Carrefour, un silence assourdissant !
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Carrefour, la carte du nouveau pouvoir |
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Lars Olofsson est sous pression. Dans son bureau à la blancheur chirurgicale,
au sixième étage du nouveau siège du Groupe Carrefour, à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), le PDG est en sursis. Nouvel avertissement sur les résultats cet été, pertes de parts de marché en
France, difficultés en Italie et en Grèce, projet de fusion avorté au Brésil, cours de Bourse en chute libre... Son prédécesseur, José Luis Duran, avait été remercié pour moins que ça. Le conseil
d'administration de Carrefour lui aurait laissé un court répit. Pour ne pas créer une instabilité supplémentaire à la tête du groupe, mais surtout afin de se donner le temps de trouver le bon
candidat pour le remplacer.
Déterminé à jouer son va-tout, Lars Olofsson vient de revoir toute sa stratégie et de renouveler une bonne partie de son état-major. A la direction exécutive, six postes ont été renouvelés. Seuls
Jean-Christophe Deslarzes , le directeur des ressources humaines, et José Carlos Gonzalez-Hurtado , le responsable du développement commercial et du marketing, gardent leur bureau. Ailleurs, dans
les couloirs de l'"étage major" de la direction générale, c'est le branle-bas de combat.
"Qui est Pierre-Jean Sivignon ?" Depuis sa nomination au poste de directeur financier le 1er septembre, c'est la grande question qui anime le siège du distributeur. Après avoir passé une large
partie de sa carrière à l'étranger, le remplaçant de Pierre Bouchut est inconnu en France. Pourtant, chez Philips, où il a tenu les cordons de la bourse pendant six ans, ce néophyte de la grande
distribution s'est taillé une solide réputation de cost killer. Tout récemment, c'est aussi lui qui a réalisé la vente de la division télévision de Philips, juste avant de quitter le groupe
néerlandais, vexé de ne pas obtenir le poste de PDG. Son ordre de mission à Carrefour ? Restaurer la crédibilité financière auprès des investisseurs, abaisser les coûts de structure et améliorer
la marge opérationnelle.
Reconstruire un tandem PDG-"dirfi" performant
Un choix tactique pour Lars Olofsson, car son tandem avec Pierre Bouchut ne fonctionnait plus. "Au cours d'une réunion, on
pouvait voir Lars présenter sa stratégie, tandis que Pierre levait les yeux au ciel", témoigne un investisseur. "Doué, mais caractériel", l'ancien directeur financier va désormais s'occuper des
marchés émergents (hors Chine). Et comme Lars Olofsson tient à avoir son "dirfi" et son DRH à ses côtés, il va devoir déménager dans un autre bureau avec, sous le bras, son imposante collection
de trophées financiers glanés lorsqu'il était directeur général de Casino ou directeur financier de Schneider Electric.
Pas besoin en revanche de faire de la place à Noël Prioux , l'autre nouvel homme fort de Carrefour. Ce dernier remplace directement l'"erreur de casting" James McCann à la tête de
Carrefour-France, la principale division du groupe avec près de 40 % du chiffre d'affaires. Très présent au siège français de Massy ou aux côtés des patrons de magasins, Noël Prioux est un
"épicier" pur jus. Entré en 1984 comme chef comptable adjoint de l'hypermarché de Rennes, il a gravi un à un les échelons du groupe. Après avoir bourlingué dans différentes filiales à l'étranger,
il revient aujourd'hui auréolé de sa réussite en Espagne, où il a notamment déployé avec succès le nouveau concept d'hypermarché Carrefour Planet.
A charge pour lui de réitérer son exploit en France et d'apaiser des tensions sociales exacerbées ces derniers mois. "Sa première action a été de venir nous voir", soulignent les syndicats, plus
enclins à comprendre le franc-parler de cet homme de terrain que les propos très financiers de technocrates.
Un style qui tranche avec celui de son homologue Thomas M. Hübner , arrivé en juillet pour s'occuper des marchés européens (hors France) à la place de Vicente Trius. Pas la peine de compter sur
ce Suisse de 53 ans, à la stature aussi imposante que l'air sévère, pour mettre de l'ambiance à l'étage. D'autant qu'il doit s'atteler d'urgence au redressement de l'Italie et de la Grèce, deux
marchés très chahutés par la crise économique actuelle.
Nouveauté, le directeur des achats monte au sixième
A l'instar de Noël Prioux, Eric Legros , le dernier pilier de l'état-major de Lars Olofsson, est un "historique" entré il y a
dix-sept ans dans le groupe. Aujourd'hui directeur exécutif de Carrefour-Chine, il va chapeauter les achats de marchandises. "C'est le nerf de la guerre en grande distribution, mais il n'y avait
pas de directeur exécutif dédié à cela en plus haut lieu", note Frédéric Genévrier, du cabinet d'analystes OFG.
Si Eric Legros ne prend officiellement ses fonctions à Boulogne qu'en avril 2012, c'est une question de protocole : il doit d'abord passer le témoin en Chine, un pays où il est très apprécié des
autorités et où ce type de transition prend du temps. Celui qui le remplacera progressivement là-bas : Thierry Garnier , un ancien haut fonctionnaire, entré à Promodès en 1997, superviseur des
marchés émergents du groupe.
