d'euros de garanties d'Etat accordés à Dexia.
CARBURANTS
Le blocage des prix des carburants promis pour trois mois par François Hollande n'est pas d'actualité car
les prix baissent au bénéfice du consommateur, a souligné Michel Sapin.
LIVRET A
Le doublement promis du plafond du livret A est critiqué par des responsables bancaires qui estiment que
cela va détourner des fonds qui seraient plus utiles à l'économie ailleurs, tout en coûtant cher à l'Etat en recettes perdues.
SALAIRES DES ENTREPRISES PUBLIQUES
François Hollande entend limiter la rémunération maximale dans les entreprises publiques à vingt fois le salaire le plus faible qu'elles pratiquent, par un décret fin mai. (Jean-Baptiste Vey, édité par Patrick Vignal)
Le Syndicat de base d’Ulysse Hyper Distribution Carrefour (UDH) relevant de la Confédération générale tunisienne du travail (CGTT) a annoncé avoir déposé un préavis de grève pour les 25 et 26 mai
2012, décidée suite à une réunion tenue le 13 mai 2012 à son siège social pour faire un état des lieux des négociations en cours avec l’administration de Carrefour et qui concerne, entre autres,
la conclusion d’accords qui répondent à certaines revendications des employés.
Les raisons de cette grève est que l’administration a refusé certaines revendications dont notamment, la titularisation après deux ans de travail, la participation et la consultation du syndicat
avant de donner les promotions, l’octroi d’une prime spéciale pour l’Aïd et l’augmentation du montant des tickets de restaurant.
Communiqué
HARCELEMENT SEXUEL :
UNE DECISION INTEMPESTIVE DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL
FORCE OUVRIERE s’inquiète des conséquences de la décision du Conseil Constitutionnel qui abroge l’article 222-33 du Code Pénal.
Cet article énonçait que « le fait de harceler autrui dans le but d’obtenir des faveurs de nature
sexuelle est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. »
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Le Conseil Constitutionnel a jugé l’article insuffisamment précis quant aux éléments constitutifs de
l’infraction.
Depuis le 5 mai et tant qu’aucune nouvelle loi n’aura été promulguée, aucune poursuite pénale ne peut
plus être intentée sur ce fondement.
Bien plus, toutes les affaires en cours tombent immédiatement : les enquêtes préliminaires en cours
seront classées sans suite, les instructions aboutiront à un non lieu et les décisions non définitives à la relaxe.
FORCE OUVRIERE s’étonne qu’il ait fallu 10 ans pour arriver à une décision qui, en créant un vide
juridique, plonge dans le désarroi les victimes de harcèlement sexuel.
Sauf pour les victimes à demander une requalification en une autre infraction pénale (ex : violences
volontaires avec préméditation), ces délits risquent d’échapper à toute sanction et ce sentiment d’impunité du harceleur est intolérable pour les victimes.
Reste le terrain prud’homal, si le harcèlement a lieu dans l’entreprise, les articles L 1152-1, L 1153-1
et L 1155-2 n’ayant pour l’instant pas disparu du Code du travail.
Pour FORCE OUVRIERE, cette censure du Conseil Constitutionnel exige une intervention immédiate du
législateur.
FORCE OUVRIERE réclame donc une réaction rapide des pouvoirs publics … même si la future loi ne pourra
s’appliquer qu’aux jugements à venir.
Paris, le 14 mai 2012
Contacts :
Anne BALTAZAR, Secrétaire confédérale 01 40 52 85 53
anne.baltazar@force-ouvriere.fr
Didier PORTE, Secrétaire confédéral 01 40 52 83 45
didier.porte@force-ouvriere.fr

Les salariés du magasin Carrefour de Saint-Pol-sur-Mer sont inquiets ...
, au point qu'une quarantaine d'entre eux, sur 249 employés, ont participé à une assemblée générale, vendredi soir.
« Les salariés se posent beaucoup de questions par rapport au groupe, explique Christelle Rubrecht, la déléguée syndicale CFDT du magasin. Depuis plusieurs années, les financements sont gelés, les départs à la retraite ne sont pas remplacés et on voit que ça ne bouge pas.
