Carrefour, un silence assourdissant!
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Carrefour autorisé à reprendre les 34 magasins de Guyenne & |
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Tunisie – Préavis de grève à Carrefour |
15 mai
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Le Syndicat de base d’Ulysse Hyper Distribution Carrefour (UDH) relevant de la Confédération générale tunisienne du travail (CGTT) a annoncé avoir déposé un préavis de grève pour les 25 et 26 mai 2012, décidée suite à une réunion tenue le 13 mai 2012 à son siège social pour faire un état des lieux des négociations en cours avec l’administration de Carrefour et qui concerne, entre autres, la conclusion d’accords qui répondent à certaines revendications des employés. |
Les raisons de cette grève est que l’administration a refusé certaines revendications dont notamment, la titularisation après deux ans de travail, la participation et la consultation du syndicat
avant de donner les promotions, l’octroi d’une prime spéciale pour l’Aïd et l’augmentation du montant des tickets de restaurant.
Un combat qui ne fait que commencer pour l'obtention de droits simples.
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Auchan: FO contre un plan visant à supprimer près de 1.700 |
15 mai
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Le slogan pourrait être "Vivons mieux, vivons moins nombreux" Elle n'est pas belle la vie Auchan ! «Auchan a été très fort dans sa communication en disant que l’entreprise ne supprimait pas de postes mais en créait grâce à des ouvertures prochaines de magasins, mais nous restons très inquiets pour l’emploi et avons comptabilisé plus de 1.700 postes touchés par le plan», précise Pascal Saeyvoet, délégué syndical FO. |
La procédure d’information-consultation du personnel, étape obligatoire, s’est clôturée jeudi lors d’un comité central d’entreprise par un avis défavorable des
principales organisations syndicales (FO, CGT, CFDT et CFTC). Auchan reste toutefois libre de ses décisions de gestion.
Avis des membres FO au comité central d’entreprise du 10 mai 2012
Sur le plan de transformation 2012-2014
Depuis 2002, l’Entreprise Auchan ne cesse de conduire des plans de transformation qui ont eu pour conséquences de nombreuses suppressions de postes.
Si l’entreprise nous présente un contexte économique difficile, notre expert relève pour autant des résultats distribués à 100% depuis des années, pire une distribution de 500 millions d’euros
sur les fonds propres, servant pour l’essentiel au développement international. Ceci tend à prouver la bonne santé de l’Entreprise à travers des salariés qui génèrent des gains de productivité
non négligeables.
Est-ce vraiment aux salariés touchés par le plan de transformation de payer la continuité de cette distribution ? Ne doivent-ils pas eux aussi bénéficier de leur investissement apporté pendant
des années ?
Si les élus de notre organisation syndicale sont conscients qu’une Entreprise vit, bouge, se transforme, qu’en son sein des métiers évoluent, ils regrettent que l’Entreprise conduisent ces
changements au travers d’un plan de transformation. Pourquoi ne pas conduire la gestion prévisionnelle des emplois en amont, détecter les compétences, donner des formations, élaborer des plans de
carrière afin que ces nouveaux postes soient pourvus au fil de l’eau ! Ceci aurait pour avantage de ne rien faire dans la précipitation, mais bien de conduire une situation de plein emploi, avec
des salariés repositionnés sans douleur.
Malgré un discours de plein emploi, les plans successifs nous ont démontrés que nombre de salariés restent sur le bord du chemin. Derrière ces décisions il n’y a pas simplement des postes
supprimés mais aussi des Hommes en souffrances, avec toutes les répercussions sur leur vie familiale.
Aussi :
Les membres élus FO dénoncent le fait que des salariés en comptabilité et au service du personnel subissent pour la 3ème fois les contrecoups d’un nouveau plan de transformation 2012-2014,
dénoncent le désengagement de l’Entreprise Auchan d’un Service du Personnel, qui devrait apporter soutien à l’ensemble des salariés dans son devoir social. Stop à ce projet qui a depuis 2002,
enregistré une baisse significative de ses effectifs et dans le même temps une recrudescence de stagiaires, présents 12 mois sur 12.
Les membres élus FO dénoncent, l’intensification du projet planification qui s’ajoute au projet efficacité opérationnelle, sources de souffrances au travail dans ses conséquences par un manque
de personnel avéré et des rythmes de travail infernaux.
Les membres FO dénoncent le projet du service de sécurité, qui aura un impact sur l’emploi alors même que notre Entreprise emploie des sociétés extérieures. Les membres élus FO n’accepteront
pas de voir aux portes alimentaires restantes, des salariés extérieurs à l’Entreprise, et vous demandent de prendre des décisions concernant ces sociétés, avant même de supprimer le personnel
Auchan.
Les membres élus FO, au vu du manque de postes disponibles sur les plateformes SAV et dans les magasins les plus proches, au vu de la distance qui sépare Trappes des
plateformes existantes, vous demandent la suppression du projet standard SAV unique sur Trappes.
Projet livraison mutualisée : les membres élus FO constatent que ce projet était déjà d’actualité lors d’un précédent plan de transformation, qu’il a été abandonné,
qu’aujourd’hui il ressort sans aucun élément nouveau mais qu’il conduit à la perte d’un service client, avec suppression de postes
Projet vendeurs : les membres élus FO rappellent que ce personnel sort de la remise en cause du statut. Maintenant avec la mise en place du libre-service, ils vont subir
l’impact du plan de transformation, à double titre poste et rémunération. Leur nouvelle tenue de fonction conduira inévitablement à une déprofessionnalisation par la mutualisation électro, image,
nomade, téléphonie et multimédia. De plus pouvons- nous accepter sur nos sites d’accueillir des animateurs, alors que ces postes pourraient être tenus demain par les vendeurs Auchan !
