Carrefour, un silence assourdissant !
|
||
|
EDITO |
|
|
||
|
EDITO |
|
Après l'affaire des melons à Monoprix, voici une nouvelle affaire de mise à
pied pour vol... de chewing-gums et de stylos.
Deux employés de l'enseigne Carrefour, située à
Avignon, dans le Vaucluse, ont été mis à pied par leur direction pour avoir volé des produits dans le magasin, rapporteLe Dauphiné Libéré.
Yassine 44 ans, et l'un de ses collègues de 33 ans ont été interpellés par la gendarmerie, alors qu'il quittaient leur lieu de travail, en fin de matinée, le vendredi 8 juillet. Leur direction leur reproche le vol d'un stylo à
bille, d'un stylo plume, d'un critérium, d'une clé USB et de quatre paquets de chewing-gums.
Des accusations que réfute Yassine et son collègue, en donnant l'explication suivante : "J’ai
récupéré ces stylos dans l’intention de m’en servir pour le travail pas pour les voler [...] En plus, ces produits ne sont pas mis en rayon. Ils finissent à la poubelle ou bien on les donne à la
Banque alimentaire. On nous a traités comme des voleurs alors que ça fait six ans qu’on travaille ici. J’occupe un poste clé et il n’y a jamais eu de problème auparavant."
Quoi qu'il en soit, la direction du magasin Carrefour d'Avignon affirme qu'elle a porté plainte tout en indiquant qu'elle envisage une mesure de licenciement.
|
21 juin : Je, Nous, Tous contre le démantèlement... |
||
|
Je, Nous, Tous contre le démantèlement du groupe
La manifestation intersyndicale du 21 juin a rassemblé 800 personnes place du Palais Royal à Paris.
La Direction a refusé de recevoir la délégation intersyndicale et les actionnaires ont voté le projet de cession de DIA.
FO et les autres syndicats ont finalement été reçu par la DRH pour porter leurs revendications. L'intersyndicale en a profité pour poser un ultimatum au DG de Carrefour Lars Olofsson. Si celui-ci
ne reçoit pas les syndicats avant vendredi pour changer la stratégie du groupe, des réponses syndicales adéquates seront apportées partout où Carrefour est implanté.
|
|
Déclaration faite lors de l’assemblée générale des actionnaires Carrefour le 21 juin 2011 Michel Enguelz, Salarié de Carrefour à Antibes, responsable national du syndicat Force Ouvrière chez Carrefour. |
Je représente ici, aujourd’hui les 120 000 salariés porteurs d’actions Carrefour au travers du plan d’épargne salariale.
Je représente également les salariés européens et leurs syndicats dans le Comité d’Entreprise Européen Carrefour qui a officiellement rejeté à l’unanimité le projet de scission de DIA le 24 mars
dernier.
Ce projet élaboré par et dans le seul intérêt des deux gros actionnaires :
COLONY CAPITAL et du Milliardaire du luxe, Bernard Arnault.
Aujourd’hui, dans cette assemblée générale des actionnaires de Carrefour, que nous demande-t-on ?
Le conseil d’administration nous demande de voter la confiance sur 23 résolutions !
Mais voilà, la confiance envers le conseil d’administration, elle fait comme la valeur de l’action : elle disparait progressivement.
- Disparue cette confiance, chez les salariés et les cadres qui ont pour un très grand nombre exprimé leur ras le bol de façon exceptionnelle par la grève dans la logistique, les hypermarchés et
les supermarchés, chacun à leur tour cette
année. Ils sont plusieurs centaines rassemblés à l’extérieur sous l’égide d’UNI Europa Commerce pour exprimer leur opposition aux décisions du conseil d’administration.
- Usée la confiance des clients, lassés par les changements de politique de prix, agaces par le nombre de ruptures et la réduction des effectifs qui dégradent le service. Cela se concrétise par
les pertes de part de marché face aux concurrents français.
- En baisse la confiance aussi chez les fournisseurs de produits Carrefour qui clament de plus en plus fort que Carrefour les a trompés en abandonnant les principes de partenariats qualitatifs
pour une recherche de gains à court terme
- En perte de vitesse, la confiance encore chez les franchisés, partenaires de longue date, qui pour certains et non des moindres, ont décidé de quitter Carrefour
- Volatilisée la confiance, chez les annalistes financiers qui ne perçoivent plus, comme beaucoup d’autres, la stratégie à moyen et long terme de notre entreprise et ont donc abaissé la notation
du groupe.
- Fondue la confiance du marché bousier, ou la valeur de l’action a été divisée par deux depuis la prise de pouvoir de COLONY CAPITAL et du Milliardaire du luxe, B. Arnault.