Les nouveaux venus au siège de Carrefour pourront toujours prendre conseil auprès des trois membres du comité directeur présents à cet étage et qui n'ont pas changé : Pierre-Alexandre Teulié, le
secrétaire général surnommé "Pat" et ex-conseiller de Christine Lagarde à Bercy ; Rémy Baume, le responsable de la stratégie ; ainsi que Florence Baranès-Cohen, la directrice de la communication,
seule femme de l'étage, hormis les assistantes, et rare survivante des équipes de direction précédentes.
source : l'Expansion
Audoual, « salarié Carrefour et jeune délégué syndical dans mon
modeste établissement » comme il se décrit – est un lecteur très attentif de notre site. Il avait noté dans un précédent billet un courriersigné de la part de Monsieur Dejan Terglav, Secrétaire Fédéral FO,
une incohérence de date.
Cette présentation à propos de la « Prime dividende » laissait entendre que FO était initiatrice de la demande d’ouverture des négociations paritaires auprès de Madame Marie-Hélène CHAVIGNY, de la Direction CARREFOUR HYPER France, devant la CFDT.
Posons la question à Monsieur Dejan Terglav
Afin de dépassionner ces questions, nous avons posé directement la question auprès de l’intéressé en ces termes : « Monsieur, Depuis plusieurs mois, j’anime un site sur l’histoire et
l’actualité de la société Carrefour. A ce titre, j’ai publié une information sur la prime dite « Sarkozy ». Il semble qu’un adhérent de votre syndicat a souhaité préciser
votre engagement en ce sens pour les salariés de Carrefour sur la pagehttp://www.carrefouruncombatpourlaliberte.fr/2011/10/carrefour-prime-sarkozy-cfdt-ouverture-negociation/ et a mis en avant un lien pointant vers un courrier signé de votre
main.
Etant par nature méfiant, je souhaiterais savoir si vous confirmez qu’il s’agit, concernant les dates notamment, d’un courrier que vous avez fait suivre à la direction générale de
Carrefour. Ce courrier semble avoir été écrit avant la promulgation de la loi alors qu’il en présente les dates et semble donc être postérieur. [...] Les colonnes du site sont
évidemment à votre disposition, pour vous ou à une personne pouvant vous représenter, si vous souhaitez répondre publiquement. [...] »
La réponse de la fgtaFO
Voici les propos qui nous sont retournés : « Bonjour Monsieur, Comme vous
l’avez relevé à juste titre, je vous confirme que ce courrier est postérieur à la date de promulgation (problème informatique de copier/coller qui a échappé à notre vigilance). Vous
remerciant de l’intérêt que vous portez à notre action et à nos publications. [...] »
Une réunion de négociation dans la tourmente des marchés
financiers…
La Direction de Carrefour France a donc bien convoqué les organisations
syndicales le 12 octobre 2011 à 14 heures afin de négocier un accord.
Quelques heures plus tôt, la CGT Carrefour sera engagée dans un mouvement de grève à compter de la veille, le 11 octobre 2011.
Quelques heures plus tard, le jeudi 13 octobre cette fois, dès 8h30, une conférence téléphonique sera organisée par la direction à destination des analystes financiers,
pendant laquelle les journalistes ne pourront qu’écouter (sic !). Les résultats CA T3 2011 y seront dévoilés.
Sans doute y aura-t-il pourtant de nombreuses questions à poser. En effet, selon Jefferies, « Les ventes du
troisième trimestre de Carrefour devraient confirmer ‘les difficultés évidentes’ qui pèsent sur la demande en biens de consommation discrétionnaire, sur fond de pressions concurrentielles
grandissantes en France [...] l’analyste abaisse son objectif de cours de 22 à 20 euros, tout en réitérant une recommandation ‘Conserver’ sur le titre. [...] Carrefour ne devrait pas
annoncer de profit warning (qui serait le cinquième en un an), mais son objectif de résultat opérationnel courant en baisse d’environ 15% pour 2011 ». [Source]
Le Carrefour de La Ville du Bois ne fait pas grand bruit et pourtant… selon un communiqué de presse Carrefour, daté du 15 septembre 2011, toujours disponible sur le site institutionnel de l’enseigne Carrefour.com : « Le 13 septembre, les hypermarchés Carrefour de Montesson (78), Rambouillet (78), Saint Brice sous Forêt (95), Lormont (33) et Villabé (91) sont passés sous l’enseigne Carrefour Planet, des magasins totalement repensés pour mieux répondre aux attentes des clients et réenchanter leurs courses. »
Carrefour Planet : un concept qui reste dans l’ombre à La Ville du
Bois
Nous voulions voir de nos yeux la mise en place de la bascule, pour ce magasin de La Ville du Bois (91) dont nous sommes voisin, vers le nouveau concept : depuis l’extérieur du centre
commercial jusqu’au coeur de magasin. Nous avions réalisé – en novembre 2010 – des photos de nuit du totem du magasin et de l’enseigne principale, sous le titre « Sommes-nous au siècle des lumières ? », démontrant le manque d’entretien et la
défectuosité des éclairages à l’époque. Ce 5 octobre 2011 au matin, rassurons-nous, le totem est toujours dans le même état et rien n’a été fait de prime abord. Il faut savoir positiver :
« ce n’est pas pire » !
On me dit que l’administratif est devenu tellement centralisé que cela devient difficile… Y a-t-il bien une société sous traitante qui doit être commandée par le siège lorsque le néon vient de
lâcher ? Merci à ceux qui savent d’indiquer la réponse !