Projet accueil caisses : les membres élus FO ne cautionnent pas et refusent ce projet, qui n’allègera pas la charge de travail avec le nouveau logiciel NEO, et qui plus est,
aura un impact sur le retour articles, la garantie prix et dégradera inévitablement les démarques.
Projet DSI : les membres élus Fo comprennent que c’est le développement externe des métiers de production qui entrainera inévitablement la suppression de ces métiers en propre.
N’y a-t-il pas un danger de désorganisation et perte du savoir-faire !
Projet Bijouterie: les membres élus FO constatent une fois de plus l’externalisation de la Logistique. Au niveau de ces métiers dits de Logistique, le développement se fait
pratiquement toujours par des sociétés prestataires. N’y a-t-il pas danger pour l’avenir de cette file métier, le projet Bijouterie en étant un reflet ! En plein plan de transformation
l’intégration de cette plateforme ne permettrait-elle pas le repositionnement de salariés Auchan ! Les membres élus FO demandent l’intégration de cette plateforme à notre Logistique
En conclusion et en rappel à nos déclarations faites aux CCE précédents, les membres élus FO donnent un avis défavorable au Plan de transformation 2012-2014 et vous demandent de réfléchir au
contenu de ces dernières remarques et propositions.
Les membres élus FORCE OUVRIERE
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Rencontre avec Gorges Plassat, c'est le flou artistique ! |
10 mai
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Ce matin 10 Mai, le Comité de Groupe s’est réuni, suite à la demande de la secrétaire Force Ouvrière, avec à l’ordre du jour : Information sur la situation et les perspectives du Groupe, suivi d’un échange et débat avec Mr Georges Plassat (Directeur Général Délégué) et Noël Prioux (Directeur Exécutif France). |
Jacqueline Poitou, Secrétaire FO du Comité, a rappelé pourquoi elle avait demandé la tenue de cette réunion, notamment par rapport à l’inquiétude des salariés vis-à-vis de leur emploi et de leurs
conditions de travail.
INTERVENTION DE GEORGES PLASSAT :
Après s’être présenté, Mr Plassat nous a déclaré être revenu chez Carrefour depuis le 2 Avril, avec pour objectif que l’entreprise retrouve
une certaine vigueur sur le marché, mais il a déjà réalisé un constat en visitant de nombreux magasins en France et à l’étranger depuis plusieurs mois.
D’abord l’environnement :
Nous sommes dans un univers très chahuté, pas seulement lié aux évolutions Françaises, mais aussi aux changements d’habitudes de consommation, en France et
ailleurs.
Après une période des années 60 à 2000, où la consommation a été très importante, les clients ont du faire des arbitrages sur leurs dépenses, notamment sur la santé et les loisirs. Une déflation
est très probable, avec des pressions sur les volumes, comme c’est déjà le cas dans l’électronique, avec une chute importante de l’activité (Sony ou Nokia par exemple).
De plus, une myriade de sociétés spécialisées dans le non alimentaire s’ouvrent partout en France (environ 3 millions de nouveaux M2 chaque année). Il n’est pas étonnant que nous soyons
cannibalisés par toutes ces enseignes.
La situation dans les autres pays du monde n’est pas beaucoup plus réjouissante ( Espagne, Italie, Grèce…), hormis peut-être en Amérique du Sud où la situation se maintient.
Carrefour est un groupe qui réalise 90 milliards de CA ; Tous les grands leaders mondiaux sont passés par des périodes très compliquées, que ce soit dans l’automobile, la banque, et aujourd’hui
le commerce.
Son ressenti chez Carrefour :
Mr Plassat n’a pas « reconnu Carrefour », il a retrouvé une société « un peu hébétée ». c’est une entreprise qui
donne la sensation de s’être refermée sur elle-même. Beaucoup de salariés souffrent…
Toutes les transformations successives ont été mal vécues, et il faudra que l’on sorte de cet état, qui est préjudiciable à notre société.
Les magasins ont vieilli et sont mal entretenus, Carrefour a perdu l’envie de magasins propres, lumineux, joyeux. Il paraît difficile de faire du commerce dans ces conditions.
Mr Plassat ne reconnaît pas non plus les méthodes de travail, mises en place au mépris des méthodes traditionnelles.
Par contre, pour ce qui concerne les sièges, Mr Plassat y a trouvé une Amplitude des méthodes de contrôle, des contrôleurs de gestion ont été mis partout. Carrefour
est devenue une entreprise qui se contrôle tout le temps, et qui au final perd le contrôle.
Dans son constat, on retrouve également les problèmes informatiques majeurs, pour la plupart provenant de la fusion entre Carrefour et Promodes, qui ont généré des problèmes d’approvisionnement,
et ont couté extrêmement cher au groupe.
L’Image prix s’est dégradée, et pas toujours à juste raison; et l’environnement concurrentiel en a profité.
Le groupe est resté un peu inerte face à tous ces mouvements.
En termes d’indice, ils se sont améliorés depuis 4 ou 5 mois, de façon constante. Mais il faut être réaliste, on ne peut pas avoir tout le temps les prix de Leclerc, le choix d’Auchan, la qualité
de Fauchon, la proxi de super U…
Pour l’instant, le système a bien résisté mais il ne faut pas continuer ainsi, si on veut s’en sortir.