- Disparue la confiance, chez les petits actionnaires qui, nous l’espérons, voterons comme les salariés, contre les projets du conseil d’administration et particulièrement les résolutions numéro
5 et 7 relatives au projet de scission de DIA.
Toutes les organisations syndicales unies contre ce projet, nous disons que Mr Olofsson, le conseil d’administration et son président, Mr Amaury de seize, ont échoué, ils ont perdu leur
crédibilité.
Ils ne respectent pas les principes de bonne gouvernance pour assurer la pérennité du groupe carrefour, premier employeur privé Français et premier distributeur Européen.
Ils doivent donc être remplacés par des femmes et des hommes ayant un projet stratégique, commercial et social qui soit lisible, durable et responsable pour les petits actionnaires, les salariés
du groupe Carrefour et l’ensemble des parties prenantes. Le vote à venir sera l’occasion de ne pas renouveler le mandat des quatre administrateurs sortants.
Question :
Face à la répétition des conflits sociaux dans les pays européens et dans toutes les structures françaises ; face à la multiplication des procédures juridiques
intentées par les salariés, les syndicats et les directions départementales du travail, les syndicats et les salariés qu’ils représentent, ne peuvent que constater et regretter la dégradation de
l’image sociale du groupe Carrefour.
Cette dégradation ne peut que déprécier la valeur du groupe. Le conseil d’administration peut-il nous expliquer quel est le projet social pour recréer la motivation et l’engagement des femmes et
des hommes de l’entreprise, indispensable à la réussite du groupe Carrefour.
|
|
|
|
|
|
|
|
|

Un employé d'un magasin Monoprix à Marseille (Bouches-du-Rhône), a été mis à pied à titre conservatoire lundi
pour avoir récupéré six melons et deux salades dans la benne à ordures du magasin. L'information a été révélée par La Provence jeudi matin. L'homme de 59 ans, père de six enfants, travaillait
depuis huit ans pour l'enseigne
«Quand je suis passé devant la poubelle du magasin, j'ai vu ces fruits qui allaient être jetés. Je les ai trouvés en bon état. J'ai décidé de les rapporter pour la maison. C'était juste pour les manger», témoigne
Kader . Mais le règlement intérieur de la grande surface stipule qu'il est interdit de se servir dans les bennes : «Je ne savais pas», assure l'ancien employé, avant d'ajouter : «Je n'ai
pas volé. Jamais.»
«Ce n'est pas autorisé sans avoir demandé au préalable une autorisation»
Interrogé, un porte-parole de l'enseigne affirme que «les faits constatés dans le magasin et reprochés à ce collaborateur sont contraires au règlement intérieur du magasin». «Que ce soit
pris dans les poubelles ou dans le magasin, ce n'est pas autorisé sans avoir demandé au préalable une autorisation pour les prendre», a-t-il précisé. «Quand il y a une infraction au
règlement intérieur, il y a une mise à pied à titre conservatoire» qui «n'est pas une sanction», mais qui "vise à faire la lumière sur ce qui s'est passé», a-t-il ajouté, précisant que l'employé
conservait son salaire, un élément mis en doute par la CGT.
«Scandalisés par la disproportion» entre les faits et le licenciement envisagé
Selon Avelino Carvalho, représentant CGT du Monoprix situé sur la Canebière, «il n'est pas sorti du magasin, il a récupéré dans le conteneur à poubelles des fruits et salades périmées». «Un cadre
du magasin l'a vu faire et a demandé l'intervention des agents de sécurité», a-t-il ajouté.
Mercredi, la CGT et les collègues de Kader se sont réunis devant le magasin pour le soutenir, alors qu'il était convoqué à un entretien préalable à son licenciement. La décision sera signifiée à
l'employé lundi matin après le respect du délai légal obligatoire. «On est scandalisés par la disproportion totale entre le licenciement envisagé et ce qui s'est passé», a souligné M. Carvalho.
«Kader est vraiment abattu. Il est à deux ans de la retraite. Il a mis au courant sa femme et ses enfants au bout d'une semaine parce que c'est paru dans la presse.»
Pas de licenciement pour l'employé parti avec des fruits périmés
Un employé de Monoprix à Marseille (Bouches-du-Rhône), mis à pied lundi pour avoir tenté de sortir six melons et deux salades récupérés dans le conteneur à poubelles, reprend ses fonctions aujourd'hui vendredi, a annoncé l'enseigne dans un communiqué.
«Faisant suite à l'entretien qui a eu lieu mercredi 6 juillet entre un collaborateur du magasin
Monoprix-Canebière à Marseille et sa direction, il a été décidé une simple mise à pied d'une journée pour non-respect du règlement intérieur», a-t-elle affirmé, ajoutant qu'«aucune autre mesure
n'est prise à l'encontre du salarié».