La mise en place du nouveau concept
Nous continuons notre parcours client, et faisons nos remarques (sachant qu’il est toujours difficile de donner le rendu général d’un magasin par photos)…
Le Carrefour Planet de La Ville du Bois nous offre dès l'entrée le moyen de recycler les suremballages... serait-ce pour vider nos poches, nos sacs à main ?
L'entrée n'ouvrant pas sur un plateau saisonnier mais bien sur les légumes... une vision de supermarché ? Sans doute une occasion de déplacer une partie de rayon pendant l'implantation.
Le textile, une sombre histoire... avant mise en lumière... et l'impression de plafonds descendu sur les genoux.
Rayon Maison, nous voyons fleurir de plus en plus d'affiches temporaires : "Ça y est !"... Combien de temps va durer "longtemps" ?
Finalement il ne manque qu’une chose, une image prix…
On connaît le Carrefour de notre lieu d’achat habituel, la communication
télévisuelle et radiophonique de l’enseigne. De là à connaître l’image de l’enseigne en Thaïlande… c’est plus rare, à moins de pouvoir voyager.
Pour les internautes qui ne connaissent pas encore la Thaïlande, voici une vidéo institutionnelle. On notera que les premières images présentées sont celles du magasin de Sainte-Geneviève-des-Bois… Même à
l’étranger l’entreprise garde ses racines.
Il n’y a donc finalement qu’en France que la direction générale oublie celaactuellement. Tentative d’explication : l’arbre que l’on remarque dans la vidéo
prend ses racines dans la partie bleu du logo de l’enseigne, dont on parle pour évoquer le futur de Carrefour (le rouge étant le passé)… les racines de l’entreprise sont alors inscrites dans le
futur et la tête de l’arbre et les nuages dans le passé. Une réinterprétation du logo de Carrefour, en plus de ses évolutions, a été faite dans le
livre que nous vous recommandons. C’est le seul support actuellement disponible reprenant l’ADN de l’enseigne.
On s’étonne d’ailleurs à peine que, dans cette concomitance d’intérêts croisés du groupe Arnault, Les Echos évoquent notamment avec 3 jours de retard le départ de Ignacio Gonzalez Hernandez, le directeur commercial de Carrefour pour la France, ou encore qu’une grève de la faim de Xavier Kemlin – simple actionnaire – devant le siège mondial ne
soit pas traitée alors que les journalistes étaient totalement informés, suivez mon regard.
Nous ne trouverons pas non plus, sauf à faire la rubrique des faits divers, de trace de cette dernière affaire dans le Figaro alors que la presse étrangère couvrait l’affaire ainsi que la presse magazine
réputée plus lente. Une différence de niveau d’appréciation sans doute de l’actualité de nos chères entreptrises du CAC40.
Passé-présent, tout est lié, et c’est finalement dans les périodes de nouveau cycle qu’il devient urgent de forger de nouveaux dirigeants pour
l’entreprise. Raison pour laquelle une réunion du conseil d’administration sous 15 jours est un délai très important pour une décision de cet ordre.
Nous avions présenté le fait que la direction Carrefour avait décidé
finalement d’abandonner les heures de nuit pour ses salariés des hypermarchés, remettant en cause le nouveau modèle opérationnellancé en 2008.
Le CCE Carrefour hyper France du 15 septembre dernier avait noté plusieurs
difficultés rencontrées sur le terrain :
- difficultés de repères des équipes par rapport à leurs missions (manque de visibilité sur le résultat du travail accompli, polyvalence non maîtrisée…)
- difficultés de changement dans le rythme de travail et le rythme de vie lié au travail de nuit (sentiment d’isolement par rapport à la vie sociale du magasin, fatigue…)
- difficultés dans l’organisation du fait d’équipes dédiées rigides dont l’articulation n’était pas suffisamment souple pour prendre en compte les aléas du quotidien
- difficultés de communication entre les différentes équipes dédiées
- difficultés liées à une faible diversité des tâches des équipes Approvisionnement
- difficultés liées à la mutualisation du PLS avec les autres rayons du PGC
L’ensemble de ces difficultés ont généré notamment une perte d’adhésion des équipes, à l’exception – semble-t-il – des équipes des magasins de Dijon et Bègles.
L’entreprise a donc décidé de prendre en compte ces éléments et intégrer finalement dans ses réflexions les éléments positifs de l’organisation actuelle et du test NMO pour construire un nouveau
projet visant à répondre aux attentes des objectifs toujours d’actualité.
Le contexte économique général
A la fin juillet 2011, selon les informations syndicales,
Carrefour France SDV totalisait -2,8%.
