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EDITO
Carrefour à la dérive
En ce début d'année 2012, alors que le Groupe CARREFOUR traverse la pire situation qu'il n'a jamais
connue, les mauvaises nouvelles continuent de tomber ! |
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Belle récompense pour celui qui en est à son 5ème avertissement sur résultats en moins d'un an et dont les rumeurs annoncent depuis plusieurs mois le départ et le
lâchage par les actionnaires…
Force Ouvrière dénonce cet avantage supplémentaire accordé au PDG, inacceptable au regard des salaires payés dans l'entreprise et inconcevable au vu des chiffres d'affaires et des résultats
réalisés depuis son arrivée.
B. Arnault et S. Bazin aveugles et sourds.
46 magasins franchisés à l'enseigne CARREFOUR viennent de passer sous pavillon U,
entraînant un nouvel effritement des parts de marché, marquant une fois de plus l'échec de la politique commerciale et traduisant le manque de vision à moyen et long terme du PDG et des 2
actionnaires, M. ARNAULT et M. BAZIN.
La nouvelle est tombée pendant la "trêve des confiseurs" : CARREFOUR cède les murs de 97 supermarchés en France pour 365 M€.
Selon le Groupe, ces capitaux vont être réalloués au "financement de projets de développement immobilier", et non à des projets commerciaux.
3,5 milliards d'euros dilapidés
Dans le même temps, le déploiement de PLANET dans les hypermarchés est quasiment stoppé faute de moyens financiers !
On marche sur la tête : surtout que DIA a été dilapidé en étant "distribué" sous forme de dividendes aux actionnaires, au motif, maintenant fallacieux, que le Groupe CARREFOUR avait les moyens
financiers de son développement et n'avait pas besoin des 3,5 Mds d'euros de la vente de DIA.
Cette cession apparaît clairement comme une alternative, pour le seul bénéfice des actionnaires, au projet de sortie des actifs immobiliers par la cotation en bourse de CARREFOUR PROPERTY
qui avait échoué en juin dernier.
FORCE OUVRIÈRE dénonce :
la stratégie purement financière des 2 actionnaires, M. ARNAULT et M. BAZIN qui
privilégient leurs intérêts par le "dépeçage" du Groupe CARREFOUR au détriment de l'investissement et du développement commercial.
FORCE OUVRIÈRE exige la sauvegarde des 110 000 emplois de Carrefour en France :
Pour cela, un changement de patron pour le Groupe
CARREFOUR est vital, avec l'arrivée d'un PDG rompu à la grande distribution et la mise en place d'un véritable projet commercial et stratégique pour l'entreprise en France et dans le monde. Ces
changements sont indispensables et urgents pour
la sauvegarde des 110 000 emplois de CARREFOUR en France et des 250 000 emplois en Europe.
| Une station-service piratée électroniquement dans l'Oise |
07 décembre
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3.000 litres de carburants (2100 litres de gazole et 850 litres de super) ont été détournés dans la nuit de dimanche à lundi dans une station-service d'un Carrefour Market à Auneuil dans l'Oise au sud de Beauvais... Mais pas de n'importe quelle manière puisque les malfaiteurs ont piraté électroniquement les pompes à l'aide d'un code. |
La direction du Carrefour Market d'Auneuil (Oise) s'est en fait rendu compte de la supercherie le lundi matin. Les pompes étaient hors service après le vol des
3.000 litres de carburants, du gazole et du super. Un prestataire est donc venu pour effectuer des vérifications et a rapidement compris qu'elles avaient été littéralement pillées.
Sur les bandes des caméras de surveillance, on observe l'étrange manège d'une douzaine de véhicules utilitaires qui se sont succédé toute la nuit pour faire le plein sans payer. Il n'y a eu aucun
dommage matériel à déplorer.
Les images risquent d'être difficiles à exploiter selon les enquêteurs. En effet, les voleurs avaient pensé à tout puisque ce jour-là le brouillard était très présent dans la région.
C'est la première fois qu'un tel piratage, électronique, est constaté en France.
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Carrefour veut racheter Guyenne et Gascogne |
07 décembre
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INFO LE FIGARO - Le distributeur étudie le lancement d'une offre publique d'échange sur son principal franchisé français. Cette opération à plusieurs centaines de millions d'euros prouve la confiance du groupe dans sa capacité à se redresser. |
Carrefour envisage de lancer une offre publique d'échange sur son principal franchisé français. Valorisé 540 millions d'euros en Bourse, Guyenne et Gascogne
exploite notamment six hypermarchés Carrefour et vingt-sept supermarchés Carrefour Market dans la région Sud-Ouest. Le conseil d'administration de Carrefour se réunit ce mercredi à ce sujet et un
conseil de surveillance du distributeur basque est prévu jeudi. Aucun des deux groupes n'a souhaité commenter nos informations.
Cette opération amicale solderait des mois de négociation et dénouerait une situation complexe, en tenant compte des intérêts divergents des parties. À commencer par ceux de la famille Beau,
principal actionnaire du groupe fondé à Bayonne en 1913 et partenaire de Carrefour depuis 1966. Ses membres détiennent 21,32 % du capital et 33,11 % des droits de vote. Ils s'étaient engagés à
conserver leurs titres jusqu'au 15 décembre. Dans quelques jours, ils seront libres de les vendre.