Ce règlement, qui vise à «protéger la santé des personnes en évitant la consommation de produits avariés», stipule qu'un salarié «ne doit pas emporter ou utiliser, pour son propre compte, sans
autorisation, des marchandises appartenant à l'entreprise. Il en est ainsi de la marchandise destinée à être jetée».
C'est un cadre du magasin qui a demandé l'intervention de la sécurité selon la CGT
Selon Monoprix, l'employé de 59 ans, père de six enfants et travaillant au sein de l'enseigne depuis huit ans, avait été contrôlé à la sortie du magasin avec des melons et des salades.
Mais d'après Avelino Carvalho, représentant CGT, «il n'est pas sorti du magasin, il a récupéré dans le conteneur à poubelles des fruits et salades périmées». «Un cadre du magasin l'a vu faire et
a demandé l'intervention des agents de sécurité», avait-il déclaré jeudi, se disant «scandalisé par la disproportion totale entre le licenciement envisagé et ce qui s'est passé».
«Kader est vraiment abattu. Il est à deux ans de la retraite. Il a mis au courant sa femme et ses enfants au bout d'une semaine parce que c'est paru dans la presse», avait-il ajouté.
|
Scission de DIA : Questions - Réponses |
||
>Téléchargez le document questions/réponses |
|
Les salariés peu satisfaits de leurs conditions de travail |
08 juillet
|
Horaires décalés, contraintes physiques, faibles marges de manœuvre, manque de reconnaissance... Selon l'enquête réalisée dans le cadre de l'observatoire Evrest (Évolutions et relations en santé au travail), les salariés du secteur de la grande distribution ont une perception relativement négative de leurs conditions de travail. La pénibilité du travail a des conséquences sur la santé des salariés : après 45 ans, ils déclarent fréquemment souffrir de douleurs articulaires qui les gênent dans leur travail. |
|
Téléchargez le rapport |

La bataille entre Casino et Carrefour pour le contrôle de la distribution au Brésil s'exacerbe. Jean-Charles Naouri, le PDG de Casino, doit rencontrer ce lundi Luciano Coutinho, le président de la Banque nationale brésilienne de développement (BNDES). A cette occasion, il devrait faire part de son opposition au projet de partenariat stratégique entre son rival Carrefour et CBD Pao de Açucar, le leader de la distribution au Brésil. Cette rencontre intervient alors que ce lundi matin, le conseil d'administration de Carrefour a donné son feu vert au partenariat, qui, s'il se concrétise, lui permettrait de prendre la main sur la distribution au Brésil, par le biais d'une coentreprise à compter du 1er janvier 2013.
Dans un communiqué, le géant français estime pouvoir en retirer des synergies «à hauteur de 600 millions d'euros, voire 800 millions d'euros», en année pleine. Au total, le groupe qui naîtrait de cette alliance pèserait 30 milliards d'euros de chiffres d'affaires pour 2011. Avec cette opération, «Carrefour augmenterait significativement son exposition aux marchés de croissance, qui représenteraient plus de 40% de ses ventes consolidées à horizon 2013», précise le groupe.
Mais Casino, -qui juge de nouveau l'opération «hostile, et menée dans le cadre de négociations illégales» dans un communiqué ce lundi- n'entend pas se laisser marcher sur les pieds. Le groupe veut ainsi s'attirer les faveurs de la BNDES, dont l'aval est indispensable pour que les ambitions de Carrefour se concrétisent. Or, le président de l'institution brésilienne, Luciano Coutinho, a assuré qu'il n'apporterait pas les 2,4 milliards de dollars prévus «sans accord entre Pao de Açucar et Casino».
Nouvelle preuve de la détermination de Casino: la semaine dernière, le groupe s'est renforcé de 6,2 points au capital de CBD, pour en détenir désormais 43,1%. Le distributeur craint une défection de son partenaire brésilien Albilio Diniz, qui détient 21% de Pao de Açucar. Et pour cause: ce vendredi, celui-ci a estimé que c'est «grâce à l'attention constante apportée aux opportunités de fusions et d'acquisitions» que CBD s'est hissé au sommet de la distribution au Brésil. Avant d'affirmer son droit à discuter avec un tiers, qualifiant la contre-attaque de Casino de «charge infondée». De plus, Casino a annoncé ce lundi le lancement devant la Chambre de commerce internationale d'une seconde procédure d'arbitrage à l'encontre de Diniz, sollicitant le respect du pacte d'acionnaire de 2006 après la proposition de coentreprise entre CBD et Carrefour.