En détail :
- PGC : CA France PGC -1,2%, Ventes PGC -6,4% (en volume) - Baisse de la fréquentation -2,7% - Parts de marché PGC -0,5 pt
- BAZAR : CA France Bazar -8.3% (hors OP Thomas Cook) - Baisse de la fréquentation de -4.1%
- EPCS (Electroménager Photos Ciné Son) : CA France EPCS -14.6% – Baisse de la fréquentation de -10%
- Textile : CA France Textile -1% – Baisse de la fréquentation de -1.7%
La volonté de réformer l’entreprise pour répondre aux attentes multiples
La recherche d’un mieux pour les clients
- Professionnaliser nos équipes en développant leur expertise
- Le personnel est disponible sur la surface de vente et présent quand nos clients sont là
- Une meilleure tenue de nos rayons (baisse des ruptures, fiabilité de l’étiquetage)
Faciliter le travail d’équipe
- Une organisation des taches redéfinies
- Moins de déplacement réserves / magasin
- Renforcement du rôle du manager
- Amélioration des conditions de travail et de sécurité (matériel adapté, réserves rangées)
Un gain sur les coûts pour l’enseigne
- Amélioration de la productivité par une polyvalence maîtrisée
- Plus de qualitatif dans la gestion (ruptures, sur-stocks…)
- Réduction de la démarque inconnue
- Baisse des stocks
Le nouveau NMO
Un nouveau projet d’organisation sera donc testé sur des magasins en tenant compte notamment d’une nouvelle organisation des tâches et un retour aux horaires antérieurs, après information et
consultation des salariés et des instances représentatives des salariés dans les magasins concernés. Un point à date sera fait lors du Comité Central d’Entreprise prévu courant janvier 2012.
Procédure facultative de cession des actions DIA – Prix moyen de cession
des actions DIA à l’issue de la deuxième période de la procédure
CARREFOUR a été informé par Caceis Corporate Trust, agent centralisateur de la
procédure facultative de cession mandaté par CARREFOUR (ci-après l’Agent
Centralisateur), que le prix moyen de cession des actions DIA pour la deuxième période de la procédure, qui s’est déroulée du jeudi 1er septembre au mercredi 14 septembre 2011 inclus, est de
2,901849 € par action DIA.
L’Agent Centralisateur répartira le produit de la cession entre les intermédiaires financiers pour crédit aux actionnaires cédants au prorata de la quantité des actions DIA apportées à la procédure par chacun d’entre eux à partir du 5 octobre
2011. Les actionnaires peuvent s’adresser à leur intermédiaire financier pour toute information complémentaire.
Facteurs de risque de la cession des actions DIA
Il est rappelé aux actionnaires de CARREFOUR concernés que la participation à la procédure de cession est facultative et que son but principal est de permettre la cession des actions DIA sans
frais de vente sur les bourses espagnoles.
Aucune garantie n’est donnée sur le prix auquel les actions DIA seront cédées à l’issue de chaque période de la procédure.
Il existe un risque que les conditions de marché prévalant au moment où l’Agent Centralisateur fera procéder à la cession des actions DIA soient moins favorables que les conditions de marché qui
prévalaient au moment où les actionnaires de CARREFOUR concernés auront décidé de participer à la procédure facultative de cession.
Pour la première période, la valeur de cession avait été de 2,832638.
Les interrogations concernant la fixation des prix des actions
DIA
Sur les forums boursiers spécialisés, une interrogation reste permanente : comme le cours peut-il varier au jour le jour pour DIA, si la vente est faite à prix moyen sur une période ?

Evidemment, ils rayonnent. Travailler de 2 heures à 9h30 pour remplir les allées des hypermarchés sera bientôt de l'histoire ancienne pour les salariés de Carrefour.
Ce coup d'arrêt à l'extension du travail de nuit, déjà très présent dans la grande distribution, est une « excellente nouvelle », se félicite Michel Enguelz délégué central FO, syndicat maison le plus important. Un retournement assez rare puisque la tendance est à l'explosion de ce mode de travail. De 2,5 millions de salariés concernés en 1991, on est passé à 3,6 en 2008.
Testée sur deux magasins en 2010, la nouvelle organisation des hypermarchés s'accompagnait d'un surplus d'heures de nuit. Ce « modèle opérationnel » a ensuite gagné quinze autres hypers début 2011. Les syndicats craignaient donc une généralisation aux deux cents et quelques autres enseignes du même type. D'où leur soulagement lorsque mi-septembre la direction a décidé d'abandonner l'extension du travail de nuit.
« Au terme de cette période de test, la direction des hypermarchés a constaté que cette organisation ne répondait pas totalement aux objectifs fixés », explique-t-on avec un art consommé de la litote chez Carrefour. Difficile d'obtenir plus de détails de la part de cette entreprise à la communication très maîtrisée.
En somme, plus personne ne commencera sa journée de travail dans les rayons à 23 heures, comme ce fut le cas à Bègles, ou à 2 heures, comme à Villiers-en-Bière. Peut-être à 5 heures (voire 4 heures), comme avant. Quelques heures qui « changent tout. Entre 2 heures et 5 heures du matin, c'est le créneau le plus difficile », explique Michel Enguelz de FO.
Pour les syndicats, si l'expérimentation s'arrête, c'est que la rentabilité n'était pas au rendez-vous. Un constat qu'appuie Serge Corsa délégué national CFDT :
« En termes de chiffre d'affaires, cela n'a rien rapporté. C'est un ratage complet. Cette réorganisation foutait un bordel monstre. Quand vous étalez les plages horaires sans recruter un bras de plus, vous diluez vos forces. Au moment des coups de bourre, il y avait moins de monde disponible. »
Et le syndicaliste de pointer les rayons vides aux heures de rush.
Un rapport confidentiel réalisé par le cabinet Arec (et dont les conclusions servent de base à un autre rapport de la commission économique du CCE, que nous avons pu consulter) égrène de bien mauvais résultats. Sur dix magasins analysés :
Revoyant sa copie, Carrefour reconnaît un manque d'« adhésion des équipes ». Difficile de lui donner tort. « Conditions de travail dégradées » (CFDT), « un massacre dans les magasins » (CGT), « pas bon pour la santé » (FO). Ces heures de nuit, payées 30% de plus, « c'étaient quelques euros de plus pour mourir plus vite », résume Claudette Montoya, déléguée nationale CGT chez Carrefour.