«Deux solutions s'offraient à eux, confie un proche du dossier. Soit ils vendent, soit ils restent au capital et doivent changer le management du groupe.» Les membres du directoire sont en effet
proches de l'âge de la retraite. À commencer par son président, Bertrand de Montesquiou, le gendre de Micheline Beau, décédée le 30 décembre 2010. Il est âgé de 64 ans, comme Marc Léguillette, le
secrétaire général. Le directeur général, Jean Boutosque, a lui atteint la limite d'âge de 70 ans. Bref, un changement de management s'impose. Mais aucun des membres de la famille n'a la volonté
de prendre la relève. Alors, plutôt que de recruter un patron à l'extérieur, les Beau préfèrent vendre.
Ils disposent d'un moyen de pression pour inciter Carrefour à acheter leur groupe. Guyenne et Gascogne doit en effet renégocier le contrat de franchise, renouvelé en 2008. À l'époque, le groupe
était proche de changer de partenaire et de signer avec Auchan, mais il avait finalement signé un nouveau contrat avec Carrefour pour une courte période.
La situation est aujourd'hui encore plus complexe pour le groupe dirigé par Lars Olofsson. Ce dernier n'a pas intérêt à voir son franchisé péricliter faute de manager. Et il ne peut pas se
permettre de le voir rallier la concurrence, alors que sa part de marché baisse. En début d'année, Coop Atlantique a fait sécession. À partir de janvier, ses 39 magasins battront pavillon Système
U.
Certes, un divorce entre Guyenne et Gascogne et Carrefour serait compliqué, tant les liens entre les deux groupes sont forts. Leur coentreprise Sogara, fondée en 1966, gère en effet treize
hypermarchés et détient 8,2 % de Carrefour Espagne. Un rachat de Guyenne et Gascogne par un concurrent de Carrefour serait donc complexe à gérer.
Capacité à rebondir
Plutôt que de prendre ce risque, Carrefour préfère racheter son partenaire. Les synergies
attendues sont pourtant assez faibles. Les achats sont déjà effectués en commun, et le siège de Bayonne ne compte que 49 personnes… Mais le groupe marquerait ainsi sa confiance dans sa capacité à
rebondir sur le marché français et à relancer les très grands hypermarchés de Sogara, dont les ventes ont baissé de 6 % au troisième trimestre, soit un peu plus que le recul de 4,6 % constaté par
les hypermarchés de Carrefour au niveau national.
Restent à négocier les modalités de paiement. Carrefour ne peut se permettre de débourser du cash. En revanche, un échange d'actions est plus acceptable, à condition de bien s'entendre sur les
parités. Depuis le début de l'année, l'action Carrefour a plongé de 38 % et celle de Guyenne et Gascogne a gagné 0,79 %, portée par une perspective de rachat. Les actionnaires familiaux de
Guyenne et Gascogne doivent faire un arbitrage entre la prime relative sur le cours actuel de leur action et le potentiel de croissance de celle de Carrefour.
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Hypers : FO obtient le 14ème mois de salaire ! |
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Notre revendication d'un 14ème mois
de salaire qui semblait être, pour certains, une utopie, devient maintenant une réalité.
Le syndicat FO Carrefour, n'a jamais lâché prise, et a continué de le revendiquer, malgré les oppositions financières et économiques du groupe Carrefour.
Cette revendication est celle de Force Ouvrière depuis de nombreuses années.
Ce sont les élus FO qui, tous ensemble avec les salariés, qui ont fait plier la Direction en
avril 2011, en arrachant la prime exceptionnelle de 210 € versée en juillet et la négociation de ce 14ème mois aujourd'hui.
Alors ne boudons pas notre plaisir; arracher cette prime, basée sur l'ancienneté chez Carrefour, alors que la tempête économique et financière fait rage en Europe, que les résultats de
l'entreprise ne sont pas bons, que l'on nous fait chaque jour des discours défaitistes; représente un excellent résultat.
C'est une belle victoire pour FO qui récompense un long combat, c'est un beau cadeau de Noël pour les salariés des hypers Carrefour et c'est surtout le départ de nouvelles
revendications pour améliorer nos droits et non pas simplement les défendre !
Cet accord d'amélioration de la prime de vacances, le 14ème mois pour Force Ouvrière, sera signé le 28 novembre 2011 et s'appliquera dès le mois de juin
2012.
les modalités
L'application de la prime sera étalée sur 3 années a raison
de :
- juin 2012, sur la base de 30%
d'un demi-mois de salaire
- juin 2013, sur la base de 65%
d'un demi-mois de salaire
- juin 2014, sur la base de
100% d'un demi-mois de salaire
L'attribution se fera selon l'ancienneté de
chaque salarie, a partir de 4 ans d'ancienneté :
- de 4 a 7 ans d'anciennete :
25% du montant détermine ci-dessus
- de 8 a 11 ans d'anciennete :
50% du montant détermine ci-dessus
- de 12 a 15 ans d'anciennete :
75% du montant détermine ci-dessus
- de 16 ans d'anciennete et + :
100"% du montant détermine ci-dessus
Le montant de la prime supplémentaire sera
plafonne a 1500 € bruts.
L'anciennete prise en compte sera celle
acquise a l'arrete de paye du mois de juin de l'annee du versement.
En cas d'absence, la prime sera réduite de
1/180 par jour calendaire d'absence sur les 12 mois précédent le versement, avec les mêmes critère que la prime actuellement en vigueur.
La prime de vacance, actuellement en
vigueur, ne sera pas modifiée et continuera de s'appliquer en l'etat.
Vous souhaitez connaitre le montant de
votre prime, rapprochez vous de vos élus Force-Ouvrière, ils pourront vous en calculer le montant.
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Téléchargez les modalités d'attribution |
Selon une information reprise par lci.tf1, Xavier Thibonnet – le patron français de
Carrefour en Albanie – a été trouvé mort ce samedi à son domicile à Tirana, alors qu’il n’avait que 42 ans.