Côté marchés, le distributeur stéphanois gagne 1,16% en fin matinée, à plus de 66,3 euros. Pour sa part, le titre Carrefour baisse de 0,96%, à 27,9 euros, alors que l'indice du CAC 40 perd 0,15%.
Pas de panique! A l'ouverture des marchés parisiens ce matin, le titre du spécialiste de la grande distribution Carrefour s'écroulait de plus de 13%. Impressionnant à première vue, ce recul s'explique en fait par des raisons purement techniques. Ce mardi, le groupe verse en effet le dividende de 1,08 euro à ses actionnaires. Détaché du cours de Bourse, ce coupon est donc versé en numéraire aux investisseurs détenteurs de titres Carrefour.
Par ailleurs, ce 5 juillet est également le premier jour de cotation de Dia, sa filiale de hard discount. Le numéro trois mondial du secteur sera coté ce mardi à partir de midi à la Bourse de Madrid, a annoncé la direction de Dia, avec une capitalisation estimée à 2,4 milliards d'euros. Cette entrée sur les marchés financiers signifie une coupe sèche d'environ 3,50-4 euros dans les cours de Bourse de Carrefour. Mais là encore, les actionnaires ne sont pas perdants, puisqu'une action Dia leur est versée pour chaque action Carrefour déjà détenue.
En corrigeant la chute du titre de ces deux éléments techniques, Carrefour progresse même d'environ 4%.
Reste que les interrogations autour du titre sont encore nombreuses. Depuis le début de l'année, le cours a chuté d'environ 22%. Car depuis fin novembre 2010, le groupe a lancé deux avertissements sur résultats, consécutifs à desproblèmes comptables au Brésil puis des résultats inférieurs aux attentes en France (40% de son activité). Le Brésil qui décidément ne réussit pas à Carrefour, alors que le groupe est en pleine bataille avec son grand rival Casino pour prendre le contrôle du numéro un des supermarchés brésiliens, Pao des Açucar.
La réussite de l'opération lui permettrait de devenir largement leader sur ce marché stratégique. Ce serait une véritable aubaine, car Carrefour est relativement en retard dans les pays émergents, notamment en Asie. Mais Jean-Charles Naouri, le patron de Casino ne l'entend pas de cette oreille. D'où la déception des marchés financiers, auxquels le projet avait été présenté comme quasiment bouclé. «Il y a là un vrai couac de communication, souligne d'ailleurs un analyste parisien. Lars Olofsson, le dirigeant du groupe, garde le soutien des deux actionnaires de référence, Bernard Arnault et Colony Capital. Mais aux yeux du public comme en interne, il est très fragilisé. C'est donc bien qu'il y a un problème de management».
A moyen terme, le titre pourrait malgré tout retrouver des couleurs, au vu de sa valorisation actuelle. «Certains investisseurs pourraient profiter d'un côté spéculatif, souligne par ailleurs l'analyste, en misant sur la volonté des actionnaires de valoriser au mieux les actifs, en en cédant quelques uns par exemple». De ce point de vue, la scission de la foncière Carrefour Property, pour l'instant ajournée, pourrait illustrer cette stratégie de démantèlement du groupe, largement dénoncée par les salariés comme par certains petits porteurs.
Le cabinet Deminor interpelle Lars Olofsson
Deminor se pose des questions sur le rapprochement éventuel de la filiale brésilienne de Carrefour avec le distributeur brésilien GPA, dont Casino est l'actionnaire majoritaire. Cette fusion a été validée hier par le conseil d'administration de Carrefour. Le cabinet de défense des actionnaires minoritaires a transmis une lettre à Lars Olofsson, PDG de Carrefour, ainsi qu'aux membres indépendants du conseil d'administration et à l'Autorité des Marchés Financiers.
Deminor avait déjà alerté l'AMF jeudi dernier, estimant que le distributeur ne fait pas preuve d'une grande transparence dans cette opération. Le cabinet s'interroge aussi sur le sens du pacte d'actionnaires qui serait signé entre Blue Capital, holding de Colony Capital et de Bernard Arnault, et Gama, le fonds brésilien qui participerait à la fusion : « les actions étant librement cessibles à l'intérieur du pacte, Blue Capital pourra alors céder progressivement ses titres à Gama, transférant ainsi le contrôle de Carrefour à un autre actionnaire, sans que les actionnaires minoritaires de Carrefour disposent d'une offre de sortie », soutient-il.
Enfin, Deminor met en doute le poids des administrateurs indépendants, qui doivent apprécier l'intérêt d'une telle fusion pour l'ensemble des actionnaires de Carrefour. Si elle a lieu, elle pourrait signer l'entrée d'Abilio Diniz, président de GPA, au conseil d'administration du distributeur français.

