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EDITO
Carrefour à la dérive
En ce début d'année 2012, alors que le Groupe CARREFOUR traverse la pire situation qu'il n'a jamais
connue, les mauvaises nouvelles continuent de tomber ! |
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Belle récompense pour celui qui en est à son 5ème avertissement sur résultats en moins d'un an et dont les rumeurs annoncent depuis plusieurs mois le départ et le
lâchage par les actionnaires…
Force Ouvrière dénonce cet avantage supplémentaire accordé au PDG, inacceptable au regard des salaires payés dans l'entreprise et inconcevable au vu des chiffres d'affaires et des résultats
réalisés depuis son arrivée.
B. Arnault et S. Bazin aveugles et sourds.
46 magasins franchisés à l'enseigne CARREFOUR viennent de passer sous pavillon U,
entraînant un nouvel effritement des parts de marché, marquant une fois de plus l'échec de la politique commerciale et traduisant le manque de vision à moyen et long terme du PDG et des 2
actionnaires, M. ARNAULT et M. BAZIN.
La nouvelle est tombée pendant la "trêve des confiseurs" : CARREFOUR cède les murs de 97 supermarchés en France pour 365 M€.
Selon le Groupe, ces capitaux vont être réalloués au "financement de projets de développement immobilier", et non à des projets commerciaux.
3,5 milliards d'euros dilapidés
Dans le même temps, le déploiement de PLANET dans les hypermarchés est quasiment stoppé faute de moyens financiers !
On marche sur la tête : surtout que DIA a été dilapidé en étant "distribué" sous forme de dividendes aux actionnaires, au motif, maintenant fallacieux, que le Groupe CARREFOUR avait les moyens
financiers de son développement et n'avait pas besoin des 3,5 Mds d'euros de la vente de DIA.
Cette cession apparaît clairement comme une alternative, pour le seul bénéfice des actionnaires, au projet de sortie des actifs immobiliers par la cotation en bourse de CARREFOUR PROPERTY
qui avait échoué en juin dernier.
FORCE OUVRIÈRE dénonce :
la stratégie purement financière des 2 actionnaires, M. ARNAULT et M. BAZIN qui
privilégient leurs intérêts par le "dépeçage" du Groupe CARREFOUR au détriment de l'investissement et du développement commercial.
FORCE OUVRIÈRE exige la sauvegarde des 110 000 emplois de Carrefour en France :
Pour cela, un changement de patron pour le Groupe
CARREFOUR est vital, avec l'arrivée d'un PDG rompu à la grande distribution et la mise en place d'un véritable projet commercial et stratégique pour l'entreprise en France et dans le monde. Ces
changements sont indispensables et urgents pour
la sauvegarde des 110 000 emplois de CARREFOUR en France et des 250 000 emplois en Europe.

L'ancien cadre du magasin Carrefour
d'Auchy-les-Mines entame ce matin son 16e jour de grève de la faim
En grève de la faim depuis le 2 janvier pour protester contre son licenciement ...
, Philippe Loridan entamait vendredi sa douxième journée d'action. Après le lancement d'une pétition de soutien par la CGT, qui circule depuis une semaine à l'entrée de la galerie marchande, et une matinée d'action mercredi, la situation semble avoir avancé. Vendredi, des négociations ont été ouvertes par la direction. Une satisfaction pour le gréviste, cadre de 54 ans, embauché, il y a six ans pour manager le rayon boucherie. Mercredi, il réclamait sa réintégration. Demande refusée, les négociations se sont donc reportées sur une demande d'indemnisations, déjà formulée préalablement, mais qui n'avait abouti en début de semaine qu'à une proposition « dérisoire » selon un délégué syndical central CARCOOP CFTC hypermarchés. Cette fois, Philippe Loridan est plus confiant : « Le directeur a accepté d'y réfléchir et doit prendre une décision en accord avec le siège national. » Si la réponse venait à être négative, il poursuivrait sa grève. Et dans l'hypothèse où son état de santé ne le permettrait plus : « Ma mère de 84 ans viendrait ici pour prendre la relève... » •

Malaise chez Carrefour. Un cadre licencié dit faire une grève de la faim. Mais il n'est pas soutenu par ses collègues.
Gros malaise chez Carrefour à Auchy les Mines. Depuis 10 jours, un ancien employé du rayon boucherie campe sur le parking. Il est en grève de la faim. Il conteste son licenciement. Mais ses anciens collègues ne semblent pas impatients de le revoir.