« M. Thibonnet a été trouvé pendu et selon les premiers éléments de l’enquête il s’est
suicidé mais la police est sur place pour faire toutes les vérifications possibles sur l’incident », aurait dit à l’AFP Mme Alma Katragjini, la porte-parole de la
police.
Une porte-parole du groupe Carrefour, aurait également confirmé les faits en précisant que « ce décès est lié à une situation personnelle très douloureuse de Xavier Thibonnet
» qui avait loué un appartement il y a quelques mois dans la ville où il était venu s’occuper de l’ouverture du premier magasin de Carrefour en Albanie.
Carrefour en Albani
C’est dans la ville de Tirana, au sein du centre commercial TEG Trade Center (Tirana East Gate), que cet hypermarché d’une surface de 6.500 m² a été ouvert après l’accord signé en février 2010 avec le groupe grec
Marinopoulos. Cet accord prévoyait de développer un réseau d’hypermarchés et de supermarchés sous la marque Carrefour en Slovénie, Croatie, Serbie, Monténégro, Macédoine, Bosnie et
Albanie.
Le Premier ministre albanais, M. Sali Berisha a d’ailleurs eu l’occasion de rencontrer le directeur exécutif du groupe Carrefour, Christian Charritat, avec le président du groupe d’investissement
Balfin, Mane Samir, pour évoquer les investissements de l’entreprise en Albanie dans ce qui est le centre commercial le plus important du pays : Tirana East Gate.
Carrefour y présente une large gamme de produits alimentaires et textiles, de produits importés comme de produits albanais, notamment l’agro-industriels. Ce projet apporte un impact positif du
point de vue économique notamment par l’embauche de 550 employés.
Plan du magasin Carrefour au sein du centre commercial TEG en Albanie.
Carrefour Marinopoulos SA, n°1 de la distribution grecque
La société Carrefour Marinopoulos SA est détenue à 50/50 par les partenaires et regroupera
l’ensemble de leurs activités d’hypermarchés et de supermarchés en Grèce. Cette alliance stratégique constituait le leader de la distribution grecque avec 125
supermarchés Marinopoulos, 8 hypermarchés Continent, 9000 employés et un chiffre d’affaires en 2000 de près de 1,1 milliard d’Euros.
Le courtier CM-CIC Securities se fait l’écho vendredi matin de
« fortes
rumeurs » circulant sur l’intention du géant de la
distribution de réduire sa participation dans sa joint-venture avec le groupe Marinopoulos, voire de quitter tout simplement le pays.
Le broker évalue la perte opérationnelle courante du groupe
en Grèce à 90 millions d’euros pour l’exercice 2011, contre un profit estimé de même ampleur en 2007 et 2008. Ces chiffres ne sont que des estimations, Carrefour ne communiquant pas le
détail de son ROC par pays. Cependant, « les
chiffres publiés sur certaines filiales ou ex-filiales européennes (Centros Comerciales Carrefour et DIA) ainsi que les indications données en réunion sur telle ou telle autre filiale
(Italie, Pologne…) permettent une estimation assez fiable », précise-t-il.
CM-CIC Securities note qu’une réduction de sa participation
permettrait à Carrefour de « changer
la méthode de consolidation de celle-ci » ; elle
pourrait cependant être « perçue
par certains comme une simple opération de « windows-dressing » ». Quant à une cession totale, elle n’est pas exclue, mais encore
faudra-t-il trouver un acheteur… [Source TradingSat]
Le courtier CM-CIC Securities est la même société
qui ne croyait d’ailleurs pas à l’homme providentiel pour sauver Carrefour.
Les plus habitués du site devaient, sans doute, se demander pourquoi ne pas participer au déchaînement médiatique – relatif à la chute possible de Lars Olofsson, annoncée à lèvres pincées par les
actionnaires majoritaires, ainsi qu’au sympathique communiqué du Conseil d’Administration de Carrefour – et réagir comme d’autres au 1/4 de tour…
Sans doute que parfois, pour avoir son 1/4 d’heure d’avance – d’analyse s’entend – il est préférable de démarrer plus tardivement ! Revenons sur cette actualité, après le premier acte : un
article du Figaro.
Deuxième acte : le communiqué du Conseil d’Administration de Carrefour
Quitte à revenir sur l’affaire, autant mettre à la disposition des lecteurs ce qui n’a été qu’évoqué par la presse à tirage et montré en interne pour faire taire les rumeurs de changement de
dirigeant… enfin, c’est ce que cela disait être…
Le texte est simple : « Face aux rumeurs successives sur le changement éventuel du Dirigeant de Carrefour, le Conseil d’Administration de la société dément formellement toute information de
presse sur ce sujet. » Une pierre que ce communiqué dans la marre du Figaro en somme, qui donnait bien plus d’importance à l’article qu’il n’en avait réellement besoin alors.
Tiraillement dans le conseil sur ces questions, entre les Figaristes et les autres ? Nous n’avons pas eu le fin mot de l’histoire à ce sujet.
Pour ceux, en tout cas, qui préfèrent lire la langue d’outre-Manche dans le texte voici de quoi leur faire plaisir : « PRESS RELEASE FROM CARREFOUR’S BOARD OF DIRECTORS – Following recurring rumours about the potential replacement of Carrefour’s CEO, the Board of Directors of the company formally denies all information published in the press on that subject. » On remercie au passage le service de com’ de l’enseigne de ne pas nous faire suivre ces éléments malgré nos demandes répétées.