Il est frappant de voir comment le groupe est touché au plan psychologique, avec des gens usés, fatigués, …
Mais il faut bien regarder les choses en face, Le groupe malade dans sa tête, et moins dans la réalité.
Les points à améliorer :
Carrefour n peut pas être homogène, ni en taille, ni en assortiment… nous devons adapter le commerce à chaque
catégorie. Sur les hypers, nous avons séparé en 3 formats qui sont travaillés ; Pour les grands, il faut trouver une solution, il faut professionnaliser par rapport aux boites spécialisées qui
ont acquis une puissance d’achat et une image. Les centraux, eux, représentent une force pour la société. Quant aux petits, il faut leur donner une puissance alimentaire réelle. Culture plus
joyeuse, qui génère de l’attraction.
On a eu jusqu’à 18% de ruptures dans les magasins. Il faut redresser progressivement.
Quant à la Structure administrative, des coûts de siège incompatibles avec la notion de compétitivité, qui va être la nôtre. Les coûts de structure ont doublé en termes d’effectif.
Les frais généraux représentent deux fois ceux de Leclerc ou Intermarché, comme on a peu investi ces dernières années, nous avons beaucoup de frais d’entretien.
Le dernier point qui me frappe, j’entends parler de stratégie, de marketing, de politique, mais jamais de métier…. Carrefour n’est pas une marque, c’est une enseigne, les précédents dirigeants
ont confondu la marque et l’enseigne.
Frais généraux : on a deux fois l’indice de cout que Leclerc ou intermarché, comme on a peu investi, beaucoup de frais d’entretien.
QUESTIONS DE FORCE OUVRIERE :
André Denis Terzo, représentant syndical FO, lit une déclaration et pose une partie des questions préparées par les élus FO :
Nous attendons des réponses sur les points suivants :
Quelle sera cette stratégie sur l’emploi société par société ?
Réponse : Il n’est pas envisagé de suppression d’emplois dans les magasins. Il faudra faire des
arbitrages pour s’adapter, mais nous avons besoin de tout le monde. Nous devons également utiliser l’expérience et l’ancienneté pour redynamiser notre entreprise.
Par contre, dans les sièges, il y a trop de monde. Le coût est trop important pour la France. Le résultat, c’est que les gens qu’on a perdu en route étaient des gens utiles. Ça a foutu en l’air
les systèmes d’approvisionnement. Pour compenser le savoir-faire, on a mis des gens qui n’ont pas le savoir-faire, et qui contrôle tout. Pour exemple, on emploie 450 contrôleurs de gestion
!!!
Qu’en est-il de l’avenir des 92 hypermarchés déclarés « en souffrance », et qui auraient un an pour redresser la situation ?
La
déléguée FO du magasin de Limoges Boisseuil a expliqué comment dans son hypermarchés, on a échangé les caddies en bon état contre de vieux caddies q’il a fallu réparer pour un coût important, et
comment les écrans tactiles pour les caisses restent en réserve en attendant de repartir vers un autre magasin « en meilleure santé ».
Mr Prioux prend note de ces explications, et se rendra au magasin de Boisseuil pour se rendre compte de la situation. Pas de réponse générale sur ces magasins « en souffrance ».
Qu’en est-il de l’avenir des secteurs EPCS et du non alimentaire ?
Toutes les entreprises sont en difficultés, y compris les experts et les spécialistes. L’assortiment s’est banalisé. L’accès internet permet d’accéder à toutes les explications techniques. Le
matériel est livré et installé à domicile. A quelles conditions peut-on retrouver du trafic sur l’EPCS ; Il va y avoir une guerre entre producteurs et distributeurs sur leur propre marque. Il va
falloir trouver des solutions adaptées et cibler plus sur des produits de grande consommation.
En tout cas, ce qui est sûr c’est que chaque fois que l’on veut réduire les surfaces de vente en magasin, cela est très couteux. Je n’ai pas encore la solution, mais je ne crois pas que la
fermeture des rayons soit la solution.
Sur le secteur Bazar, on a énormément de choses à faire. Il faut le professionnaliser, peut être en passant par une fragmentation plus grande des achats, ne plus offrir les produits en lots mais
plus à l’unité. Sachons gérer les stocks. Nous avons aujourd’hui des Surstock, il faut arrêter de faire des promotions comme des ânes en non al. Il vaut mieux manquer de produits que d’en avoir
trop.
Qu’en est-il de Massy 2014 ?
Le déménagement a été une vraie catastrophe. Aucune économie. Le coût des sièges est trop lourd, pour
une efficacité relative. On ne peut pas prétendre avoir des prix, et en même temps des coûts beaucoup plus importants que la concurrence. Mais maintenant le coup est parti, et on ne peut pas
revenir en arrière.
Qu’en est-il de l’avenir de la logistique intégrée ?
Pas de réponse
Qu’en est-il de l’avenir des sociétés CARCOOP et SOGARA ?
Réponse : Pour Sogara, il ne faut pas se précipiter à tout intégrer trop
rapidement,
Pour Carcoop : une décision de justice a été rendue, Carrefour a perdu en appel, et va appliquer cette décision. Il faut séparer le parc des magasins en deux, 3 magasins pour Carrefour et 3
magasins pour le partenaire.
Quelle sera la stratégie de franchise société par société ?
Réponse : Pas du tout à l’ordre du jour. Une branche qui le fait bien
c’est la proximité. Le groupe n’a pas une orientation privilégiée pour la franchise.
En conclusion,
Je vous ai expliqué mon constat, il faudra faire des arbitrages. Par exemple, pour remettre un hyper en état, il faut environ 2,5
millions. Aujourd’hui, on a refait environ une trentaine de magasins qui sont potables.