La CGT de Lievin, extérieure au magasin, lui a apporté son soutien. Et fait signer une pétition aux clients. 1500 signatures déjà récoltées. Mais pas une seule de ses anciens collègues.
Un délégué de FO parle des méthodes de management de Monsieur Loridan, quand il était en poste. Il évoque un harcèlement qui faisait pleurer son équipe. Alors les 190 salariés du magasin sont mal à l'aise. Une grève de la faim juste à l'entrée, des tracts… les clients interpellés… et les médias qui défilent pour écouter ce triste récit.
Selon CercleFinance.com, depuis mercredi :
« [...] Les analystes de Nomura ont abaissé l’objectif de cours à 18 euros, contre 19 euros précédemment, avant la publication des ventes du quatrième trimestre, le 19 janvier prochain. Le bureau
d’analyse réitère son opinion ‘neutre’ sur la valeur.
Les analystes s’attendent à un chiffre d’affaires en repli de 0,2% sur la période, à 24,3 milliards d’euros, mais en croissance de 1,2% à taux de change constants.
En France, les analystes anticipent des ventes en baisse de 4,5% dans les hypermarchés au quatrième trimestre, hors essence, en raison d’un trafic en recul. Dans le reste de l’Europe, ils
estiment que les performances du groupe de distribution ont continué à se détériorer, tandis que les pays émergents devraient afficher des chiffres contrastés, solides en Amérique Latine et moins
bons en Chine.
Nomura, qui ne cache pas son scepticisme à l’égard du concept Carrefour Planet, révise à la baisse de 7% ses estimations de bénéfice par action pour 2012. »
D’autres analystes doutent après Noël
De son côté, HSBC confirme depuis son conseil « neutre » sur le dossier Carrefour, a ajusté à la baisse son cours cible de 19 à 18 euros… En fait, la seule solution serait de remettre
l’entreprise en ordre de marche…
Tais-toi et march(a)nt
Noël Prioux, directeur général du groupe en France, serait en train de mettre la dernière main à une réorganisation de la gestion des plus grandes
surfaces du groupe dans l’Hexagone. Il envisagerait de monter une direction bicéphale pour distinguer, d’une part, les hypermarchés de très grande taille élligibles au concept Carrefour Planet et
ceux de taille moyenne. L’entreprise manquait déjà de cerveaux commerçants, mais ne soyons pas trop méchant… Guillaume Vicaire s’apprêterait ainsi à prendre de nouvelles fonctions au sein du groupe, selon le magazine LSA.
A ne rien y comprendre… séparer le tout pour en faire quoi ? Jeter les gros ou les enclaver ? Les réformer ou s’en débarrasser ? Toujours plus de complexité. Encore faire croire que cela à un
sens que le concept Planet que personne ne comprend ? A part la presse professionnelle aux ordres, on sait bien que non, alors pourquoi insister ? Déjà tous les investissements y ont été
consacrés, sans productivité ! Il faut juste simplifier, revenir à l’essence du métier. De la peinture et terminer.
Ce n’est pas ici une nouvelle tête qu’il faut chercher, mais redonner des jambes à cette société. Le terrain, rien que le terrain. La confiance dans les équipes, rien de moins. Et arrêtez de
perdre vos directeurs d’hypermarché qui veulent s’échapper car on le sentiment de perdre leur temps en raison des « aberrations quotidiennes et le manque d’autonomie. »
Le jeudi 19 janvier, belle journée en perspective
En avant Bourse, Carrefour présentera ses résultats pour le 4e trimestre. Cela appellera-t-il des mouvements plus conséquent
sur les marchés ? En tout cas, FO Accor
précise que « la société de capital-investissement Colony Capital a annoncé hier soir une réduction de sa participation dans le groupe hôtelier Accor et dans la société de services Edenred,
l’ex-pôle services d’Accor devenu indépendant et coté en Bourse début juillet 2010. » La nuance n’étant pas toujours dans la stratégie de l’entreprise, assistera-t-on au même mouvement ?
Remarquez, en tout cas, que les stratégies appliquées ici, se retrouvent également là-bas… entre Accor et Carrefour c’est étonnant, il semblait pourtant que ce n’était pas le même métier et
pourtant. Trop de transfert de cadres entre les deux sociétés fera des dégâts pour les deux.