Cette pierre dans la marre du Figaro, qui avait dégainé dans un article du 24.11.2011 à 21h34 (modifié depuis
dans sa version électronique)… donc après la fermeture des marchés boursiers, était reprise ensuite pour ceux qui ne le savaient pas encore… par le CercleFinance.com. Cette dernière société
enfonçait le clou pour son lectorat et titrait alors : « Georges Plassat pourrait remplacer Lars Olofsson à la tête de Carrefour selon Le Figaro ». Nous sommes alors le 25/11/2011 à
08:38, cette fois avant l’ouverture des marchés.
L’AFP, entrant dans la mêlée, diffuse plus tard un communiqué bien huilé, présenté sur Boursorama dès le 25/11/2011 à 08:51 : « Georges Plassat, ancien patron de Casino et de Carrefour Espagne,
est courtisé par des actionnaires du groupe Carrefour, qui envisagent de se séparer de son PDG Lars Olofsson, affirme le Figaro dans son édition de vendredi. »
L’Agence Option Finance titre alors à son tour sur Boursorama à 08:53 : « Georges Plassat, actuel numéro un de Vivarte (André, Kookaï, La Halle aux vêtements…) et ancien patron de Casino et de
Carrefour Espagne serait le grand favori pour remplacer Lars Olofsson à la tête de Carrefour, affirme « Le Figaro ». [...] Le quotidien précise qu’il a refusé le poste de PDG avant l’été. » En
somme, tout le monde – même Le Monde – repart immanquablement de l’article du Figaro. Qu’y a-t-il pourtant de nouveau sous le soleil pour les initiés avec ce papier… Rien, absolument
rien ! A part vouloir faire bouger les marchés, lâcher l’info… Pourquoi pouvait-on avoir besoin de le faire savoir alors que c’était bruit de couloir ? Peut-être que parfois les bruits de
moquette finalement montent à la tête ! A moins…
Qu’est-ce qu’on parle de Lars Olofsson finalement… et qu’est-ce que l’on ne l’entend toujours pas ! Pourquoi ?
Lars Olofsson a rejoint Carrefour en janvier 2009, alors que
l’épicier venait de connaître une décennie de croissance molle en France. Depuis, spinoff espagnol de Dia, pour se donner du grain à moudre – chez certains actionnaires à défaut de cash naturel –
et abandon de la séparation des actifs immobiliers au profit de Carrefour Property suite à l’opposition
des investisseurs, des syndicats et soldé par une querelle à la direction. Le Pdg fraîchement nommé avait également présidé une proposition avortée de fusion de la branche brésilienne
de Carrefour avec la Compagnie brésilienne de distribution Grupo Pao de Açucar. C’est finalement beaucoup pour un seul homme…
Le mois dernier, Knight Vinke Asset Management LLC, détenteur officiellement de 1,5 pour cent de Carrefour, proposait de séparer les fonctions de président et de directeur général, invoquant des
« problèmes graves de gouvernance ». Dans la lettre ouverte aux actionnaires de Carrefour, Knight Vinke recommandait alors au conseil de ne pas proposer d’outsider, préférant un candidat issu du rang, comme le
rappelaient des journalistes de Bloomberg… De quoi méditer pendant cette fin de semaine dernière agitée.
Veut-il garder son activité ? Voilà une question bien posée, qui aurait fait du Figaro un journal informé ? Question posée.
Les marchés ont acheté le départ de Lars Olofsson à la place de l’arrivée de Georges Plassat, quoi que…
Soubresauts des marchés le vendredi 25 novembre, le cours gagnait sur la journée 1,23%, à 17,31 €. Après les échanges téléphoniques et l’agitation du week-end… lundi, sur fond de CAC en hausse,
le titre gagnait encore 9,16% dans cette seule journée… Les marchés disaient ainsi un « au revoir » au rasé – et vécu en tout cas comme tel par certains du conseil – que les actionnaires
principaux ont peut-être entendu… alors que ces premiers ne connaissaient en rien la décision de nomination de la part de ces derniers… point de nomination officielle en vue – en somme – pour un
nouveau capitaine du navire mais volonté, dit-on, de garder la gouverne du drakkar pour le second ?
Tout se remet en place lorsque TradingSat.com, dans une annonce du lundi 28 novembre 2011 à 15:07, précise : « CM-CIC Securities a confirmé lundi son opinion d’Achat et son objectif de cours de
24 euros sur le distributeur. Le broker ne croit pas à l’existence d’un homme providentiel pour sauver Carrefour [sic]. Et quand bien même il existerait [sic sic], la pression des principaux
actionnaires du groupe ne lui laisserait sans doute pas le temps de faire ses preuves. [sic, sic, sic] » Le ton est donné ! Un encouragement au changement non dissimulé !… D’ici là : trêve de
Noël… et viva la Pax Romana.
Image extraite de la page http://www.timescontent.com/tss/ showcase/related/photos /c2/Lars_Olofsson/1/r/Lars-Olofsson.html
Georges Plassat, une carrière dans la distribution
Ne revenons pas aux calendes grecques, nous retraçons ici trois moments principaux :
1982-1997 : Groupe CASINO Georges Plassat comme associé-gérant de Casino. Pour le voir à cette époque, rien de tel que les archives d’amis journalistes… que
l’on remercie au passage.
Nous le retrouvons ainsi dans une émission FEDIMAS en 1993 (début de l’entretien à 2 min 35).
1997-1999 – Groupe Carrefour Georges Plassat comme Administrateur Délégué pour CARREFOUR Espagne.
2000 à ce jour – Groupe VIVARTE (initialement André) Georges Plassat est alors Président Directeur Général. On le retrouve à cette occasion en 2006 lors d’une présentation d’un LBO.