Et encore, on a souvent pas refait les parkings… il faut le faire convenablement ;
Réduisons nos ruptures, vendons des produits frais qui soient frais ; avec des prix attractifs ; arrêtons les pertes importantes dans le frais.
La pub représente aussi un coût très important, environ 450 millions d’€uros, qu’il serait plus utile d’investir dans les magasins. Mr Plassat souhaite que la France retrouve son indépendance par
rapport aux sièges, qui pèsent trop lourd. Il préfère qu’on embauche des professionnels, plutôt que de payer la pub à la télé d’un chauve qui utilise un sèche-cheveux à 9 €uros. Il souhaite
réinvestir dans le professionnalisme.
Il a bien noté nos inquiétudes sur les emplois, et est conscient de ne pas avoir apporté des réponses à toutes nos questions. Mr Plassat a trouvé que les représentants du personnel étaient des
gens « normaux », sans agressivité et sans amertume, ou avec un peu d’amertume de ne pas avoir toujours été écoutés. Il souhaite que nous partagions les sujets ensemble, pour le bien de la
société, dans le respect des personnes, sans s’accrocher à des dogmes qui ne pourront plus nous servir.
La secrétaire du Comité de Groupe a invité Mr Plassat a assister à notre prochaine réunion au mois de Juillet, en espérant que d’ici là, il ait une vision
plus approfondie des choses, et des réponses plus concrètes à nous apporter.
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Par contre, nous restons très dubitatifs quant à ses propos sur l’emploi, sur l’avenir du personnel des sièges et des secteurs non alimentaires, plus particulièrement l’EPCS.
Force Ouvrière restera très vigilant sur la situation dans les
établissements, supermarchés et hypermarchés, dans les sièges et les entrepôts. |
Composition du comité de Groupe Carrefour
| Titulaires | Employés | Agent de maitrise | Cadre | Total |
| FGTA-FO | 12 | 1 | 2 | 15 |
| CFE-CGC | 1 | 1 | ||
| CFDT | 7 | 7 | ||
| CGT | 6 | 6 | ||
| CFTC | 1 | 1 |
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Force Ouvrière Carrefour Téléchargez ici le Compte Rendu succint du Comité de Groupe du 10 mai 2012 |
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Une réunion pour rien !!!!
Premières impressions de Dejan TERGLAV :
Bien que Georges PLASSAT ait tenu des propos qui se voulaient rassurants sur les questions de stratégies commerciales, et qu’il ait affiché sa volonté de renouer le dialogue avec les salariés et
les partenaires sociaux, il est resté totalement flou sur l’avenir des secteurs non alimentaires, des sièges et de la logistique du groupe, ce qui nous préoccupe au premier plan.
Dejan émet la plus grande réserve sur les propos de G PLASSAT, qui n’a aujourd’hui délivré aucune information concrète de nature à rassurer notre organisation sur l’avenir des salariés. Dejan
reste vigilent et maintien les informations et les chiffres prévisionnels, qu’il a délivré à la presse ces dernières semaines sur les plans de licenciements dans la grande
distribution.
Dernière info : Dejan a été interviewé ce matin par I-Télé. Vous devriez pouvoir visionner cette interview sur les éditions du soir à partir de 17 h.
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Rencontre avec Gorges Plassat, FO demande des réponses |
10 mai
Introduction par la secrétaire du Comité de Groupe
![]() Jacqueline Poitou Secrétaire du Comité de Groupe |
Mr Plassat, Au nom du Comité de Groupe, je vous remercie de nous consacrer cet instant, même si nous regrettons que le temps imparti soit si court. En tant que secrétaire du Comité de Groupe, je vous ai demandé cette réunion extraordinaire pour nous expliquer vos orientations, et répondre aux inquiétudes des salariés, inquiétudes sur leur emploi, inquiétude sur leurs conditions de travail. |
Pour préparer cette réunion, j’ai réalisé un état des lieux des différentes entités, logistique, sièges, supermarchés et hypermarchés.
Sur plus d’une centaine d’établissements, les problèmes remontent de partout :
• baisse des effectifs qui ont conduit maintenant à un manque de personnel,
• développement de la franchise dans les supermarchés,
• recours à l’intérim dans la logistique,
• Sur les lieux de vente : incapacité à fournir le service aux clients,
• dans les hypers, déplacement des salariés du non alimentaire vers le secteur alimentaire, fermeture en cours de journée de certains rayons, qui entraînent encore plus de perte de chiffre
d’affaires.
Et enfin, les annonces de nos cadres et des directions :
- fermeture des secteurs EPCS, plus de contrats pro,
- il faut baisser encore les effectifs, trop de personnel,
- plus de remplacement des absences, maladie, congés ou départs,
- et aussi une liste de 92 hypers « en souffrance » qui auraient un an pour redresser la barre….
Tout cela n’est qu’une partie des informations qui nous remontent du terrain, et nous sommes réunis ici dans l’intention d’obtenir des réponses à nos inquiétudes et nos interrogations.
Déclaration du représentant Force-Ouvrière
![]() André Denis Terzo Représentant FO |
Nous, membres du syndicat Force Ouvrière, avons maintes fois alerté nos dirigeants des difficultés rencontrées pour la réussite commerciale (dysfonctionnement
des systèmes, manque de personnel…) Toutes ces difficultés, nos dirigeants ne les ont pas enrayées. |
Nous avons donc assisté à 3 échecs successif
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les syndicats de carrefour envisagent le pire
Le mea culpa début avril d'Ikea France n'épargnera pas une enquête à la célèbre enseigne d'ameublement suédoise sur les soupçons de surveillance illicite de salariés et de collaborateurs, qui ont entraîné, ce vendredi, l'ouverture d'une information judiciaire.