Uniformisation et déclinaison d’une seule enseigne, Carrefour Planet, Carrefour City, Carrefour par-ici et par-là et tout le monde à la même maladie et des hypers qui ne savent plus comment se
sortir de l’image prix élevé de la proximité. Casino avait déjà eu cela, Pierre Bouchut doit s’en rappeler. La nature aime la diversité et pourtant… là où Colony passe, les enseignes…
Ibis (il semblait que cela était des hôtels), Ibis Styles (styles qui ne veut rien dire en terme de positionnement face à Ibis seul, les autres ne seraient-ils pas style ?) et Ibis Budget (là on
peut comprendre… mais comme avec Carrefour Discount, si vous êtes pas cher ici, qu’êtes vous donc là) ? Même analyse, même équipe, même stratégie, même échec à venir… Comme les couleurs… qu’est
donc le vert face au bleu et au rouge, où le positionner ?
Même chez Simply Market cette erreur a déjà été faite sur ses gammes. Faut-il un minimum d’ancienneté dans le secteur pour s’en souvenir. Le turn-over des équipes ne peut être un objectif.
L’espoir pourtant n’est pas là, à porté demain
Retravailler les produits, l’offre sur le marché, pour donner de l’attractivité et de la différenciation selon les formats.
Changez vos enseignes pour clarifier. Donner de l’ouverture au budget alimentaire par la recomposition d’une offre non-al plus innovante et moins gourmande et offrez des gammes plus resserrées.
Revenez à la base de l’hypermarché en somme, qui n’est pas – comme beaucoup le pense – un format essentiellement alimentaire mais bien non-alimentaire… c’est la clé. Travaillez votre discount
dans l’esprit pionnier. Et arrêtons surtout de croire qu’un nouveau meuble en rayon fait vendre plus ! Dehors les architectes s’ils ne font pas du commerce et ne s’attardent pas, comme la
direction de surcroît, à la lecture des étiquettes en magasin. On se souvient, il y a deux ans à ce sujet, d’une question posée lors de l’assemblée générale par un client, auquel personne n’a su
répondre… c’est indécent.
En décidant de passer de trois à quatre ouvertures dominicales en 2012, les trois hypermarchés Auchan de l’agglomération tourangelle ont jeté un pavé dans la mare (lire notre édition de samedi). En l’occurrence, ils s’appuient – légitimement – sur le compte rendu de la réunion de concertation organisée en novembre dernier sous l’égide d’Alain Dayan, l’adjoint au maire de Tours en charge du commerce. Un compte rendu qui a omis une précision : depuis plusieurs années, si quatre dimanches sont autorisés, les grandes surfaces s’engageaient à n’en utiliser que trois. Après avoir constaté que cette mention avait disparu, l’union départementale Force Ouvrière a écrit à Alain Dayan le 21 décembre, pour lui demander d’apporter une correction. Sans effet.
“ Les salariés y trouveront leur compte ”
« Je n’ai pas reçu ce courrier qui a dû rester dans le service », répond Alain Dayan qui s’est exprimé hier, très fâché d’être mis en cause, depuis le lieu où il est actuellement en
vacances. « J’ai fait mon travail ! La Ville de Tours a mis en place cette réunion de concertation, à son initiative, et mis en place un dispositif qui fonctionne. Je n’ai de leçon à
recevoir de personne ! Le compte rendu de cette réunion, qui n’est pas un texte réglementaire mais un code de bonne conduite, a reflété la nature des débats. Personne n’a soulevé cette question
et je le regrette. Cela dit, il est mentionné que je souhaite reconduire l’accord en vigueur, personne ne peut le contester. Maintenant, que les hypers Auchan décident d’ouvrir le 15 janvier,
premier dimanche des soldes, je ne peux m’y opposer. En revanche les délégués syndicaux en avaient la possibilité lors des comités d’entreprises. En rejeter la responsabilité sur la Ville, je
trouve cela petit et minable. »
Par ailleurs, l’élu constate que les salariés qui travailleront ce jour-là sont volontaires, rémunérés en conséquence « et y trouveront donc leur compte en cette période de crise économique
».
De son côté, Grégoire Hamelin, le secrétaire général de l’UD Force Ouvrière, affirme avoir joint Alain Dayan au téléphone « à cinq ou six reprises » depuis la mi-décembre pour évoquer
le sujet. Quant à son courrier électronique, il est arrivé – accusé de réception à l’appui – le 21 décembre à 8 h 30. Sans réponse donc, et le problème est resté en l’état.
« Les délégués FO ont fait valoir leur désaccord lors des comités d’entreprise, mais leur avis n’est que consultatif, explique-t-il. Quant au volontariat, il s’appuie sur la
faiblesse des salaires. Si les employés des grandes surfaces étaient convenablement payés, les choses se passeraient autrement ! »
Force Ouvrière annonce se tourner désormais vers les maires de chaque commune puisque la décision finale d’autoriser les ouvertures dominicales leur revient. La bataille est donc loin d’être
terminée, d’autant plus qu’après le 15 janvier, il faudra attendre le mois de décembre pour que le sujet revienne sur le tapis. Le cas de la Braderie de Tours, en septembre, est en effet à
part.