Résultat, plus d'absentéisme. Travailler la nuit, « c'est épuisant. Et puis pour la famille, les premiers jours ça va mais après il y a une désociabilisation et un sentiment d'isolement », poursuit Claudette Montoya. « Notre petite vie et notre santé, ils s'en tamponnent royalement », renchérit son collègue de la CGT, Frank Gaulin.
Effectivement, pour avoir des troupes en forme et productives, les faire bosser à l'heure où l'on dort n'est sans doute pas
le meilleur calcul. « Troubles du sommeil » et « risques cardiovasculaires voire un accroissement des risques de cancer », met en garde le Conseil économique, social et
environnemental (CESE) dans un rapport datant de 2010. (Télécharger
le rapport)
Sans oublier, les « troubles digestifs », le « risque accru de pathologie dépressive », et autres problèmes type fausse couche également mentionnés par le CESE qui préconise « d'autres organisations de travail » et qui érige le travail de nuit en « véritable question de santé publique ».
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FO poursuit son combat contre le forfait justice de 35€ |
05 octobre
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Le décret du 28 septembre 2011 prévoit les modalités d’application de la taxe instituée à l’occasion des actions en justice. Le droit de timbre de 35 euros est applicable dès le 1er octobre 2011. |
FO continue de dénoncer une mesure inégalitaire et particulièrement injuste, qui découragera les justiciables les plus fragiles et les
plus faibles d’introduire des recours en justice, alors que ce sont eux qui en ont le plus besoin.
Le fait de ne pas pouvoir payer la taxe interdira tout recours en justice! Où est le droit à un procès équitable garanti par les normes internationales? Où sont passés les principes d’égalité
d’accès et de gratuité de la justice? La mise en place de ce «forfait justice» rappelle celle du forfait hospitalier qui depuis son introduction a fortement augmenté.
En outre, FO s’indigne de l’absence de concertation préalable à la mise en œuvre de cette taxe et le silence du ministère de la justice suite à ses réclamations.
En conséquence, FO réclame la suppression immédiate et inconditionnelle de ce droit de timbre.
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Prime "Dividendes", la date de négociation est définie ! |
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Carrefour réinvente le chariot de ses supermarchés |
08 octobre
Le nouveau chariot chez Carrefour pour qui ? Pourquoi ? Vite, vite une
réponse…
Pour qui, c’est simple : « Carrefour teste à partir de lundi dans cinq magasins de France, d’Espagne et de Belgique un nouveau modèle. Exit la cage métallique. Place à un portant sur
lequel seront suspendus des sacs de courses réutilisables. En France, ce sont les clients du Carrefour Market de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) ainsi que des hypermarchés Carrefour Planet
des Ulis (Essonne) et de Wasquehal (Nord) qui en auront la primeur » nous indique Le Figaro. Pour résumer, le joujou sera
disponible dans les nouveaux concepts et le magasin du propriétaire. C’est chic n’est-ce pas !
Pourquoi : pas de doute, continuer à transformer Carrefour en
boutique pour bobos. C’est un fait ! Les clients servis diminuent, le panier moyen augmente, les pauvres et les occasionnels étant sur le départ. Bientôt on se comptera dans les
magasins. On voulait du select… on aura Carrefour. Casino n’a qu’à bien se
tenir.
- Tu vas chez Carrefour-LVéaiMH ?
- Ben non pourquoi ?
- Oh, scuse-me : City-Carrf alors ?
- Ben, non, toujours pas !
- T’attends les futurs Halles de la Mad. by Carrefour ?
- Non, non, moi c’est Créteil Soleil !
Comment, en se concentrant sur le nouveau chariot, passer à côté de sa clientèle
?
Alors, entre-eux, des clients triés, auréolés de nouvelles oriflammes sur moquette-couleur
avec chariots assortis pourrons enfin déguster plat préparés dans des magasins réduits et bien agencés par Hubert, l’architecte en vogue de ces magasins qui
sont légion… Nous le disons clairement : Carrefour
souhaite sélectionner ses nouveaux clients ! Pour la direction générale actuelle, 8,2 millions de personnes vivant sous ce seuil de pauvreté finalement… à quoi cela peut-il bien servir ? Alors,
allons à l’essentiel : le chariot ! Oublions les ruptures, le compte-d’exploitation, le climat social et ses implications, les actionnaires agités : il faut positiver.
La nouvelle stratégie Carrefour : lorsque l’on a rien à dire, le faire savoir
par Le Figaro !
Revenons à cette nouvelle arme : le haricot… pardon, le chariot ‘chairot’.
Philippe Picaud, Directeur du Design et transfert de Décathlon, va à l’essentiel, selon lui : « il faut traduire la stratégie de positionnement de l’entreprise [...]. Il faut donc être très
proche du terrain, toujours être très pragmatique… ». Justement ! Nous sommes d’accord avec vous, alors qu’allez-vous faire dans cette galère du chariot et ressortir cette vieille martingale
?
La culture de l’enseigne, nous l’avons rédigé si vous souhaitez y revenir et connaître l’ADN
Carrefour, mais ici c’est bien simple : c’est l’inverse !