Voir aussi :
> Ikea accusé de surveillance illégale
> Les salariés brestois et certains clients fichés
> Surveillance illégale : Ikea France fait son mea culpa
> Vie privée : jusqu'où peut aller un employeur ?
> Tous nos articles sur l'affaire des surveillances illégales chez Ikea
Le parquet de Versailles a en effet confirmé avoir ouvert une information judiciaire dans l'affaire des soupçons de surveillance illégale de salariés et de clients d'Ikea en France, comme l'indiquait le site internet du Monde.
Sollicité par l'AFP, l'avocat de la direction d'Ikea ne souhaitait pas faire de commentaire.
Cette information a été ouverte le 13 avril pour infraction à la législation sur les fichiers informatiques et violation du secret professionnel. Elle a été confiée à deux juges d'instruction, M. Gallaire et Mme Evrard. Elle fait suite à une plainte contre X du syndicat Force ouvrière pour "collecte de données à caractère frauduleux, déloyal ou illicite", plainte qui s'appuyait sur des échanges de courriels suspects, qui auraient commencé au plus tard en 2003 et se seraient perpétués jusqu'au 17 juillet 2009 au moins.
La plainte, à laquelle s'était associée la CFDT, avait entraîné l'ouverture le 1er mars d'une enquête préliminaire à Versailles. L'un des avocats de FO, Me Vincent Lecourt, avait déposé le 20 mars un complément de plainte dans le dossier Ikea "à la suite notamment de la découverte d'autres procédés d'espionnage des salariés, et ce, bien après 2009", avait-il expliqué.
Avec ce "complément de plainte", Me Lecourt avait dit souhaiter "démontrer que les données collectées ont bien été utilisées comme méthode de management". "L'ouverture de cette information judiciaire est une bonne chose. Cela prouve que les choses avancent. Cela signifie aussi que les éléments communiqués ont été jugés sérieux par le parquet et que le dossier est solide", a réagi vendredi Me Lecourt.
Pratiques "intolérables"
Selon l'avocat, deux employés d'une société spécialisée dans la gestion des risques ont été recrutés, comme hôtesse de caisse, au sein du
magasin Ikea de Franconville
(Val-d'Oise) en 2010 et 2011 pour observer des syndicalistes.
Dans un autre volet de l'affaire, plusieurs centaines de salariés et de clients d'autres magasins de France, notamment celui de Brest, ont fait l'objet de surveillance de 2003 à 2009, d'après lui.
Le syndicat FO soupçonne la filiale française du groupe suédois d'avoir demandé à des enquêteurs privés des renseignements sur les antécédents judiciaires, policiers, ou les comptes en banque de ces salariés et clients.
La direction d'Ikea France avait regretté début mars des pratiques "intolérables" en son sein après des révélations de presse sur la surveillance de clients et collaborateurs, et annoncé une réforme de sa gouvernance pour restaurer une confiance entachée par cette affaire. "Nous avons fait le constat qu'il y a eu des pratiques chez Ikea France qui ne sont pas à la hauteur ni de nos valeurs, ni de nos standards éthiques", avait déclaré le directeur général d'Ikea France, Stefan Vanoverbeke, dans un entretien à l'AFP.
Stefan Vanoverbeke avait annoncé le lancement d'un vaste chantier réformant le mode de gouvernance d'Ikea France destiné à redorer une image écornée par ces soupçons de surveillance illégale.
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Espionnage chez Ikea : ouverture d'une information
Madrid (awp/afp) - Le groupe de distribution espagnol Dia, numéro trois mondial du hard
discount sorti du giron de Carrefour en 2011, a publié vendredi un bénéfice net pour le premier trimestre de 14,2 millions d'euros, plus du triple qu'en 2011, porté par les ventes en Espagne et
dans les pays émergents.
Le marché a très bien accueilli ces résultats, le titre bondissant de 4,38%, à 3,745 euros à 09H49 GMT, sur un marché en recul de 1,26%.
"Le bon comportement de l'activité en Espagne, uni à l'amélioration continue des pays émergents, permet à Dia de maintenir les prévisions de croissance" pour 2012, indique le groupe dans un communiqué.
Les ventes brutes de Dia (avant déductions des impôts indirects et marges concédées aux franchises) ont augmenté de 8,3% jusqu'à 2,819 milliards d'euros.
En Espagne, celles-ci ont augmenté de 6,8% à 1,170 milliard d'euros. Dans les pays émergents (Turquie, Chine, Argentine et Brésil), les ventes brutes ont bondi de 25,2% à 802 millions.
L'excédent brut d'exploitation (Ebidta) a grimpé de 15,1% à 113,5 millions.
La scission de Dia avait été approuvée le 21 juin 2011 par 77% des actionnaires de Carrefour, malgré une assemblée générale houleuse, où des petits porteurs et des représentants syndicaux avaient affiché leur opposition, s'étonnant que le groupe français se sépare d'une activité présentée comme très prometteuse.
La direction de Carrefour avait alors affirmé que les deux groupes étaient déjà très indépendants et que l'opération permettrait à Carrefour de se concentrer sur le développement de sa marque.
Dia est donc coté à la Bourse de Madrid depuis juillet 2011 et est entré à l'indice Ibex-35 des principales valeurs en janvier.