Ce dimanche 8 janvier nous nous sommes rendus au Carrefour Market de Saint-Juéry pour voir si des clients venaient faire leurs courses dominicales après la décision préfectorale qui impose la fermeture des supermarchés de plus de 500 m ² du département le dimanche (articles du 15 décembre et du 17 décembre 2011.)
Nous sommes restés une vingtaine de minutes et ce n'est pas moins de vingt véhicules qui sont entrés sur le parking du magasin en repartant frustrés de le voir fermé ; un certain nombre de personnes ont bien voulu nous donner leurs impressions.
Un Lescurien voulant rester anonyme ne se rappelait plus que le magasin était fermé, il l'avait pourtant lu dans La Dépêche du Midi, la fermeture le gêne énormément. Fabienne de Puygouzon ne comprend pas le pourquoi et le comment de cette fermeture, elle est déçue car elle aime ce magasin et venait souvent le dimanche matin. Isabelle de Saint-Grégoire nous a déclaré qu'elle avait entendu parler de la fermeture mais venait à Saint-Juéry pour acheter son pain et était passé pour voir. Virginie vient d'Ambialet pour faire ses courses, pas trop déçue de la fermeture, elle va se débrouiller autrement. Je ne suis pas contre la fermeture, mais j'avais oublié qu'ils avaient fermé, nous a précisé Monique de Saint-Grégoire qui vient très rarement au magasin le dimanche et s'est arrêtée ce matin car elle devait aller à Albi pour autre chose. Magalie qui nous vient d'Arthès, ne savait pas que le magasin était fermé, travaillant la semaine elle appréciait cette ouverture du dimanche matin. Chose étonnante, pendant la vingtaine de minutes que nous sommes restés sur le parking, nous n'avons pas vu un seul saint-juérien ; venant très souvent au magasin en semaine, ils devaient être informés de la fermeture dominicale. Une lapalissade, il est évident que nous n'avons trouvé que des personnes insatisfaites, les personnes qui sont contre l'ouverture ne s'étant pas déplacées.
Le deuxième round du combat opposant le Clic-P (comité de liaison intersyndical du commerce de Paris) et les supérettes de la capitale qui enfreignent l'interdiction de rester ouvertes après 13 heures le dimanche a commencé. En février dernier, les juges du tribunal de grande instance (TGI) avaient ordonné à plusieurs petites surfaces de fermer l'après-midi sous peine d'une astreinte de 6000 euros par entorse à la règle. Mardi matin, douze magasins franchisés, des Carrefour City et des Franprix (groupe Casino), comparaissaient devant le TGI. Tandis que deux autres procès en référé, impliquant également des enseignes G20 ou Super U, sont programmés les 17 et 19 janvier prochains.
«La loi Mallié (prévoyant certaines dérogations au repos dominical, NDLR) de 2009 a ouvert une brèche, et la grande distribution joue sur les flous de ce texte. Il s'agit d'une grave distorsion de concurrence par rapport aux commerçants qui respectent les règles», regrette Lyne Cohen-Solal, l'adjointe au maire de Paris en charge du commerce.
L'avocat de Clic-P, Me Vincent Lecourt, a martelé hier qu'en ouvrant «sept jours sur sept» les supérettes incriminées «violaient en fait deux règles sociales d'ordre public». La loi interdisant de rester ouvert après 13 heures le dimanche, mais aussi l'arrêté de la préfecture de Paris datant de 1990 et prévoyant un jour de fermeture par semaine pour les commerces d'alimentation générale. «Les sanctions ne sont pas assez dissuasives au regard des bénéfices économiques, a déploré Me Lecourt. C'est pour cela que les syndicats demandent au tribunal une injonction de fermeture et des amendes plus élevées. »
L'un des conseils de la défense a répliqué en affirmant que les représentants des entreprises de la distribution n'avaient jamais paraphé l'accord de 1990 et que l'arrêté préfectoral ne pouvait donc les engager «Un jour et demi de fermeture, c'est la moitié des emplois supprimés dans les supérettes, alors que le chômage est à 10 % et que des gens cherchent à travailler le dimanche, a-t-il aussi lancé. Si on veut devenir comme l'Espagne ou la Grèce, c'est le chemin à suivre. »
De salariés de ces supérettes, il n'y en avait pas trace mardi au tribunal. «Ils ont peur de témoigner à cause des pressions extrêmement fortes qu'ils subissent, assure un représentant de Clic-P. La plupart sont des jeunes femmes célibataires d'origine étrangère, avec des enfants à charge et maîtrisant mal le français.»