Voulez-vous empêcher les parents de venir avec enfant en bas âge avec votre nouveau chariot ? Voulez-vous réduire les achats en parcellisant le chariot ? Voulez-vous faire payer les retraites françaises par cette nouvelle entreprise allemande qui fabriquera ce joujou ? Voulez-vous donner l’impression de chariots pleins alors qu’ils se vident ?
Le chariot baptisé « mobi », va-t-il aider les équipes à se « mobiliser
»
A part pour le 11 octobre… On ne comprend plus le moteur de Carrefour. Sans revenir à
l’invention du chariot, par Sylvan N. Goldman en 1937, que les premiers français découvrant l’affaire désignèrent par le terme de « poussette » (nous invitons les novices sur le sujet à
écouter L’histoire du chariot de supermarché par Jules Lavie ou à
lire la thèse de Catherine Granclément), avant que le fils d’un industriel français spécialisé dans la réalisation de
paniers à salade en fils soudés bâtisse cette superbe entreprise française que tout le monde connaît aujourd’hui sous le nom de Caddie, il y avait sans doute d’autres sujets d’importance.
Suite à l’article « Un drive pour les plus pressés » paru dans
nos colonnes le jeudi 29 septembre, Mme Lecraz, au nom du syndicat FO Carrefour Crêches-sur-Saône tient à apporter les précisions suivantes
:
« Le directeur est fier d’annoncer que grâce au drive, il a créé 7 emplois sur le site. Ces propos sont inexacts, les salariés du drive sont 4 salariés pris dans les rayons, qui n’ont pas été remplacés, et à ce jour pour le lancement du drive 3 salariés (intérimaires) ont été embauchés pour 1 mois. Donc nous sommes loin de pouvoir affirmer que le drive a créé 7 emplois. De qui se moque-t-on ? Nous tenons à rappeler que depuis 2008, nous sommes passés de 360 salariés à 270. Exemple sur les rayons « Petit électroménager » de quatre employés ils sont deux aujourd’hui et, c’est ainsi dans la majorité des rayons. Le directeur oublie le manque de bras que nous réclamons tous les mois, les salariés de Carrefour Crêches-sur-Saône sont épuisés et ces affirmations n’ont fait qu’attiser leur colère. On nous demande d’être motivés, d’être accueillants, d’en faire encore et toujours plus, pendant que les clients s’énervent, las d’attendre en rayon et en caisse par manque de personnel. Non, FO Carrefour Crêches-sur-Saône le dit, il n’y a pas eu de création d’emplois pérennes. On déshabille Paul pour habiller Jacques ! FO revendique de vraies embauches de contrats en CDI et temps pleins ».
Le site internet boocan.com, publiant une lettre économique régionale particulièrement pointue et indépendante, vient de présenter sur son
compte Facebook une vidéo éloquente de l’analyse de Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM), Députée de
la quatrième circonscription de l’Essonne, Secrétaire générale adjointe de l’UMP, et actuellement ministre de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du
Logement.
Pour NKM : « les valeurs boursières qui chutent, c’est pas par hasard… »
« Je suis très soucieuse de ce que vont devenir nos grands centres commerciaux. [...] Regardez un peu les grands débats qu’il y a actuellement dans les grandes sociétés, type… allez
Carrefour, etc., je les cite. Les valeurs boursières qui chutent c’est pas par hasard. » Intervention réalisée lors du 7e Forum d’Ensemble
91 le 29 septembre 2011 à Avrainville.
« Ca marche plus bien »
Pour ne pas gérer de futurs friches commerciales, sans doute faudrait-il redonner un sens au véritable discount qui n’a jamais pris une ride et pour lequel le gouvernement développait une action volontaire de mutation économique entre la période d’après guerre et jusque
dans les années 1970.

Prix concurrentiels, plus de marques de
distributeurs, réorganisation des achats…, la stratégie du pôle hypermarchés revue de fond en comble. Deux à trois magasins seront ouverts par an. 40 000 références commercialisées dans les
magasins du groupe.
Le chantier de la réorganisation du
groupe Label’Vie se poursuit. Après la mise en place d’une centrale d’achat et de quatre structures autonomes dédiées aux différentes formes de distribution, le pôle des hypermarchés définit une
nouvelle stratégie sous la houlette d’Alexandre Millet, un cadre dépêché par le partenaire français Carrefour. A peine nommé, en juillet dernier au poste de DGA de la business unit hypermarchés,
il a déjà une idée sur les grandes lignes de la politique qu’il compte déployer pour s’imposer dans un secteur en proie à une rude concurrence.
Avec deux établissements en service et un troisième qui, suite à la transformation du Metro de Bouskoura (sud de Casablanca), ouvrira ses portes dans les prochains jours, l’enseigne Carrefour ne
compte pas jouer les seconds rôles dans un segment où s’activent trois enseignes disposant de 37 implantations, dont 25 pour Marjane et 9 pour Aswak Assalam. Le pari est ambitieux : «Devenir
l’hypermarché préféré des Marocains», comme le souligne le nouveau DGA. Comment y parvenir ? Grâce à une stratégie basée essentiellement sur les études de marché réalisées par le groupe. Le
prix de vente en sera la clé d’entrée. Car, comme le constate M. Millet, «le prix est décisif pour le consommateur marocain, notamment pour certaines catégories de produits comme l’huile, la
semoule, les œufs, le lait…».