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Deuxième démission à la tête de Carrefour Property |
5 Décembre
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John Ozinga, le directeur France de Carrefour Property a donné sa démission. Il était pressenti pour remplacer Pascal Duhamel au poste de directeur exécutif, ayant lui-même annoncé son départ il y a une quinzaine de jour. |
Une crise majeure au sein de la foncière de
Carrefour relancée il y a 3 ans pour gérer l’immobilier commercial de Carrefour alors considéré comme «deuxième métier du groupe ». Sur fond de remises en questions autour de la présidence de
Lars Olofsson à la tête de Carrefour.
L’annonce du départ de Pascal Duhamel, directeur exécutif de Carrefour Property, la foncière filiale de Carrefour, la semaine même du Mapic, le salon de l’immobilier commercial à Cannes avait
saisi les professionnels. Quinze jours plus tard, le 1er décembre, la nouvelle de la démission de John Ozinga, le directeur France de Carrefour Property était annoncée par le site Internet de
Business Immo, et a été confirmée depuis par la foncière.
John Ozinga était pressenti pour remplacer Pascal Duhamel à la tête de la foncière. En effet le poste reste vacant. Contrairement à ce qu’à pu laisser penser la nomination, dans le groupe, de
Franck Tassan. Celui-ci remplace certes Pascal Duhamel, non pas à la tête de la foncière, mais comme PDG de l’entité Carrefour Property Development. Cette société cotée à la bourse de Paris (dans
laquelle Pascal Duhamel conserve ses fonctions d’administrateur) est détenue à 99,5 % par Carrefour mais n’a pas de lien juridique direct avec le périmètre opérationnel Carrefour Property.
Si la foncière ne communique pas sur ces événements, ils sont évidemment corrélés à la crise de confiance des actionnaires du groupe autour de la gestion de Lars Olofsson, PDG de Carrefour (LSA
n°2207). Qui soutenait encore lors de la présentation de résultats de mars (avant la tourmente boursière de l’été) la mise sur le marché de 25% de Carrefour Property. Foncière alors valorisée à
10,4 milliards d’euros, avec 915 sites en France, Espagne et Italie et 4,3 millions de m².
Rebondissant feuilleton que la saga de la foncière de Carrefour, dont les temps forts – et faibles – ont souvent été sonnés au moment de la «grand-messe » du salon immobilier international de
Cannes !
>Mapic 2004. Peu s’en souviennent, mais c’est la première fois qu’on entend parler de Carrefour Property. Cette entité gérant les seuls murs de magasins, faute de s’organiser assez vite, ne
survivra pas au départ de Daniel Bernard;
>Mapic 2008. Cette fois-ci est la bonne. Pascal Duhamel présente la version 2 de Carrefour Property qui reprend définitivement en main l’immobilier commercial de Carrefour promu «deuxième
métier du groupe » après la distribution. Outre Pascal Duhamel, un « financier » passé par Morgan Stanley, comme responsable des fonds immobilier, la foncière s’attache un « pro » de la promotion
immobilière, Jérôme le Grelle, ex-directeur général de Rodamco (avant sa fusion avec Unibail) qui prend le poste de directeur du développement et des opérations. Le troisième homme étant John
Ozinga, venu quant-à lui de Casino, où il s’occupait de développement international.
>Mapic 2009. Le salon se fera sans Jérôme le Grelle, première lézarde dans l’édifice érigé un an plus tôt. Effective depuis la fin juillet, la démission du responsable du développement et des
opérations est officialisée en septembre.
>Mapic 2011. C’est donc au tour de Pascal Duhamel et de John Ozinga de quitter Carrefour Property. La foncière ne commente pas plus ces départs que le précédent. Affaire à suivre. D'ici le
prochain Mapic ?
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Remise sur achat assurance Carrefour, |
2 décembre
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Jusqu'a présent la remise sur achat sur les contrats d'assurance était matérialisée par le non prélèvement de
l'échéance de Décembre. Les modalités changent en cette fin d'année. |
Depuis le 2 décembre 2011 et pour tous les salariés du groupe bénéficiant de cet avantage en fonction des modalités fixés par les NAO des différéntes
entités, la remise sur achat sur les contrats d'assurance souscrits auprès de CARMA rentrera dans le process habituel de la remise sur achat.
Cele revient donc à dire que le montant de la remise qui correspond au taux fixé (X%) lors des NAO de la prime annuelle sera reversé
sur le compte épargne Pass du salarié (CER).
Cette remise sur achat sera reversée sur le CER et disponible dès le 2 décembre.
Le reversement interviendra donc avant le prélèvement de l'échéance a?.
ssurance du 8 décembre.
Cette année, les salariés concernés n'ayant pas encore de carte Pass et de CER recevront un chèque.
L'offre commerciale Carma / Carrefour Banque, 1mois gratuit sur les contrats d'assurance souscrits par les salariés du groupe, a été
matérialisée par le non prélèvement de l'échéance de juillet et s'ajoute à la remise sur achat négociée dans les différentes entités du groupe.
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L'inde décide de s'ouvrir à la grande distribution étrangère |
30 novembre
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Le gouvernement a décidé d’autoriser les distributeurs étrangers à investir jusqu’à 51 % au capital des chaînes d’hypermarchés et supermarchés dans le pays. Si le Parlement n’a pas à se prononcer, la colère des petits commerçants devrait rapidement s’exprimer. |
Le gouvernement indien a sauté le pas : il
a décidé, hier soir, d’autoriser l’entrée à 51 % des distributeurs étrangers au capital des chaînes d’hypermarchés et de supermarchés du pays. Simultanément, les enseignes monomarques pourront
détenir 100 % de leurs activités, contre 51 % jusqu’ici.