Le jugement du TGI a été fixé au 24 janvier. Mais la bataille ne fait que commencer. «Là, nous sommes dans la deuxième vague, a déclaré Me Lecourt. La troisième arrive la semaine prochaine et nous préparons la quatrième.»

Mercredi 11 janvier, une cinquantaine de personnes est venue soutenir Philippe Loridan,
ex-boucher du magasin Carrefour d'Auchy-les-Mines, « licencié pour motif abusif », selon les responsables syndicaux.
- Philippe Loridan a débuté une grève de la faim depuis le début du mois. Il dort dans sa voiture, stationnée sur le parking du magasin. Le jour, il campe devant l'enseigne, une pancarte sur le
ventre, à la vue de tous : « En grève de la faim suite à un licenciement Carrefour ». Le gréviste a été pris d'un malaise au cours de la manifestation de soutien organisée dans la matinée de ce
mercredi 11 janvier. Les sapeurs-pompiers ont été alertés, mais Philippe Loridan a refusé d'être transporté.
« L'exemple de Philippe Loridan est symptomatique de la politique menée par l'enseigne », dénoncent les syndicats. Ce mercredi, CGT et CFTC étaient ensemble dans le mouvement de soutien.
Philippe Loridan a six années d'ancienneté au sein de Carrefour. Il a été en arrêt pour maladie. Alors qu'il devait reprendre son poste avec autorisation du médecin, il a reçu un courrier lui
notifiant son licenciement pour absence.
À 54 ans, le coup est rude. Philippe Loridan réfute la cause du licenciement, qu'il juge abusive. Depuis, la nouvelle s'est répandue. Le gréviste a obtenu plus de cinq cents signatures en soutien
à son action. La mobilisation prend de l'ampleur et les témoignages de sympathie affluent de toutes parts. La semaine dernière, des responsables cégétistes ont rencontré le gréviste (Carrefour
Market d'Haillicourt, la Française de mécanique de Douvrin, Carrefour Liévin).
Une semaine plus tard, la mobilisation était encore plus forte. Jean-Pierre Bourmont, responsable syndical CGT, précise : « Vers dix heures, la direction a bougé. Paris a appelé pour entamer des
négociations... Nous restons sur place pour être tenus au courant. Nous réclamons la réintégration de Philippe Loridan, ou au moins les indemnités de licenciement ».
A l'heure où nous imprimons nous n'avons pas eu connaissance du résultat des négociations.
C. B.
« La direction
a bougé. Paris
a appelé
pour entamer
des négociations »
L'Avenir de l'Artois
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Les étranges annulations de commande de Carrefour.fr |
11 janvier 2012
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De nombreux clients du site de l'enseigne ont reçu lundi un étonnant mail d'annulation de commande... La nouvelle a vite circulé sur les réseaux dimanche dernier: le site de vente en ligne de Carrefour proposait un rabais de 65% sur un appareil photo Olympus, vendu 128 euros au lieu de 378 euros, soit 250 euros d’économie. |
L’offre, exceptionnelle mais crédible -l’appareil photo en question n’étant pas tout neuf- séduit immédiatement de nombreux internautes et circule sur les réseaux
sociaux. Contacté par 20 Minutes, Damien, co-créateur du site Phototrend.fr, raconte qu’il a même publié un article signalant la promotion: «J’ai vu dimanche sur Twitter quelqu’un qui signalait
cette vente flash très intéressante, donc j’ai fait un article dessus pour faire passer le mot et j’ai commandé l’appareil». Comme pour les autres clients de la marque, Damien reçoit un mail
automatique de Carrefour confirmant la commande.
«Commande annulée à votre demande»
Mais un autre mail va suivre, dès le lendemain matin. «Lundi vers 10h, je commence à voir des gens qui parlent d’un mail reçu annonçant l’annulation de la commande suite à leur
demande. Je reçois le même mail à 11h.» Evidemment, les clients en question n’ont jamais demandé à ce que la commande soit annulée. Dans les commentaires de son article parlant de la vente flash,
le blogueur voit de plus en plus d’internautes témoignant de la même mésaventure. Et quand ils appellent le service client de la marque, les réponses varient: commande annulée par le client, bug
informatique de Carrefour, problème bancaire de la part du client… «C’est bizarre de faire passer le client pour fautif», estime Damien.