Michel Sapin (PS), chargé du projet présidentiel dans l'équipe Hollande, a justifié
aujourd'hui sur France Inter l'"arrêt" actuel de la négociation entre syndicats et patronat sur la flexibilité, et annoncé que ce sujet "sera sur la table" du grand rendez-vous social de
juillet.
L'enjeu de cette négociation, voulue par Nicolas Sarkozy et le patronat mais qui divise les syndicats, est de faciliter la possibilité pour les employeurs de réduire temporairement, grâce à un accord d'entreprise, le temps de travail et les salaires pour faire face à une chute d'activité, en échange d'une garantie de maintien des emplois. Interrogé sur le report de la négociation annoncé mercredi par le patronat et plusieurs syndicats, M. Sapin a vivement critiqué la méthode imposée par le président sortant, qui avait donné un court délai aux partenaires sociaux et menacé de déposer un projet de loi si la négociation n'aboutissait pas.
Dire "vous avez quatre mois pour réussir sur un sujet des plus difficiles, des plus délicats, l'organisation du travail, le niveau du salaire et comment faire face à des difficultés dans une entreprise", "ce n'était pas admissible comme méthode". "On arrête ce qui n'est pas acceptable", a poursuivi M. Sapin, "cet été il y aura une grande négociation, une grande rencontre sociale, on mettra tout sur la table. Ce sujet sera sur la table et puis ensuite, branche par branche, sujet par sujet, les négociations se dérouleront".
La négociation, qui devait reprendre le 16 mai, a été reportée hier à une date indéterminée. La "conférence nationale pour la croissance et l'emploi" promise par François Hollande est programmée pour la mi-juillet

Le tribunal des Prud’hommes de Rennes examine ce vendredi après-midi la demande de dizaines d’employés des magasins Carrefour de Fougères. Les salariés, des femmes essentiellement, réclament le paiement de leurs pauses, le remboursement du nettoyage des tenues de travail et le respect du paiement du Smic.
L’affaire dure depuis quelques années. « Entre 2006 et 2009, Carrefour n’a pas inclus nos temps de pause dans notre taux horaire, ce qui fait que les salariés au Smic étaient en réalité payés en-dessous du salaire minimum », explique Nathalie Plumas, déléguée syndicale CFDT.
Les salariés de l’hypermarché Carrefour et du Carrefour Market de Fougères ont droit à trois minutes de pause par heure travaillée. « Cela représente 1 h 45 non payé sur 35 heures travaillées par semaine, précise Nathalie Plumas. Soit environ 60 € brut de perte par mois. »
55 procédures
55 employés ont engagé une procédure prud’homale, comme de nombreux autres salariés de Carrefour en France. Ils réclament des sommes de 2500 à 5000 €.
Dernièrement, en janvier, la justice a donné raison à des salariés de Carrefour, à Avranches, dans la Manche. Ceux de Fougères espèrent que les Prud’hommes de Rennes iront dans le même sens.
La décision des juges n’est pas attendue avant plusieurs semaines. Le tribunal a, par ailleurs, décidé de n’examiner que le cas de 24 salariés du Carrefour Market de Fougères, ce vendredi après-midi. Le dossier concernant 32 employés de l’hypermarché de la commune a été renvoyé, les avocats du groupe estimant avoir reçu trop tardivement des éléments de la partie adverse.
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COMITÉ CONSULTATIF DU SECTEUR FINANCIER DU 10 MAI 2012: RAPPORT DE MESSIEURS PAUGET ET CONSTANS SUR L’AVENIR DES MOYENS DE PAIEMENT EN FRANCE
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Les syndicats redoutent 12 000 suppressions de postes dans la |
10 mai
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Elles seraient la conséquence, selon FO, des difficultés de la grande distribution dans le non-alimentaire |
A la veille d'un comité de groupe chez Carrefour, le syndicat FO redoute une réorganisation de tout le secteur de la grande distribution en France qui toucherait
près de 12 000 postes dédiés principalement aux produits non-alimentaires comme l'électroménager ou la téléphonie. "Il y a la crainte de 3.000 à 5.000 suppressions de postes chez Carrefour, mais
aussi celle de fortes suppressions d'emplois chez Casino, Leclerc, Intermarché et Système U, qui sont tous globalement sur le même projet avec le développement d'internet", a indiqué Dejan
Terglav, secrétaire fédéral FO en charge du commerce.
Le syndicaliste explique qu'avec l'essor de la vente en ligne, les produits non-alimentaires - comme la téléphonie, les meubles ou les produits high-tech - se vendent de moins en moins bien.
"Cela va obliger le secteur à revoir sa stratégie afin de redonner de la compétitivité aux magasins", selon M. Terglav qui estime que "près de 12.000 postes seraient menacés" en France sur les
640.000 emplois du secteur grande distribution et alimentaire.
"Carrefour par exemple, un des leaders du marché, se sert toujours de son énorme turn-over pour éviter les licenciements, mais là, cela va être difficile parce que les emplois visés sont des
postes très spécialisés", a affirmé M. Terglav. De son côté, la direction de E.Leclerc a démenti "toute velléité de réduction des effectifs". L'enseigne précise qu'elle "annonce la création nette
de 3.000 emplois pour cette année". Jeudi, les organisations syndicales de Carrefour sont invitées, lors d'un comité de groupe à rencontrer leur nouveau patron, Georges Plassat, qui
devrait faire un point sur la situation et les perspectives du groupe.