Des prix 20% moins élevés que ceux de la concurrence
On s’attend donc à une guerre des prix. A ce niveau, les dirigeants de Carrefour sont très optimistes. «Toutes les conditions sont réunies aujourd’hui pour offrir les prix les moins chers»,
assure le DGA. Le groupe table sur sa récente réorganisation qui permettra une maîtrise rigoureuse des coûts. Il compte à cet égard renforcer sa position dans les négociations avec les
fournisseurs grâce à l’extension de sa taille suite à l’acquisition de Metro. A cela s’ajoute l’ouverture en début d’année d’une plate-forme à Skhirat pour centraliser les achats. Mais surtout,
le groupe marocain mise sur la franchise signée avec Carrefour pour introduire davantage de produits, mis en vente exclusivement dans ses magasins à travers le monde, à des prix défiant toute
concurrence.
Plus de conseil pour mieux vendre les produits électroménagers
Jusqu’à présent, sur les 40 000 références commercialisées dans les magasins du groupe au Maroc, seules 2 000 sont des marques de distributeurs (MDD, marque de l’hypermarché lui-même). Pour le
top management, il s’agit là d’un levier important qui sera exploité. «On va accélérer cette politique et élargir la gamme des MDD à des produits comme les yaourts», dévoile M.Millet. Il y a
cependant des conditions à respecter. «On n’introduira le produit que s’il est 20% moins cher que la marque considérée comme leader sur le marché. Nous pourrons ainsi proposer des produits de
qualité à un coût inférieur à ce qui existe aujourd’hui», précise le DGA. Il cite, à titre d’exemple, le cas des biscuits importés dont le prix se situe à plus de 30 DH, et que Carrefour
proposera à des prix oscillant entre 15 et 20 DH.
La tarification n’est pas le seul chantier sur lequel travaille le groupe. Un autre volet consiste à combler certaines lacunes qui nuisent au fonctionnement des hypermarchés. A leur tête figure
le problème du taux de service réalisé par les fournisseurs, qui est de 70% contre 90% dans les pays développés (98% en France, par exemple). Ce phénomène, qui touche tous les hypermarchés au
Maroc, est dû à la réalité socio-économique du pays et de ses entreprises, notamment les PME qui n’honorent pas toujours leurs engagements en termes de délais et de conformité. «On va donc revoir
notre système de gestion des commandes et des stocks en fonction de cette donne», affirme le DGA. Autre lacune à laquelle s’attaquera le top management : la gamme des produits à faible
succès au niveau du groupe. Il en est ainsi de l’électroménager où Carrefour «a du travail à faire pour faciliter l’acte d’achat du client», reconnaît M. Millet. Pour y remédier, il compte
renforcer les actions de conseil et de service au profit des consommateurs de ces produits.
En résumé, cette nouvelle stratégie a pour objectif de renforcer les positions de Carrefour dans le segment des hypermarchés et d’accompagner le plan d’investissement du groupe Label’Vie.
Celui-ci compte ainsi ouvrir 2 à 3 nouveaux hypermarchés par an. Aussi, Metro de Bouskoura sera transformé en Carrefour dans les prochains mois et une nouvelle unité sera ouverte à Fès en 2012.
Viendront par la suite les magasins d’Agadir et de Tanger.



La légalité del'ouverture de Carrefour Market, le dimanche, estune nouvelle option pour lesopposants. Hiermatin, salariés, commerçants, élus et sympathisants, ont filtré l'entrée du magasin.
Le chaud soleil qui régnait hier, àl'entrée du magasin Carrefour Market, n'a pas affaibli la mobilisation contre l'ouverture dominicale de la grande surface. Les deux entrées principales du parking étant barrées. Pour les rares clients, il ne restait plus que l'accès par l'arrière du magasin. Sur le bord du boulevard de la Gare, les salariées de l'entreprise distribuaient des tracts rappelant leur opposition à l'ouverture du dimanche. «Pas une seule personne ne s'est opposée à notre action», commentait une salariée. «Allez-y, continuez, je suis de tout coeur avec vous», était le commentaire le plus souvent répété.
Pour Marc Le Fur, député UMP, «l'ouverture dominicale de Carrefour Market est illégale». Il vient d'écrire au préfet.
S'il a tardé à réagir sur le dossier, le député avance aujourd'hui un
argument de taille pour soutenir les salariés et commerçants qui s'apprêtent à manifester dimanche, pour la troisième fois. Selon lui, «l'ouverture dominicale de Carrefour Market est illégale».
Il vient d'écrire au préfet des Côtes-d'Armor pour lui faire part de son analyse.
Pas un commerce de détail spécialisé
«Je conteste l'interprétation du Carrefour Market qui a décidé d'ouvrir son rayon denrées alimentaires le dimanche en s'appuyant sur l'article L 3.132-13 du code du travail (dans les commerces de
détail alimentaire, le repos hebdomadaire peut être donné le dimanche, à partir de 13 h). Une dérogation qui date des premières lois sur le repos hebdomadaire en 1906. Or, selon la nomenclature
NAF 2008 de l'Insee, une grande surface est classée 47.1, comme commerce de détail en magasin non spécialisé, et non pas 47.2, comme commerce de détail alimentaire en magasin spécialisé. Si le
Carrefour Market de Loudéac n'est pas un commerce de détail alimentaire, l'article L 3.132-13 du code du travail ne s'applique pas. Son ouverture systématique tous les dimanches devient illégale.