La mésaventure est également arrivée à Geoffrey, avec le même point de départ: «On avait trouvé l’offre par hasard avec ma sœur, on a commandé sans hésiter et on a reçu le mail de prise en compte
de la commande.» Suivront le mail d’annulation et l’appel infructueux au service client. Geoffrey tente alors d’alerter plusieurs médias, dont 20 Minutes. «Parce que Carrefour restait sourd aux
demandes de ses clients, et qu’on voulait faire remonter l’information jusqu’à eux», explique-t-il.
Carrefour et sa «mauvaise foi»
Côté client, la frustration règne: «Ce qui ressortait de tous les commentaires, et sur les réseaux sociaux, c’est de l’incompréhension, l’impression d’être roulé dans la farine, et
surtout le constat de la mauvaise foi de Carrefour», souligne Damien, de Phototrend.fr. Finalement, celui-ci reçoit un mail du service de presse. Pas en tant que client, mais en tant que blogueur
ayant donné de la publicité au couac, désigné sur Twitter par le «hashtag» #badbuzzcarrefour. Le courriel ne conserve plus comme explication que le bug informatique ayant «déclenché l’envoi d’un
message automatique d’annulation à des internautes ayant souhaité passer une commande», et garantit: «nous allons rentrer en contact avec les clients concernés».
Quelques heures plus tard, vers 15h, le blogueur reçoit un nouveau mail, adressé cette fois-ci à l’ensemble des clients concernés. Carrefour y présente ses excuses, parlant d’une double erreur
technique: l’affichage d’un prix erroné sur leur site, et l’envoi d’un courrier automatique «pas pertinent». L’enseigne précise que la carte bancaire de ses clients n’a pas été débitée, et les
remercie de leur compréhension. Contactée par 20 Minutes, l'enseigne a réitéré ces explications et ses excuses.
Geoffrey attendait deux choses de la part de Carrefour: «Des explications, et qu’on nous propose un produit équivalent au même prix». Au final, il ne sera qu’à moitié déçu.
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Quetigny : la chaîne du froid n’était pas respectée |
11 janvier 2012
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Les responsables de l’hypermarché étaient convoqués hier au tribunal correctionnel pour des problèmes de stockage de denrées alimentaires. |
En mai 2010, les services de la DDPP (direction départementale de protection des personnes) avaient effectué un premier contrôle à l’hypermarché Carrefour de
Quetigny et avaient constaté des dysfonctionnements dans la réception et le stockage de produits frais et surgelés. Il avait donc été prononcé à l’encontre du magasin une injonction de police
administrative à laquelle le directeur avait immédiatement répondu par la location d’un camion réfrigéré pour pallier ces défauts.
Mais, en juin 2010, à la suite d’un nouveau contrôle, les mêmes constats avaient été faits : 17 palettes de produits frais stockées à des températures qui oscillaient entre 12 et 14 °C alors
qu’elles n’auraient pas dû dépasser 8 °C. Ce sont alors 2,7 tonnes de denrées alimentaires qui ont été jetées.
En février 2011, les consignes ne semblent toujours pas avoir été respectées, pas plus que lors du quatrième et dernier contrôle, en juin 2011 : stockage de produits à des températures non
conformes, produits de la pêche, surgelés, des espaces réfrigérés surchargés ou défectueux.
Les consommateurs exposés à des risques
On comprend l’exaspération du conseil de l’association de consommateurs « UFC Que choisir », M. Eric Ruther, qui rappelle que ce sont les consommateurs qui ont été exposés à des risques, et
affirme également que les délégués du personnel de l’hypermarché avaient signalé plusieurs fois ces dysfonctionnements, mais visiblement, n’avaient pas été entendus.
« Cela fait frémir », dira également le procureur, qui s’est déclaré indigné et révolté par ces « faits qui ont duré un an ! ». Pour le ministère public, les prévenus, le directeur et trois
autres responsables, à des niveaux différents, doivent répondre de ces manquements qui auraient pu avoir de lourdes conséquences.
Depuis, le magasin a effectué des travaux et construit deux nouvelles chambres froides, aménagements qui n’auraient pu être réalisés en seulement quelques semaines, expliquera M e Roy (du barreau
de Paris), à la défense. Et ce dernier a repris les réquisitions du procureur : « une peine de prison, même avec sursis, c’est infamant ».
Délibéré le 7 février 2012.