Carrefour, premier distributeur européen et deuxième mondial, et Pixmania, un des leaders de la vente en ligne d'électronique grand public en Europe, filiale du groupe Dixons Retail, ont annoncé la signature d'un accord stratégique pan‐européen dans le domaine du non‐alimentaire. Objectif? Permettre à Carrefour de combler son retard dans le commerce en ligne. Les deux groupes vont ainsi développer un site de vente de produits non alimentaires dans plusieurs pays européens. A la charge de Pixmania, via sa filiale e-merchant, de développer le site du distributeur. Une partie, voire peut-être l'intégralité du catalogue de Pixmania, qui vend "de tout" selon son P-DG, mais surtout des produits électroniques, sera également commercialisée sous la marque Carrefour et vendue dans les magasins du groupe. Le site permettra à la fois de réserver en ligne et d'être livré à domicile mais aussi de commander le produit et de le retirer en magasin.
Lars Olofsson, Président Directeur Général de Carrefour, a déclaré : "Ce nouveau partenariat est une étape majeure pour Carrefour dans le développement de sa stratégie multi‐canal. Nous allier à
Pixmania, un des leaders du e‐commerce présent dans 26 pays et couvrant plus de 20 univers de produits, va nous permettre d'offrir à nos clients des gammes de produits non‐alimentaires enrichies,
en premier lieu sur le rayon électronique, photo, vidéo et son, et de démultiplier les passerelles entre nos magasins et internet au niveau européen".
Les modalités financières de l'accord n'ont pas été dévoilées.
Steve et Jean‐Emile Rosenblum, Fondateurs et Présidents de Pixmania.com ont déclaré que "ce partenariat va nous permettre d'allier nos forces dans le domaine du e‐commerce non‐alimentaire, en
s'appuyant sur le parc de magasins Carrefour et notamment le nouveau concept d'hypermarché Carrefour Planet".
Avec 6,8 millions de visiteurs uniques en mai selon Médiamétrie/NetRatings, Pixmania se situe derrière le site concurrent de Csino, Cdiscount (7,4 millions) et loin derrière Amazon et
PriceMinister respectivement 8,9 et 7,8 millions.

Le géant de la distribution devra leur verser 640 000 euros pour n'avoir pas rémunéré leur temps de pause.
Les prud'hommes de Cherbourg ont rendu leur décision jeudi.
Carrefour devra également payer pour n'avoir pas pris en charge le nettoyage
des vêtements de travail qu'elle fournit aux salariés.
La condamantion de la société Carrefour à verser 640 000 euros aux demandeurs, fait qu'en moyenne le groupe va indemniser les salariés à hauteur de 5 470 euros par personne.
"Quand on sait que ces salariés sont quasiment tous à temps partiel avec un salaire net moyen de 800 euros, c'est énorme", a déclaré leur avocate, Me Elise Brandt à l'issue de l'audience.
Grégoire Gandy, directeur de l'hypermarché Carrefour de Cherbourg, a indiqué de son côté que la société prenait "acte" de la décision des prud'hommes et qu'elle allait se donner "le recul
nécessaire pour voir la position qu'(elle) prendra".
Le 13 juin, le tribunal de police d'Evry a condamné Carrefour à 3,66 millions d'euros d'amendes pour non-respect du Smic auprès d'environ 1 200 salariés en France.
La société a indiqué le lendemain qu'elle allait faire appel. Les 117 salariés de Cherbourg n'en font pas partie, selon leur avocate.

Vidéo
TOULOUSE (AP) Les 23 salariés du service après-vente Sud-Ouest Carrefour à Portet-sur-Garonne, près de Toulouse, ont commencé jeudi à 17h l'occupation de leur établissement pour empêcher sa fermeture, prévue dans la soirée, a-t-on appris auprès du syndicat CFDT. Une quinzaine d'entre eux ont prévu de passer la nuit sur le site.
En conflit avec leur direction depuis novembre 2007, date à laquelle le groupe Carrefour a annoncé la fermeture de quatre de ses sept services après-vente en France, dont celui de Portet-sur-Garonne, ces salariés dénoncent la "pression" qu'ils subissent depuis trois ans.
"Depuis mardi, les salariés reçoivent un courrier de dispense d'activité à partir du 1er juillet au motif que les portes de l'établissement seront définitivement fermées. Pourtant, leur licenciement ne leur a pas encore été notifié. Carrefour veut isoler les derniers salariés en les contraignant à rester chez eux alors que leur contrat de travail n'a toujours pas été rompu. Nous avons décidé d'occuper le site pour que Carrefour honore ses contrats de travail", a déclaré à l'Associated Press François Chicano, délégué CFDT.