C'est ma conviction».
Le député invite, donc, le préfet «à exercer la vigilance la plus rigoureuse afin que l'ouverture de cette grande surface non spécialisée ne puisse se faire que dans un cadre législatif et
réglementaire parfaitement contrôlé».
Selon Tradingsat.com, à propos de Carrefour Planet en France, « Lors
duCongrès
mondial sur la distribution à Berlin, José Carlos Gonzales, le directeur commercial de Carrefour a indiqué que ce nouveau format d’hypermarchés générait des bénéfices nets supérieurs aux anticipations. » Une bonne nouvelle… Cela nous pose toutefois une question : combien de magasins sous nouveau concept sont-il totalisés dans cette
évaluation et combien en exploitation effectivement et sur quelle période de référence et de comparaison ?
De l’image prix…
On se souvient de la réflexion que l’on nous a rapporté de Marcel Fournier, lorsque Carrefour implanta pour la première fois un hypermarché dans un centre commercial, à l’instigateur du centre concerné : « Si vous
voulez mettre du marbre par terre, mettez du linoléum dessus. » Pour ceux qui pouvaient en douter, le prix bas n’est pas qu’une vaine idée : c’est donc surtout un état d’esprit.
Que le Groupe Carrefour fasse savoir qu’il investit la Place de La Madeleine – dans un emplacement que Castorama avait finalement refusé apprend-t-on pour des questions logistiques
d’approvisionnement – et c’est l’image prix qui se dégrade en quelques secondes pour toute l’enseigne. En dépit d’une volonté très ancienne de se réapproprier les centres-villes chez
Carrefour – pouvant déjà être datée de l’époque de José Luis Durán - dans l’environnement économique actuel, l’annonce ne pouvait que choquer face aux écarts sociaux que notre pays
connaît.
… en passant par les achats…
Selon une source interne, Carrefour représente environ 4000 fournisseurs. 35 d’entre-eux totalisent 60% du chiffre d’affaires de l’enseigne (les grandes marques à ne pas douter). Les MDD
représentent 25% de l’activité alors que la grande majorité des autres fournisseurs représentent 15% du chiffre restant.
« Qui négocie avec qui » devient alors une question pertinente nous semble-t-il. Pourquoi séparer les achats qui seraient « stratégiques » pour les principaux
fournisseurs avec une attention particulière de la direction générale et laisser les équipes gérer les autres ? Le principal n’est d’acheter auprès d’un nombre restreint de fournisseurs que dans
les vieilles entreprises qui ne travaillent pas l’aval… le principal est au commerce, à la vente. Marcel Fournier enseignait cela aux équipes.
Par ailleurs, avec la réduction du nombre des petits fournisseurs, terreau naturel d’un distributeur moderne, l’augmentation des volumes des fournisseurs se rapprochent du seuil fatidique de
dépendance économique, Carrefour représentant 25% de leur propre chiffre d’affaires. A ce niveau, Carrefour ne peut se désengager rapidement et complexifie ses propres négociations.
Il est aussi important de remettre en place un système fiable de gestion des approvisionnements. Tout le monde le sait. 38% du textile cet été hypothéqué, selon nos sources, est de nature à
remettre en cause une rentabilité fragile.
… jusqu’aux produits pas pris !
Marcel Fournier avait – à propos des ruptures de marchandises – une règle simple que nous résumons ici avec nos mots : « trop est mieux que pas assez, car trop peut se vendre alors que pas
assez très difficilement ! »
Aussi, plus de 11% de références seraient en rupture – selon une source interne – ce qui qui vient impacter mécaniquement les 20% des produits les plus vendus du magasin, hypothéquant ainsi plus
de 20% du chiffre d’affaires, même temporairement, surtout sur les articles de PGC. Le lait sur le feu doit être surveillé dit-on, comme tous les produits dont on ne peut se passer : lait
maternisé, couche… où ici : « abondance de biens ne nuit pas ».
On entend d’ailleurs : « ce n’est donc pas d’un Reset dont Carrefour à
besoin, mais simplement de reconquérir ses propres gênes. »
Pour ceux qui veulent connaître l’ADN de la culture Carrefour
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FO
CARREFOUR
ANNECY
134 AVENUE
DE GENEVE
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TEL:04.50.10.75.79
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L'EQUIPE FO CARREFOUR ANNECY
DELEGUE SYNDICALE
LEONARD BORDIGNON
ELUS EN COMITE ENTREPRISE(CE)
JACQUES BERTHELIER(titulaire)
YOHAN GUILLERMIN(suppleant)
ELUS DELEGUE DU PERSONNEL(DP)
LEONARD BORDIGNON(titulaire)
ABEL AWLISHIE(suppleant)
NOMME AU COMITE HYGIENE
ET SECURITE ET DES CONDITIONS
DE TRAVAIL(CHSCT)
DANIEL VERCIN(CHSCT)(NOMME)
REPRESENTANT SYNDICALE AU COMITE ENTREPRISE(CE)
BRUNO RUBAT DU MERAC
REPRESENTANT SYNDICALE AU CHSCT
LAURENT FELLAHI
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Ventes T1 2012 en hausse de 1,5% à 22,5Md€ Résistance des ventes alimentaires, faiblesse persistante des dépenses non-alimentaires |
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