Cette double décision aura été difficile à prendre. Mais, confronté aux accusations d’immobilisme portées contre lui par les milieux d’affaires, le Premier ministre Manmohan Singh a voulu montrer
qu’il était capable de prendre une initiative. D’autant que cette décision, du ressort du gouvernement, ne nécessite pas l’aval du Parlement, où l’équipe au pouvoir a du mal à contrôler les
travaux législatifs.
Pour autant, cette mesure ne va pas passer comme une lettre à la poste. Les oppositions sont, en effet, très fortes au sein de la société et du monde politique indiens. Les petits commerçants,
qui tiennent les dizaines de millions d’échoppes de proximité où les ménages font l’essentiel de leurs courses, ont annoncé qu’ils se battraient contre ce qu’ils perçoivent comme une menace
mortelle. Fermetures de boutiques et manifestations sont à prévoir. Au sein même de la coalition gouvernementale, le Trinamool Congress, principal allié du Parti du Congrès de Sonia Gandhi, a
proclamé son hostilité. Quant aux principaux partis d’opposition, ils sont prêts à se battre.
Apports de savoir-faire
Manmohan Singh a en tout cas décidé que le jeu en valait la chandelle. Le gouvernement attend de cette mesure de gros apports de savoir-faire et de capitaux de la part des professionnels
internationaux. Avec en ligne de mire la modernisation de la chaîne logistique alimentaire. Actuellement dans un état catastrophique, celle-ci engendre des pertes évaluées à 40 % de la production
agricole indienne ou plus. Conjuguée à l’élimination de nombreuses couches d’intermédiaires dans le système actuel de la distribution, la révolution de l’hypermarché devrait en théorie permettre
d’enrayer la flambée des prix alimentaires (autour de 10 % ), qui est l’un des principaux casse-têtes du gouvernement.
Pour les groupes étrangers, cette mesure ouvre la porte à un marché de 1,2 milliard d’habitants, estimé à 450 milliards de dollars par an, la dernière « grande frontière » après la Chine. Mais il
leur faudra respecter de nombreuses conditions. La réforme obligera ainsi les supermarchés à se fournir auprès de producteurs locaux et à assurer un minimum d’investissements. Et ce afin de
soutenir l’emploi. Ce montant minimal d’investissements pourrait être élevé (le chiffre de 100 millions de dollars a été mentionné) et des minima d’investissements dans les infrastructures
logistiques sont aussi programmés.
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Surcharge de travail : la faute inexcusable de l’employeur peut être retenue |
30 novembre
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A la question de savoir si la surcharge de travail peut caractériser une faute inexcusable de l’employeur, les juges du fond répondent une nouvelle fois par la positive, rappelant ainsi que l’employeur, tenu d’une obligation de résultat, doit en assurer l’effectivité. |
Et si l’arrêt du 30 juin a connu une moins
grande notoriété que celui de la Cour d’appel de Versailles, qui avait retenu la faute inexcusable de l’employeur dans le cadre d’un suicide, il vient cependant préciser un peu plus le périmètre
de l’obligation de santé de résultat dans le cadre de la prévention des risques psychosociaux et du stress.
Cet arrêt a été rendu dans le contexte des négociations sur la pénibilité qui ont été introduites par la loi portant réforme des retraites (L. no 2010-1330, 9 nov. 2010, art 77 ;D. no 2011-823, 7
juill. 2011 ;D. no 2011-824, 7 juill. 2011). La pénibilité retenue par l’obligation légale concerne des facteurs de nature physique et matérielle et exclut la pénibilité mentale (Sénat, 16 oct.
2010, amendement no 988, voir CLCE, no 107, sept. 2011).
Rappelons également en préambule que la Cour a précisé les mécanismes régissant la faute inexcusable dans un attendu de principe aujourd’hui bien connu : « En vertu du contrat de travail le liant
à son salarié, l’employeur est tenu d’une obligation de sécurité de résultat notamment en ce qui concerne les accidents de travail ; [...] le manquement à cette obligation de sécurité a un
caractère de faute inexcusable au sens de l’article L. 452-1 du Code de Sécurité sociale lorsque l’employeur aurait dû avoir conscience du danger auquel était exposé le salarié et qu’il n’a pas
pris les mesures nécessaires pour l’en préserver ; qu’il appartient à la victime invoquant la faute inexcusable de l’employeur de prouver que celui-ci, qui avait ou devait avoir conscience du
danger auquel il était exposé n’a pas pris les mesures nécessaires pour l’en préserver » (Cass. soc., 11 avr. 2002, no 00-16.535, JSL no 102-5).
Un salarié, rédacteur en chef d’une publication, ayant 17 ans d’ancienneté au moment des faits, est victime d’un infarctus. Il fait une demande de reconnaissance d’accident du travail qui est
refusée par la Caisse primaire d’assurance maladie. La Commission de recours amiable retient le caractère professionnel de l’infarctus. Licencié pour inaptitude professionnelle, le salarié saisit
le Conseil des prud’hommes et obtient des dommages et intérêts, notamment pour préjudice moral lié à un comportement agressif et vexatoire. Cet élément, important dans le contexte de l’arrêt, ne
doit pas amoindrir la portée de celui-ci, qui s’inscrit clairement dans le schéma jurisprudentiel de l’obligation de sécurité de résultat.