Dans un communiqué, la direction du groupe confirme que le site ferme jeudi soir. Elle souligne que cette réorganisation est due à "l'évolution des habitudes de consommation, les consommateurs renouvel(ant) plus rapidement leurs équipements au détriment de la réparation". Elle ajoute que les mesures d'accompagnement "ont permis de reclasser en interne ou en externe 225 salariés, soit 91% des effectifs concernés".
Cette action des salariés intervient après un long bras de fer juridique qui a commencé en octobre 2008 avec la décision du tribunal de grande instance de Toulouse d'annuler le plan de sauvegarde de l'emploi présenté par Carrefour et contesté par son personnel, le jugeant "insuffisant" au regard des moyens du groupe de distribution. Cette décision a été confirmée en appel en janvier 2009.
En novembre 2010, un nouveau plan social a été annoncé par la direction programmant le licenciement des 36 salariés restants du site de Portet-sur-Garonne. Entre temps, dans son rapport rendu en octobre 2010, la Médecine du travail avait pointé "des situations de travail hors normes fortement délétères pour la santé physique et mentale des salariés" au sein du service après-vente Sud-Ouest Carrefour.
Suspendu le 3 février 2011 par le TGI de Toulouse jusqu'à consultation du Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), le nouveau PSE a finalement été mis en oeuvre le 23 avril dernier. Carrefour précise dans son communiqué que son plan a permis de reclasser 14 personnes. "Les autres salariés vont recevoir de nouvelles propositions de reclassement interne, aux mêmes conditions salariales, dans leur bassin géographique. Les 22 salariés concernés disposent d'un délai d'un mois pour accepter les propositions qui leur seront faites", ajoute le groupe.
"Carrefour, 1er employeur français avec 140.000 salariés, 101 milliards de chiffre d'affaires et trois milliards de résultat opérationnel en 2010, ne peut pas invoquer le motif économique pour fermer le site alors depuis trois ans, la direction exerce une pression permanente et harcèle les salariés pour les pousser à partir. Cela fait deux ans qu'on ne me donne pas de travail, cinq que je n'ai pas été formé, les salariés sont désoeuvrés", indique François Chicano, technicien télé et vidéo, délégué CFDT.
En marge de cette occupation, le comité d'établissement du SAV Sud-Ouest Carrefour et la CFDT 31 ont de nouveau saisi jeudi le TGI de Toulouse pour demander l'exécution de leur contrat de travail et la réouverture du site. AP
|
Carrefour met tout en œuvre |
|
| Carrefour : la machine à fabriquer des chômeurs et à faire baisser le coût du travail |
Les
enseignes Monop', Franprix et Carrefour city sont concernées
|
Carrefour doit déléguer certains pouvoirs à ses hypers |
29 juin
|
Carrefour doit évoluer et peut-être favoriser au niveau de ses hypermarchés une délégation de certains pouvoirs, a déclaré Sébastien Bazin, le PDG de Colony Capital Europe, dans une interview publiée dans l'édition de lundi des Echos. |
Le fonds détient, avec le groupe Arnault, 14% du capital du n°2 mondial de la distribution, via la holding Blue Capital.
"Le marché et les modes de consommation ont changé. (Carrefour) doit lui aussi évoluer. Depuis 10 ans, le groupe n'a cessé de centraliser ses process. Or les patrons d'hypermarchés sur le terrain
savent ce qui fonctionnent chez eux", indique Sébastien Bazin.
Il ajoute: "Peut-être faut-il redonner un peu plus de souplesse à cette organisation en déléguant certains pouvoirs au niveau des magasins ? Ce sont des sujets sur lesquels les dirigeants de
Carrefour se penchent".
S'agissant de la position du distributeur français dans les pays émergents, dont le Brésil, Sébastien Bazin observe qu'"il est du devoir de Carrefour de regarder ce qui s'y passe" et que "ne pas
le faire serait une erreur".
Evoquant aussi l'investissement de Colony Capital dans le groupe Accor (ACCP.PA), Sébastien Bazin souligne que le fonds n'est pas "un dépeceur de champions nationaux": "Nos investissements sont
prévus pour pouvoir durer au moins une décennie. Contrairement à notre réputation, notre métier ne consiste pas à faire de l'argent avec de l'argent."
Sébastien Bazin se déclare prêt à réinvestir dans une société côtée "par le biais de véhicules d'investissement différents".
"On peut imaginer que des fonds souverains asiatiques, par exemple, veuillent investir dans cinq ou six sociétés cotées et cherchent une équipe pour le faire. Nous pourions être cette équipe",
dit-il.