» Une situation d'autant plus compliquée que, selon Christelle Rubrecht, la direction du magasin reste muette. Si le groupe de grande distribution est en proie à des difficultés au niveau national, la situation particulière du Carrefour de Saint-Pol-sur-Mer inquiète d'autant plus les salariés. En cause, l'abandon du déménagement du magasin vers le futur centre commercial Noort Gracht et une situation juridique alambiquée.
« Notre magasin appartient à 50 % à Carrefour et à 50 % à Coop Atlantique, par l'intermédiaire d'une société commune, Carcoop.
Coop Atlantique veut arrêter ce partenariat, donc on ne sait pas trop ce qu'on va devenir », continue Christelle Rubrecht. Et la déléguée syndicale se sent soutenue par les élus saint-polois. Vendredi, Claude Nicolet, attaché parlementaire du député Christian Hutin, maire-délégué de Saint-Pol-sur-Mer, était à l'assemblée générale. Une rencontre avec Christian Hutin est prévue le 25 mai. « Après cette réunion, on en saura plus sur les intentions de Carrefour et on décidera quoi faire », conclut Christelle Rubrecht. • •. M.
Nous n'avons pas réussi à joindre hier la direction du Carrefour
Lundi, une partie du personnel de l'hypermarché a arrêté de travailler. En cause : les conditions de travail.
« Aujourd'hui, le coeur n'y est plus... » C'est par ces mots que les clients de Carrefour ont été accueillis lundi. Dans les premières lignes du tract distribué par la CGT et la CFTD, les représentants du personnel assurent que « si 2011 a été une année soi-disant « commercialement difficile » pour Carrefour, elle aura été socialement catastrophique pour l'emploi et les salariés. Les perspectives 2012 ne sont pas meilleures. Elle a bon dos la crise ! »
C'est pour cette raison que les deux syndicats avaient lancé un appel à la grève. Le 13 avril déjà, les syndicats avaient mené un débrayage. Lundi, l'appel couvrait toute la journée et la mobilisation a été plus importante. Lundi matin, on comptait 40 salariés rassemblés dans la galerie commerciale de l'hypermarché. Les syndicats insistent sur la dégradation des conditions de travail. « Certains cadres tiennent des propos irrespectueux. Il y a aussi une pression psychologique, assure Godefroy Vincent, délégué CGT. Personnellement, je dois remplir 12 rayons cet après-midi ! »
Samedi matin, les deux syndicats ont été reçus par le directeur pendant plus de deux heures. « Il s'est engagé à mettre en place des solutions. À améliorer certaines organisations... » Les syndicats attendent de voir. Ils réclament surtout des créations d'emplois. Sur ce point, les interrogations sont d'actualité. « On entend parler de menace d'au moins 3 000 suppressions d'emplois en France. Mais le groupe dispose d'un trésor de guerre. Ce sont les actionnaires qui souhaitent dégager des bénéfices » glisse Stéphane Mens (CGT). Des réunions importantes doivent se tenir en mai et en juin.
En fin de journée, Pierre Grosjean, directeur du jour, a fait le point. « J'ai insisté sur le fait que je souhaitais rencontrer les salariés, rayon par rayon, à partir du 4 mai. Je suis à l'écoute sur les problèmes de chacun. Mon souhait est d'arriver à la meilleure façon de travailler. » C'est dans ce contexte que la CFDT a suspendu son mouvement à 13 h. « Il n'y avait plus qu'une quinzaine de salariés dans la galerie en milieu d'après-midi » assure le directeur. Sur la menace de suppression d'emplois, un seul commentaire. « À Quimper, ce n'est pas d'actualité. »
Nom de code: «nouveau marché». Depuis décembre, l'organisation des rayons a été revue dans une vingtaine de Géant Casino. Les îlots fruits et légumes, boucherie, fromages à la coupe et pâtisseries sont réunis au centre de l'hypermarché, avec leurs décors riches et leurs équipes désireuses de partager des conseils culinaires avec les clients.