Le salarié saisit également le Tribunal des affaires de Sécurité sociale d’une demande en reconnaissance de la faute inexcusable. La procédure de conciliation n’aboutissant pas, le jugement du
Tass est en faveur du salarié, la faute inexcusable de l’employeur étant reconnue. Saisie, la Cour d’appel de Paris confirme le jugement dans toutes ses dispositions, retenant ainsi la
qualification de faute inexcusable à la suite de la déclaration d’infarctus provoqué par une surcharge de travail.
LA DÉCISION, SON ANALYSE ET SA PORTÉE ?
La surcharge de travail reconnue comme origine de l’accident du travail
L’infarctus reconnu comme accident du travail
Dans cette affaire, l’infarctus du salarié est reconnu au titre des accidents du travail, puisque survenu à la suite d’une réunion avec son employeur, ce qui lui ouvrait droit à la prise en
charge par la législation des accidents du travail, accident provoqué par une surcharge de travail, comme l’indiquait déjà le Tass. Sur ce point, tant le Tass que la cour d’appel ne s’attarde pas
puisqu’il n’était plus contesté par l’employeur.
La Cour d’appel de Paris va, dans cet arrêt, plus loin que la Cour d’Appel de Versailles dans sa qualification de surcharge de travail. Le salarié soulevait que « l’accident trouvait son origine
dans la surcharge de travail phénoménale ». La Cour relève en effet que le salarié assumait une charge de travail 70 heures par semaine ; que celui-ci remplaçait plusieurs salariés partis et que
l’accroissement du travail était « patent », puisque le salarié avait notamment dû remplacer la pigiste qui était parti.
Outre le constat de non-remplacement de plusieurs postes, la preuve dans cette affaire est apportée par un constat d’huissier, qui relève une augmentation de 41,3 % de la production de
l’intéressé sur les six numéros mensuels ayant précédé son infarctus.
Ce sujet va devenir central dans le cadre des réorganisations et autre restructurations où des morceaux d’activités sont transférés à des salariés, sans vérification de leur capacité à supporter
cette augmentation de charge. L’arrêt relève que le salarié n’a pas eu non plus de reconnaissance financière.
Les éléments qui sont relevés, absence d’autonomie, de marge de manoeuvre, accroissement de la charge de travail et non-reconnaissance du travail sont des facteurs de risques psychosociaux tels
que remontés au ministre du Travail dans le rapport du collège d’experts du 11 avril 2011. Dans un tel contexte, le salarié avait continué à travailler y compris à son retour d’arrêt maladie dans
les mêmes conditions. Pour autant le comportement du salarié n’est pas remis en cause et n’emporte aucun effet sur la reconnaissance de la faute inexcusable.
L’intérêt principal de cet arrêt est de venir cadrer le pouvoir de direction. La Cour rappelle « qu’il appartient à l’employeur dans sa mission de bonne gérance de son entreprise, de veiller à la
maîtrise des coûts en procédant aux ajustements nécessaires tant sur le plan matériel que sur le plan du personnel ». Le pouvoir de direction est donc reconnu à plein par la juridiction
d’appel.
Pour autant, les objectifs financiers et stratégiques ne doivent pas dégrader les conditions de travail des salariés et encore moins leur santé. Si l’employeur prend une décision de réduction
d’effectif et donc des coûts, celle-ci ne doit pas entraîner un transfert « avec pour conséquence d’assumer seuls les conséquences de cette économie au-delà de leurs propres capacités de travail
». Ce principe général oblige à une certaine vigilance et à un certain suivi du salarié, notamment au travers des entretiens annuels, où cette question de la charge de travail doit être abordée,
notamment pour les cadres au forfait.
L’employeur, par ces décisions, devait avoir conscience du danger et se rendre compte des risques qu’il faisait encourir au salarié. La conscience du danger est soulignée en retenant qu’« un
employeur ne peut s’affranchir des données médicales afférentes au stress au travail et ses conséquences parfois dramatiques pour les salariés qui en sont victimes, pas plus que ne devraient être
négligés les aspects positifs d’un travail assumé dans des conditions valorisantes ».
La problématique de la prévention des risques psychosociaux, et donc du lien entre accident du travail et organisation de travail, est de nouveau mise en avant sous l’angle de la réparation par
le juge de la faute inexcusable, les obligations de prévention n’ayant pas été remplies.
La Cour rejette également tous les motifs liés à la faute de la victime. L’employeur invoquait pour sa défense le fait que la surcharge était acceptée par le salarié. La Cour rejette cependant
logiquement l’argument selon lequel le salarié avait accepté cet état de fait et que ces horaires ne lui étaient pas demandés par l’employeur.
En effet, « le silence du salarié ne vaut pas approbation », dans la mesure où l’intéressé avait nécessité de gagner sa vie sans pouvoir nécessairement être en mesure d’entrer en conflit avec
l’employeur.
Toujours pour sa défense, l’employeur relevait la faute de la victime. Classiquement, la Cour rejette également l’invocation de la faute de la victime, qui fumait, ne se maintenait pas en bonne
santé et avait caché ses problèmes de santé. L’arrêt rappelle que le salarié était apte à son travail et qu’aucune faute « d’une exceptionnelle gravité exposant sans raison valable son auteur à
un danger dont il aurait dû avoir conscience » ne pouvait être retenue contre lui. La responsabilité de l’accident pèse donc sur l’employeur, seul.
Cet arrêt vient également souligner l’importance de la question de la charge de travail et de la surcharge de travail qui doit être traitée dans l’évaluation des risques, au titre des
négociations sur la prévention des risques psychosociaux et que les négociateurs ne devraient pas ignorer dans les négociations sur la pénibilité.
A l’heure où se pose la question du maintien de cette jurisprudence de la faute inexcusable, force est de constater qu’une plus grande prise en compte de ces sujets devra être faite par les
employeurs, notamment lors des réorganisations et restructurations.