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Oddo adopte une une recommandation négative |
11 janvier
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Oddo a dégradé sa recommandation sur Carrefour de Neutre à Alléger et son objectif de cours de 17 euros à 15 euros dans le cadre d'une étude sur le secteur de la distribution alimentaire. Le bureau d'études explique qu'il a mis son opinion fondamentale, réservée depuis des mois (poursuite de la dégradation des fondamentaux et problématique financière), en ligne avec sa recommandation. |
Il anticipe une poursuite de la dévalorisation du secteur en 2012 car celui-ci est confronté à des défis structurels qui exigeront un long processus d'adaptation.
Les points faibles de la valeur
- Le groupe a perdu la confiance des investisseurs après une succession d'avertissements sur résultats en un an. Ses plans stratégiques
successifs ne convainquent plus et le cinquième profit warning (mi-octobre) renforce l'impression inquiétante que le groupe ne fait que constater la dégradation régulière de son activité sans
pouvoir la contrôler ;
- Le top management a été reconfiguré plusieurs fois au cours des derniers mois ;
- La plupart des analystes conseille de rester à l'écart de la valeur tant la visibilité est faible sur le redressement du groupe ;
- Les difficultés dans les hypermarchés en France, du fait du changement des habitudes de consommation dans l'Hexagone avec un attrait plus grand pour les magasins de proximité et la forte
présence des indépendants/franchisés, sont à l'origine des contre-performances du groupe. La rentabilité en France est à un plus bas historique ;
- Le nouveau format d'hyper « Carrefour Planet » peine aussi à convaincre ;
- Les conditions structurelles de marché sont également très difficiles en Belgique (présence marquée des discounters) et en Italie (prédominance du commerce traditionnel), qui sont 2 des autres
principaux marchés du groupe ;
- Le projet de cotation du pôle immobilier Carrefour Property (pour le moment reporté) et l'indépendance de Dia, la branche discount, désormais cotée à Madrid, suscitent la plus grande réserve de
la part des a nalystes qui estiment que ces choix ne sont pas favorables au groupe : la première opération risquerait d'entraîner des charges opérationnelles très lourdes pour les hypermarchés
européens et de renchérir le coût du crédit pour le groupe tandis que la seconde a fait sortir Carrefour d'une activité à très fort potentiel, notamment dans les pays émergents ;
- Le poids des pays émergents dans le chiffre d'affaires est beaucoup plus faible que celui de Casino.
Ne vous y méprenez pas, il n'est pas,pour l'instant, question d'un départ à
la retraite de Lars, mais uniquement la validation de ses acquis au droit à la
retraite chez Carrefour.
C'est à dire que s'il part à la retraite, Carrefour s'engage à lui verser une
"pension de retraite" de 42 000 € environ par mois, comme cela était stipulé
dans son contrat. Et ce uniquement pour les trois années passées à la tête de
Carrefour et les piètres résultats obtenus.
Rêvons un peu, 42 000 € par mois... 500 000 € par an.
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Carrefour Aie Aie ! |
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Le temps des négociations salariales est venu. Les
salaires des quelques 650 000 employés de la distribution alimentaire seront augmentés entre 2,2% et 2,4%.
FO, la CFTC et la CFE-CGC ont signé l'accord portant sur les négociations salariales annuelles dans le secteur de la distribution alimentaire avec la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD). Seules la CGT et la CFDT se sont abstenues. Si le refus du premier est habituel, le second avait signé l'année dernière. Contrairement à ces deux derniers, les trois syndicats signataires ont estimé que l'essentiel était sauvé, à savoir une augmentation supérieure à la revalorisation du Smic. "Nous n'aurions jamais signé une grille de salaires qui débute plus bas que le Smic", commente Dejan Terglav, secrétaire fédéral de FO Commerce. Résultat : le premier niveau de salaire de la grille pour les employés de niveau 1A débute à 9,22 euros bruts de l'heure. Le salaire minimum mensuel des salariés du secteur s'élevera donc à 1468 euros bruts, soit 70 euros de plus que le Smic, souligne la FCD dans un communiqué. Ceci, en intégrant le temps de pause... Au total, les salaires minima conventionnels sont augmentés entre 2,2% et 2,4%, selon le niveau de classification.

Casino,
Carrefour et Auchan vont fournir des produits de première nécessité à l'association fondée par Coluche. Depuis le début de la campagne d'hiver des Restos du coeur, le nombre de personnes que ses
60.000 bénévoles reçoivent a augmenté de 5%.
Olivier Berthe a été entendu. Le président des Restos du coeur a lancé un appel à la généroristé des Français pour faire face à l'augmentation de "5% à 8%" du nombre de personnes qui se présentent dans ses centres d'accueil depuis fin novembre. "Si on devait constater 5% de personnes en plus durant toute la durée de la campagne d'hiver 2011-2012, soit l'hypothèse basse, cela représenterait cinq millions d'euros de besoins en plus", estime Olivier Berthe.