«La zone “frais traditionnel” est devenue stratégique, explique André Lucas, directeur général des hypermarchés et supermarchés du groupe Casino. Le prix est un élément important, mais la qualité des produits frais et la profondeur de l'offre sont des axes de fidélisation plus fort.» Dans les hypers déjà convertis au nouveau concept, le retour sur investissement est tangible non seulement sur l'espace frais, dont la performance s'est améliorée de 10 % en moyenne, mais aussi dans les autres rayons.
Tous les distributeurs ont fait la même analyse: la zone marché doit attirer les clients, tout autant sinon plus que les prix des boîtes de conserve et paquets de biscuits. La semaine passée, devant les représentants des salariés de Carrefour, Georges Plassat, le nouveau patron du groupe, a insisté sur les efforts à apporter au rayon frais. «Les supermarchés et les petits hypermarchés n'ont pas le choix, assure Laurent Thoumine, partner au cabinet Kurt Salmon. Un beau rayon frais est le meilleur moyen de fidéliser les clients… et son absence la garantie de les faire fuir.»
Du coup, les enseignes ne lésinent plus sur les investissements: brumisateurs pour conserver l'apparente fraîcheur des fruits et légumes, bacs à glace inclinés pour mieux présenter les poissons, intensité lumineuse réduite pour donner une ambiance marché… Simplymarket teste l'éclairage par LED des fruits et légumes pour les rendre plus appétissants. Aucun détail n'est négligé pour attirer le chaland: le personnel est chargé d'astiquer les pommes et d'enlever les fruits gâtés.
«Le modèle économique des produits frais est très différent de celui des produits industriels, explique Cédric Ducrocq, consultant chez Dia-Mart, et la zone frais n'est pas forcément la plus rentable» vu les coûts importants: chambres de conservation, législation très stricte, taux de perte plus élevé, personnel qualifié à rémunérer. «Mais dans une zone marché, il y a davantage d'opportunités de contact avec le client, qui éprouve du plaisir à faire ses courses dans cette partie du magasin», explique un distributeur.
Les meilleurs professionnels parviennent à conjuguer les impératifs de fidélisation et de rentabilité. «Les marges peuvent être importantes sur certains produits frais, mais seulement si le distributeur arrive à maîtriser le taux de chute», assure Yannick Franc, consultant chez Kurt Salmon. Bien gérés, certains rayons peuvent se transformer en machines à cash.
Certaines chaînes de supermarchés savent particulièrement bien s'en sortir. «En tant que magasin du quotidien, les produits à durée de conservation courte sont notre raison d'être. La part de surface consacrée à ces produits est supérieure à leur contribution au chiffre d'affaires, qui varie chez nous entre 20 % et 52 %», explique Guillaume Dumarché, directeur marketing de Système U.
Un dernier phénomène incite les distributeurs à perfectionner leur zone frais pour conserver leurs clients: l'essor des courses alimentaires sur Internet. Leclerc a ainsi décidé de réimplanter sa zone marché en commençant par la boucherie et la boulangerie.
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FO CARREFOUR
ANNECY
134 AVENUE
DE GENEVE
74000 ANNECY
TEL:04.50.10.75.79
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L'EQUIPE FO CARREFOUR ANNECY
DELEGUE SYNDICALE
LEONARD BORDIGNON
ELUS EN COMITE ENTREPRISE(CE)
JACQUES BERTHELIER(titulaire)
YOHAN GUILLERMIN(suppleant)
ELUS DELEGUE DU PERSONNEL(DP)
LEONARD BORDIGNON(titulaire)
ABEL AWLISHIE(suppleant)
NOMME AU COMITE HYGIENE
ET SECURITE ET DES CONDITIONS
DE TRAVAIL(CHSCT)
DANIEL VERCIN(CHSCT)(NOMME)
REPRESENTANT SYNDICALE AU COMITE ENTREPRISE(CE)
BRUNO RUBAT DU MERAC
REPRESENTANT SYNDICALE AU CHSCT
LAURENT FELLAHI
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Ventes T1 2012 en hausse de 1,5% à 22,5Md€ Résistance des ventes alimentaires, faiblesse persistante des dépenses non-alimentaires |
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