Carrefour avait été condamné à des amendes de 100 euros pour chacun des 46 salariés des magasins de Cholet et d'Angers.
AFP / JEAN-PIERRE CLATOT
La Cour a rejeté le pourvoi du groupe de distribution, condamné en appel pour ne pas avoir tenu compte des temps de pause dans le salaire de base de 46 salariés.
Nouvelle victoire pour les salariés de Carrefour qui accusent le groupe de distribution de non-respect du Smic: la Cour de cassation a rejeté un pourvoi de l'enseigne qui contestait sa condamnation.
Dans un arrêt rendu le 22 novembre, la chambre criminelle de la Cour a rejeté les pourvois contre deux arrêts de la cour d'appel d'Angers de novembre 2010 condamnant l'entreprise pour infraction au calcul du Smic. Carrefour avait été condamné à des amendes de 100 euros pour chacun des 46 salariés des magasins de Cholet et d'Angers, dans le Maine-et-Loire, qui avaient également obtenu 100 à 150 euros à titre de dommages et intérêts.
"C'est un arrêt d'une grande importance puisqu'il consacre le fait que l'incorporation du temps de pause dans le salaire de base constitue, non seulement une faute prud'homale, mais aussi une infraction pénale pour les salariés payés au Smic", a déclaré Bertrand Salquain, l'avocat de la CFDT, syndicat à l'origine de la procédure. Selon lui, cette décision pourrait aboutir pour le salarié à "une augmentation de salaire de plusieurs centaines d'euros sur l'année avec un rappel sur les six dernières années".
Des décisions contradictoires
La direction de Carrefour a estimé de son côté que "l'interpétation du Code du travail revêt un caractère complexe au sujet de l'intégration ou non du forfait pause dans la rémunération du Smic". "Plusieurs juridictions ont d'ailleurs rendu des décisions en faveur de Carrefour, même après la décision de la cour de cassation, ce qui démontre la complexité du sujet", a estimé un porte-parole de la direction.
Le 16 février, la chambre criminelle de la Cour de cassation avait déjà donné raison pour la première fois à la CGT et la CFDT sur le même sujet. Ce vaste dossier de non-respect du Smic a fait l'objet de nombreux recours devant différentes juridictions, les salariés estimant que le temps de pause, inclus dans la rémunération mensuelle, devait être exclu du salaire de base afin que le Smic soit respecté. Des décisions ont été rendues par des conseils de Prud'hommes et tribunaux de police, en faveur des salariés pour certaines, en faveur de leur employeur pour d'autres.
Avec
Le commerce, c’est « Je te donne et tu me rends ». Nous l’avions
expliqué dans un papier intitulé « Pourquoi l’usine à vendre devient une
usine à perdre… ses illusions ? » Donner sans retour, c’est mettre en dette dans les bases du commerce
qui visent simplement à rééquilibrer les écarts entre ceux qui ont et ceux qui n’ont pas.
Ici, il en va autrement. Les banques alimentaires collectent. La manière évoquée est donc le don, du 21 au 26 novembre 2011, par apport en marchandise. « Beaucoup de gens se retrouvent dans la misère. Si la Banque alimentaire s’arrêtait aujourd’hui, ce serait la guerre » précise Philippe Montois, un bénévole, selon un article de La Voix du Nord. Là où le commerce ne passe pas, c’est en effet le combat.
Qu’est-ce que je te donne ?
Nous parlons volontairement de cette opération après sa réalisation, pour ne pas contrecarrer évidemment les dons. Il reste toutefois étonnant la mise en forme des bons. Non que l’idée
soit mauvaise, bien au contraire, mais Carrefour – le grand défenseur des marques – dont Lars Olofsson est le chef de fil – lui qui ne tient qu’à un fil – ne veut sans doute pas casser l’image
des marques et présente une jolie boite à la Bonduelle… et propose finalement des produits Carrefour Discount. Pourquoi ce choix ? Nous cherchons mais ne trouvons de raison logique, à moins
que l’agence ne prenne comme habitude de nous faire croire ? Nous y reviendrons.
[PS : complément du 28 novembre, nous venons de voir dans une gare la campagne de communication réalisée par Les Banques Alimentaires et remarquons que cette fameuse boîte de haricots n'est pas
présentée par Carrefour mais par l'organisme collecteur... Le Loup, sur ce coup, est tombé à côté du terrier... Il faut dire que Carrefour signait le document... pas bien clair en somme.]
Voici une analyse, librement disponible sur internet, à propos des probabilités de départ de Carrefour d’Amérique Latine et d’Asie, datée du 2 novembre 2009… L’ensemble du document est consultable
depuis cette page en appuyant sur
le signe
en
bas à droite de la fenêtre active ci-dessous.
Carrefour ou l’intelligence d’être pisté…
Pour ceux qui souhaitent aller plus loin, le document suivant reprend les principales méthodes d’analyse. Des actionnaires minoritaires et très actif, comme on peut en voir dans la presse,
pourrons s’amuser de cet article puisqu’ils en font métier, tout comme les lecteurs des sites spécialisés qui viennent scanner régulièrement les pages que vous lisez sur ce site, par
exemple dynvibe pour des groupes comme Casino, L’Oréal ou Accor, ou d’autres encore pour Auchan… on les remercie de l’honneur qu’ils nous font
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CA TTC 2011 en légère croissance, soutenu par les marchés émergents CA TTC Q4 2011 affecté par la baisse des dépenses discrétionnaires Objectif de résultat opérationnel courant 2011 confirmé |
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