Contactées mercredi par les services de Frédéric Lefebvre, secrétaire d'Etat au commerce, les enseignes de la grande distribution alimentaire, dont Casino, Carrefour et Auchan, répondent dores et déjà présent. Les modalités de leur participation ne sont toutefois pas encore arrêtées.
Carrefour, qui distribue l'équivalent de 60 millions de repas par an à des associations caritatives, a identifié une quizaine de catégories de produits alimentaires de première nécessité (pâtes, semoule, riz et autres conserves) disponibles dans ses entrepôts partout en France. L'enseigne est partenaire de l'association de Coluche depuis 2009. "Nous serons en mesure de les distribuer dès la semaine prochaine", assure une porte-parole de Carrefour.
Auchan est lui aussi d'accord sur le principe. L'enseigne est déjà connue pour distribuer l'équivalent de 12 millions de repas par an et accueillir la collecte de dons de ses clients dans ses magasins (pour l'équivalent de 1,5 million de repas par an). "Nous définirons très vite les modalités de notre participation avec les Restos du coeur", précise le porte-parole de l'enseigne. Casino, partenaire des Banques Alimentaires depuis 2009, apporte aussi son plein soutien à l'appel à la générosité des Restos du coeur. "Nous ferons des dons en nature et nous les acheminerons", indique un porte-parole.
La campagne d'hiver des Restos du coeur - c'est la 27ème édtion depuis la création de l'association par Coluche - s'achèvera le 23 mars 2012. Elle mobilise 60.000 bénévoles en France. La Tribune s'associe d'ailleurs à cet appel à la générosité. Le journal publiera ce vendredi, à titre gratuit, une demi-page de publicité pour les Restos du coeur.

Un
lendemain de réveillon, la scène prend un air incongru. Devant un hypermarché où les clients vont s'approvisionner pour un régime basse calories après les excès de table, un cadre du magasin
entame une grève de la faim pour protester contre son licenciement.
PAR CHRISTIAN LARIVIÈRE
bethune@info-artois.fr
À la veille de Noël, Philippe Loridan, 54 ans, recevait une lettre recommandée de la direction de l'hypermarché d'Auchy-les-Mines lui notifiant la rupture de son contrat de travail. « J'étais en arrêt maladie depuis novembre 2010 », explique le « manager métier » du rayon boucherie en évoquant une tentative de suicide consécutive à un litige avec son employeur l'ayant soupçonné de détourner une carte informatique voilà près de deux ans. À l'époque, il avait été mis à pied et avait reçu un avertissement. « Quand j'ai repris le travail, en août 2010, j'ai retrouvé des barquettes vides dans ma poubelle. On aurait pu m'accuser de vol. Je l'ai fait constater par mon chef de secteur et j'ai été reçu par la direction qui m'a dit que j'affabulais. J'ai culpabilisé et j'ai fait une rechute. » Lors de l'entretien préalable au licenciement, ces faits n'ont pas été repris parmi les motifs exposés, assure le gréviste de la faim. L'employeur a justifié sa décision par les perturbations que provoque sur l'organisation du magasin l'absence prolongée d'un « manager métier ». « J'ai reçu la lettre recommandée le jour où j'ai envoyé un certificat médical autorisant ma reprise du travail », proteste Philippe Loridan qui, en outre, conteste l'argument de la désorganisation. « La vérité, c'est qu'ils n'ont plus besoin de manager boucher », s'indigne-t-il en expliquant que le rayon est devenu à 80 % une unité de vente à caractère industriel. « Un apprenti a été embauché. On ne lui enseigne qu'à craquer des plastiques et à mettre de la viande en rayon. Comment apprendra-t-il à désosser, à dénerver ? Tout au plus, ils reste 20 % de viande à trancher. » Ayant fait toute sa carrière dans la grande distribution (17 ans chez Match, 5 ans chez Leclerc puis un passage chez Auchan avant d'être recruté par Carrefour), Philippe Loridan compte avec angoisse les années qui lui restent jusqu'à la retraite : « Le licenciement à 55 ans, c'est la mort sociale. Je serai indemnisé pendant 3 ans puis ce sera le RSA. » De son côté, le directeur Cyril Boucherat évoque un licenciement « pour faute réelle et sérieuse. » « Je regrette cette situation », ajoute-t-il en précisant que la procédure suit son cours « dans le respect des dispositions en vigueur. » •
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