Il souligne aussi que son investissement en portefeuille "le plus prometteur est, sans conteste, celui dans les data centers".
Colony Capital "investit trois à quatre milliards de dollars par an environ dans le monde", précise le PDG de Colony Capital Europe. Au total, poursuit-il, "nous gérons 40 milliards de dollars
dans le monde investis pour une bonne part dans l'immobilier, dont 14 milliards en Europe".
| La Cour de cassation valide mais encadre le forfait jours |
30 juin
|
Les DRH vont être rassurés : dans son arrêt rendu hier, la Cour de cassation valide le dispositif du forfait jours mais à la condition que celui-ci respecte le droit au repos du salarié. Les négociateurs d'accords collectifs sur le temps de travail doivent donc vérifier l'existence de ces garde fous. |
Le forfait jour est validé mais encadré. Ainsi peut être résumé l'arrêt que la chambre sociale de la Cour de cassation a rendu hier.
Droit au repos du salarié
Rappelons les faits : un responsable commercial, chargé notamment de couvrir la chine, bénéficie d'un forfait de 217 jours de travail. Il reproche à son employeur de n'avoir
ni suffisamment contrôlé le nombre de jours travaillés ni suivi sa charge de travail.
C'est justement sur ces deux points que la Cour de cassation adresse un message clair aux DRH.
En premier lieu, sans trancher explicitement cette question, la Cour de cassation, en plaçant son arrêt sous le visa du préambule de la constitution, du Traité de l'Union européenne ("auquel se
réfère la charte sociale européenne", précise l'arrêt) et de la directive européenne sur le temps de travail, admet la validité du forfait jour au regard de ces textes européens.
Prévoir des garanties conventionnelles...
Mais elle l'assortit de conditions :
• Le forfait jour doit impérativement respecter "le droit à la santé et au repos" du salarié, érigé en exigence constitutionnelle ;
• Le forfait jour n'est licite que si sa mise en oeuvre ne méconnaît pas la protection de la santé du salarié;
• Enfin, l'accord qui institue le forfait jour doit prévoir des gardes-fou pour garantir le "respect des durées maximales de travail ainsi que des repos, journaliers et hebdomadaires
".
En clair, la Cour de cassation invite les négociateurs d'accords de branche ou d'entreprise à s'assurer de l'existence de ces gardes fous. En filigrane, elle attend aussi des DRH qu'ils suivent
la charge de travail de ces salariés.
Un cadre qui travaille semaine et week end compris ou qui effectue régulièrement des semaines de plus de 50 heures de travail pourra sans peine invoquer cet arrêt pour faire constater la nullité
de son forfait.
... Et les respecter
Autre enseignement de l'arrêt : les DRH doivent impérativement respecter les dispositions conventionnelles qui instituent le forfait jour. Sinon, prévient la
Cour, cela prive la convention de forfait de tout effet et le salarié peut alors prétendre au paiement d'heures supplémentaires. En l'occurrence, l'employeur devait établir un document de
contrôle des jours de travail et de l'organisation du travail ; ce qui n'avait pas été fait.
Il en irait à notre avis de même si l'employeur n'organise par l'entretien annuel dont doit bénéficier le salarié au forfait jour.
|
Carrefour reçoit une proposition de fusion avec GPA |
28 juin
|
Carrefour a annoncé mardi avoir reçu une proposition émanant de la société brésilienne Gama et visant à fusionner ses actifs brésiliens avec ceux du distributeur Grupo Pao de Açucar (GPA) déjà engagé dans un pacte d'actionnaires avec le groupe Casino. |
Gama est une société détenue à 100% par un fonds géré par le groupe financier brésilien BTG Pactual et qui devrait être capitalisée par la Banque nationale
brésilienne de développement (BNDES).
Carrefour indique que son conseil d'administration se réunira dans les prochains jours pour examiner la proposition.
Les actifs brésiliens issus du rapprochement entre Carrefour et GPA seraient contrôlés via une société détenue à 50-50.
A l'issue de l'opération, Gama deviendrait un actionnaire de référence de Carrefour avec 11,7% du capital via l'émission par Carrefour de 90 millions d'actions de préférence. Il aurait la
possibilité d'en acquérir 6% supplémentaires sur le marché.
Gama pourrait acquérir des actions Carrefour additionnelles sur le marché pouvant représenter jusqu'à 6% du capital de Carrefour.
Gama signerait un pacte d'actionnaires et agirait de concert avec Blue Capital - le véhicule d'investissement de Groupe Arnault (holding de Bernard Arnault, PDG de LVMH) et Colony Capital -, qui
détient 14% du capital de Carrefour et 20% de ses droits de vote.