REPORTAGES I-TELE

« La messe a été dite et redite par plusieurs arrêts de la Cour de cassation récemment. Elle considère que le temps de pause ne rétribue pas un temps de travail. Il ne doit donc pas être intégré pour vérifier si le smic est atteint ». Tel est le mot d’ordre des 22 salariés de Carrefour Quimper, section CFDT, qui comparaissaient ce mercredi devant les Prud’hommes de Quimper dans l’espoir d’obtenir gain de cause auprès de leur employeur, ainsi que le versement de dommages et intérêts pour le non-respect de la loi.
Machine ou pressing ?
Représentés par Me Le Guillou Rodriguez, les salariés font également valoir l’absence d’indemnisation pour le nettoyage de leurs tenues de travail. Un axe juridique là aussi riche de jurisprudence, a plaidé l’avocate des salariés, au regard des condamnations récente de Carrefour et autres enseignes de la grande distribution, qui « imposent le port d’une tenue de travail et doivent donc en assurer l’entretien ».
« Très largement payés au-dessus du Smic »
Le groupe Carrefour estime de son côté que « les salariés sont très largement payés au-dessus Smic, lorsqu’on ajoute les primes, le 13e mois, les congés payés, le forfait pause… » au calcul. « Vous n’êtes pas compétents pour trancher ces questions d’intéressement », a lancé Me Coat-Rolland, avocat du groupe Carrefour au conseil prud’homal, après avoir évoqué la quantité de textes juridiques et souvent contradictoires disponibles sur la question. Quant au deuxième axe d’attaque, Carrefour juge là encore qu’il n’a rien à se reprocher : « Y a-t-il un coût réel pour le salarié ? N’aurait-il pas acheté de toute manière une machine à laver ? »
Les prud’hommes trancheront le 17 octobre.
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Vingt-deux salariés de Carrefour aux Prud'hommes
ce 8 mai la CFDT des salariés de Carrefour à Brest mobilise contre l’ouverture, ce jour férié, de la grande surface.Carrefour en ouvrant ce 8 mai veut rompre l’accord globale de non ouverture des grandes surfaces ce jour férié. Pour ce faire, le patronat contraint des salariés non volontaires à travailler. Nous sommes loin des discours sur travailler plus pour gagner plus. Pour le patronat, la liberté du travail, c’est la liberté d’obliger à travailler. Qui plus est, ces pratiques ne sont pas créatrices d’emploi. C’est 50 emplois qui ont été perdus à Carrefour Brest entraînant dégradation des conditions de travail pour les salariés, dégradation des conditions d’accueil pour les clients, mais augmentation des profits pour les patrons. Afin de rentabiliser cette ouverture, des bons de “réduction” sont donné à la clientèle pour ce jour. Voici comment ce patronat s’y prend pour inciter à la consommation non-stop. Enfin, par contrat, les autres commerçants de la galerie commerciale sont contraint d’ouvrir leur magasin lorsque Carrefour décide d’ouvrir. Encore une fois, quelle liberté du travail ! ?
Pouvoir pousser son chariot du lundi au dimanche et même la nuit (en Espagne le patronat veut l’ouverture des magasins … la nuit !). Le fantasme du néo-libéralisme et du grand patronat, que l’activité économique rentable, la production et la consommation, envahisse la totalité de nos vies au détriment de ce qui fait le bien être et le bien vivre ensemble …. la gratuité de l’amour familiale, la gratuité de la chaleur des relations amicales, de voisinages, la gratuité de la solidarité et de la coopération de la vie associative.
Ce n’est pas l’ouverture les dimanchse et jour fériés qui augmentera notre pouvoir d’achat. Ce qui serait dépensé les dimanche et jours fériés ne le sera pas un autre jour. Ce que cache cette volonté d’ouverture les dimanches et jour fériés, c’est d’augmenter encore plus la concurrence des grandes surfaces vis-à-vis des commerçants, des artisans du centre ville. Les ouvertures du dimanche et jour fériés des moyennes et grandes surfaces est un processus de casse du petit commerce, de vide de nos centres villes et de nous pousser vers ces nouveaux temples insipides et laids de consommation aseptisée.
Ce système qui se fait par la pression de leur centrale d’achat sur les producteurs sur les prix et les délais de paiement, est aussi un système qui se fait contre l’emploi. Dans toutes ces grandes surfaces … combien de personne au rayon “boulangerie” ? combien de personne au rayon “fromagerie” , ….. et dans nos commerces de centre ville … combien de personne pour nous accueillir et nous servir dans les boulangeries, boucheries …. ? Le calcul est vite fait ! Nos commerçants et artisans sont eux, les vrais créateurs d’emploi et de lien sociaux.
Et que l’on arrête de nous mentir sur la prétendue liberté des salariés à accepter de travailler, ou pas, les dimanche et jours fériés. Comment résister à (par exemple) un chantage qui pourrait remettre en cause à une mère de famille de ne pas travailler le mercredi, un chantage qui pourrait remettre en cause des dates de congés …. ?
Les citoyennes et citoyens doivent soutenir les salariés contre ces ouvertures comme c’est le cas à Plabennec.
En tant que candidat du Front de Gauche aux élections législatives sur Brest Rural, je soutiens cette mobilisation. Elle vient montrer que là aussi il faut légiférer. C’est par la Loi, qu’il faut encadrer les temps d’ouverture des entreprises, le temps de travail (y compris les heures supplémentaires), protéger les artisans et petits commerçants d’une concurrence déloyale. Car pour nous, c’est l’Humain d’abord.
Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de FO, agite le chiffon rouge sur les retraites et presse le nouveau chef d’Etat de tenir ses promesses. Il attend « un dialogue social normal ».
A peine François Hollande élu, Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière, donne le ton. Retraites, politique d’austérité, réforme de la fonction publique, flexibilité du travail… S’exprimant pour la première fois depuis le second tour, le patron de FO prévient qu’il ne fera aucun cadeau si le nouveau président ne tient pas ses promesses.
François Hollande a promis aux syndicats d’inscrire dans la Constitution
l’obligation de les consulter avant tout projet de loi. Y voyez-vous un gage de confiance?
JEAN-CLAUDE MAILLY. Je n’en vois pas l’utilité. Le PS a-t-il peur de ne pas être à l’écoute des syndicats? Hormis certains domaines déjà délimités, le rôle des syndicats n’est pas d’être
législateur à la place des parlementaires. Sinon cela s’appelle du corporatisme. Nous attendons surtout un dialogue social normal. Qu’on soit d’accord ou pas, il faut que ce soit plus serein
qu’avec le président sortant. Autre erreur à éviter : avec Nicolas Sarkozy tout se traitait à l’Elysée, ce n’est pas bon, y compris en termes de démocratie. Il faut un Premier ministre avec de
réels pouvoirs et un gouvernement avec qui l’on discute. Ce sont les deux points clefs de la méthode de travail.
Le 23 mai, le nouveau président a rendez-vous à Bruxelles avec tous les dirigeants européens. Qu’en attend FO?
Nous verrons quelle sera la position de la France. Il y a deux options. Soit François Hollande tape du poing sur la table et demande de renégocier les traités européens. C’est la position que
nous défendons. Soit, au nom de je ne sais quel réalisme, il accepte l’idée de faire quelques compléments au traité et inscrit de fait dans le marbre la politique d’austérité. Ça va être un
événement clé. De ce qui va se décider le 23 mai à Bruxelles va découler ce qui se décidera après pour la France notamment. J’annonce qu’en cas de référendum sur le traité tel qu’il est
aujourd’hui, FO appellera à voter non.
L’état de grâce est-il terminé?
Oui, à cause du contexte général de crise. Il y a à la fois les attentes des salariés et les enjeux au niveau européen. Sur les marges de manœuvre budgétaire, c’est là que François Hollande va
devoir faire des choix. Si l’on reste dans une logique de réduction des dépenses, ça risque de se tendre socialement. La fonction publique est à bout. Le 10 mai, les policiers FO doivent
manifester. L’arrêt de la revue générale des politiques publiques (NDLR : réduction des effectifs via le non-remplacement d’un agent sur deux, fusion des services, etc.) qu’a promis Hollande est
une attente très forte de FO.
Avez-vous rencontré le président?
Non. Le plus tôt sera le mieux. Car il y a toute une série de décisions qui vont être prises par le futur gouvernement par décret. Il faut des consultations assez rapidement, des réunions en face
à face avec le président ou un émissaire, le temps qu’il y ait un gouvernement.
Que comptez-vous lui dire vis-à-vis des mesures d’urgence?
Concernant la retraite, il a été dit pendant la campagne que le droit à la retraite à 60 ans serait rétabli pour ceux ayant cotisé 41 ans. Comment va être calculée cette durée de cotisation?
Avant d’être élu, François Hollande a indiqué que seules les périodes « cotisées » c’est-à-dire 41 ans travaillés effectivement seraient retenues, excluant ainsi les périodes « validées ». FO
n’est pas d’accord. Quatre catégories de salariés vont être pénalisées : les femmes du secteur privé ayant élevé un ou plusieurs enfants et bénéficiant d’une bonification de deux ans; toutes les
personnes ayant connu des périodes de chômage; tous les hommes ou femmes ayant eu un congé parental d’éducation; toutes celles qui ont eu un congé maladie ou un accident du travail de plus d’un
an. Autrement dit, tous ceux qui ont eu des périodes heurtées ne seront pas retenus. Ce serait discriminant et injuste. Et cela pourrait être un des premiers accrochages avec le gouvernement.
Quelles sont les qualités requises pour le prochain ministre du Travail?
La fibre sociale, une bonne connaissance et une vision des syndicats et du patronat. Et pas que des contacts. Sinon, il va perdre du temps à comprendre. Quelqu’un sachant pratiquer le dialogue et
respectueux de ses interlocuteurs. Capable aussi de résister aux pressions de Bercy. Une qualité que devra aussi avoir le ministre de l’Industrie, si l’on veut une vraie stratégie
industrielle.
Allez-vous signer l’accord de compétitivité-emploi?
Non. Nous refusons de rentrer dans une logique obligeant les salariés à travailler moins et gagner moins en cas de difficultés, avec à la clé, une rupture du contrat de travail. S’il devait y
avoir un tel accord, nous porterons plainte devant le Bureau international du travail. Comme pour le contrat nouvelle embauche (CNE). Le gouvernement devra trancher très vite. Pendant la
campagne, le candidat Hollande n’y était pas favorable.
FO est restée à l’écart pendant la campagne. Pourquoi?
Pour être libre et indépendant il faut l’avoir été pendant la campagne. FO n’a rien coproduit avec Sarkozy, ce sera pareil avec Hollande.
Jean-Claude Mailly sur France 2
Invité des 4 Vérités sur France 2, le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly a indiqué, mercredi 9 mai, se sentir "complètement libre" vis à vis du président élu, n'ayant donné aucun consigne de vote pour la présidentielle
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Jean-Claude Mailly veut un retour plus large à la retraite
à 60 ans
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