Au terme de ce pacte, leur détention conjointe serait limitée à 30% du capital et des droits de vote de Carrefour.
Gama aurait droit à deux représentants au conseil d'administration de Carrefour, dont la vice-présidence, puis trois membres à compter de l'assemblée générale de 2013.
Personne n'était disponible dans l'immédiat chez Casino pour commenter cette annonce.
On ignore, à ce stade, s'il existe des liens entre Gama et Abilio Diniz, président de GPA.
Le groupe dirigé par Jean-Charles Naouri a engagé une bataille judiciaire avec l'homme d'affaires brésilien Abilio Diniz, à qui il reproche de ne pas respecter les termes de leur pacte
d'actionnaires après qu'Abilio Diniz a approché Carrefour pour étudier un éventuel rapprochement de leurs actifs au Brésil.
Casino, qui détient 37% de GPA, dispose d'une option pour prendre le contrôle de la holding de GPA (Wilkes) à compter de juin 2012.
En pleine croissance, le Brésil est un marché stratégique pour Carrefour comme pour Casino. Deuxième marché pour Carrefour après la France (avec 12,3% de ses ventes totales), le Brésil compte
pour environ un tiers des 11,12 milliards d'euros de ventes que réalise Casino à l'international.
L'action Carrefour a ouvert en hausse de 1,9% à Paris après cette annonce, tandis que le titre Casino cédait 1,4%.
|
Action Logement dénonce une "Ponction" |
28 juin
|
Action Logement, l'ex 1% logement a déjà subventionné l'Agence nationale de l'habitat (Anah) et l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru) à hauteur de 1,25 milliard d'euros cette année. |
Et pour la suite, le secrétaire d'Etat au logement, Benoist Apparu, a fait part la semaine dernière de la proposition des pouvoirs publics : une contribution d'Action Logement de 3,4 milliards au
cours des trois prochaines années, dont 1,25 milliard en 2012, 1,2 milliard en 2012 et 950 millions en 2014.
Au sein de l'organisme paritaire, cette proposition a du mal à passer.
"Si les pouvoirs publics décident de nous ponctionner ces sommes, c'est plus de 50% du financement du logement social que nous devrons arrêter" prévient Jean-Pierre Guillon, président du conseil
de surveillance d'Action Logement.
Ainsi le financement de 45 000 logements de jeunes à construire dans les trois prochaines années nécessitant un budget annuel de 300 millions ne pourrait plus être assuré.
Pour rappel, les différentes ponctions exercées depuis 2008 ( + de 8550 millions / an) ont eu pour conséquence :
- la suppression du Pass-Travaux
- la suppression de la subvention Loca-Pass au profit d'un prêt remboursable
- la suppression de la subvention Mobili-Pass au profit d'un prêt remboursable...
L'Action Logement n'a pas vocation à financer la politique des pouvoirs publics et à renflouer les dépenses de l'Etat.
Ce vol organisé à long terme posera la question de la pérennité de l'Action Logement.
|
|
|
FO
CARREFOUR
ANNECY
134 AVENUE
DE GENEVE
74000 ANNECY
TEL:04.50.10.75.79
|
|
Cliquez sur la balance et accèdez à la Lettre Juridique de l'USC |
||
|
|
L'EQUIPE FO CARREFOUR ANNECY
DELEGUE SYNDICALE
LEONARD BORDIGNON
ELUS EN COMITE ENTREPRISE(CE)
JACQUES BERTHELIER(titulaire)
YOHAN GUILLERMIN(suppleant)
ELUS DELEGUE DU PERSONNEL(DP)
LEONARD BORDIGNON(titulaire)
ABEL AWLISHIE(suppleant)
NOMME AU COMITE HYGIENE
ET SECURITE ET DES CONDITIONS
DE TRAVAIL(CHSCT)
DANIEL VERCIN(CHSCT)(NOMME)
REPRESENTANT SYNDICALE AU COMITE ENTREPRISE(CE)
BRUNO RUBAT DU MERAC
REPRESENTANT SYNDICALE AU CHSCT
LAURENT FELLAHI
Le détail des cours
|
Consulter les documents |
|
Ventes T1 2012 en hausse de 1,5% à 22,5Md€ Résistance des ventes alimentaires, faiblesse persistante des dépenses non-alimentaires |
|
Télécharger le communiqué Chiffre d'affaires T1 2012 (PDF - 181 Ko), nouvelle fenêtre |
|
Lire la présentation Chiffre d'Affaires T1 2012 (PDF - 302 Ko), nouvelle fenêtre |
|
Retranscription de la conférence téléphonique (en anglais) (PDF - 204 Ko), nouvelle fenêtre |
Derniers Commentaires