Carrefour, un silence assourdissant!
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Le numéro deux mondial de la distribution a annoncé hier ses chiffres pour le premier trimestre 2012. Avec des ventes en
hausse de 1,5%, Carrefour est parvenu à stopper l’hémorragie, grâce à ses performances en Amérique Latine : +8,1%. Cette hausse est permise notamment par le Brésil.
En France, qui reste le premier marché du groupe, les ventes ont progressé de 0,8%, à 9,35 milliards d’euros, mais pas hors essence et à surface comparable ! Dans ce cas, elles ont baissé de 0,3%… Les ventes des hypermarchés sont en baisse de 3,1% dans l’hexagone.
C’est pire dans le reste de l’Europe, continent sur lequel les ventes du géant de la distribution ont chuté de 3,2%, à 6,18 milliards d’euros, et même de 3,8% à changes constants, hors essence et à surface comparable ! Si les ventes alimentaire sont restées globalement stables, le non-alimentaire a pour sa part fortement été affecté par des « conditions macroéconomiques toujours difficiles », selon le communiqué du groupe, et notamment en Europe du Sud.
En Asie, la situation est semblable à la France : les ventes progressent mais pas hors essence, à changes constants et à surface comparable, alors que la région est très porteuse…
Pour Lars Olofsson, PDG jusqu’à juin, « les tendances observées ce trimestre et l’environnement toujours difficile dans lequel nous opérons nous confortent dans notre détermination à poursuivre la mise en œuvre du plan "Reset" en France, la discipline en matière de cash et de coûts, l’accroissement de l’offre à marque Carrefour, ainsi que l’expansion dans les pays émergents ».
En France, selon le distributeur, ses hypermarchés « ont commencé à regagner du terrain en matière de compétitivité prix, et sont désormais co-leaders sur les prix de 500 produits de consommation courante à marque nationale ». Carrefour compte aussi sur le déploiement rapide de ses drives pour sortir la tête de l’eau en France.
Si le groupe a ouvert 132 magasins au cours de ce premier trimestre, le nombre magasins a chuté en France de 1,1%, « en grande partie » à cause de la perte de Coop Atlantique.
Suite à l’annonce de ces résultats, l’analyste Oddo Securities a estimé que « les défis du nouveau CEO, Georges Plassat, sont considérables ». Il aura en effet fort à faire pour redresser le géant de la distribution et redonner confiance aux analystes.
Source : agro-media.fr avec le communiqué de Carrefour, AFP, Cercle Finance et Boursier.com.
"Cette société fait des bénéfices mais va licencier 70 personnes" explique Jean Christophe Chabot, élu au comité d'entreprise. "Il s'agit d'un faux licenciement économique. Logidis Comptoirs Modernes, la base arrière du groupe Carrefour, n'avait aucune difficulté financière" poursuit l'élu du personnel. Bons résultats financiers, satisfaction des clients, intéressement des salariés aux bénéfices , la société de Valleiry tournait parfaitement. Mais ce vendredi est son dernier jour de fonctionnement. Le regroupement des sites de Valleiry-Viry, Lagnieu et Saint-Vulbas permet une réduction des coûts de stockage selon la direction. Les supermarchés du bassin lémanique seront désormais approvisionnés depuis Saint-Vulbas, à 110 kilomètres de Valleiry.
L'entrepôt de 15600 m2 n'a pas trouvé de repreneur. Carrefour propose aux salariés une mobilité à Saint-Vulbas près de Lyon. Sept salariés ont donné leur accord pour cette mobilité géographique alors que le direction en prévoyait une centaine. A ce jour, sur 112 salariés, le plan de sauvegarde de l'emploi a trouvé 33 solutions de reclassement plus une dizaine en congé de reclassement puis en retraite. Au total ce sont bien 70 personnes que la fermeture du site laisse sans emploi.
Le magasin Carrefour de la porte d’Auteuil, à Paris. Crédit Photo: Richard VIALERON/Le Figaro
EXPERTISE BOURSE - L’extrême faiblesse de la valorisation s’explique par l’écœurement des actionnaires, alors que le groupe enchaîne les performances médiocres. La tâche de Georges Plassat est immense.
Le montant TTC des ventes réalisées par Carrefour dans le monde a atteint 22,5 milliards d’euros au premier trimestre, un chiffre sans surprise quoi que plutôt dans le bas de fourchette des prévisions des analystes. Ce chiffre représente une progression marginale, de 0,9%, par rapport au trimestre correspondant de 2011, aidée par un effet calendaire positif (deux jours d’ouverture de plus dans la plupart des zones) et par le relatif dynamisme des ventes en Amérique Latine (+10%). En données brutes, incluant les ventes de carburant et l’effet des changes, la progression atteint +1,5% sur ce premier trimestre.
C’est toujours en France (9,355 milliards d’euros de ventes trimestrielles) que le bât blesse le plus, et en particulier dans les hypermarchés où les ventes ont diminué de 1,8%, et même de 3,1% à surface de vente comparable et hors augmentation des prix du carburant. «Cette baisse reflète un environnement plus difficile qui a touché les ventes non-alimentaires ainsi que les effets attendus à court terme de notre plan d’action, avec notre décision délibérée de poursuivre notre politique d’investissement dans les prix bas et des promotions moins nombreuses mais plus ciblées», explique Carrefour. «Les hypermarchés ont commencé à regagner du terrain en matière de compétitivité prix, et sont désormais co-leaders sur les prix de 500 produits de consommation courante à marque nationale», affirme néanmoins le groupe.
Cependant l’environnement reste très difficile également dans le reste de l’Europe où les ventes ont baissé de 2,7% hors essence à taux de changes constants ; en Grèce la chute atteint presque 16%.
Le sentiment des experts du Figaro Bourse: Aucune bonne surprise dans les chiffres publiés par le groupe, qui ne donne par ailleurs guère d’indications sur sa rentabilité du début d’année. Tous les espoirs des actionnaires du géant de la distribution reposent aujourd’hui sur les épaules de Georges Plassat, qui sera intronisé PDG en juin lors de l’assemblée générale. Mais le chantier qui l’attend est énorme et le redressement éventuel du groupe prendra des années. En Bourse, nous suggérons donc la prudence sur le dossier qui a déjà énormément déçu ; son dernier rebond occasionné par la rumeur de l’arrivée de Plassat à la direction a aussi tourné court. Remarquons tout de même qu’au plan technique, le niveau de 15 euros devrait constituer un plancher.
Horizon d’investissement: long terme.
Profil d’investissement: Carrefour est aujourd’hui un pari «value» par excellence, avec une valorisation boursière bien inférieure à sa valeur à la casse.
Le groupe, qui vient dévoiler des ventes en hausse de 1,5% au premier trimestre 2012, refuse de donner
des prévisions de résultats annuels. Le plan de relance de Carrefour en France porte ses fruits, assure-t-il.
Carrefour a dévoilé ce jeudi 12 avril un chiffre d’affaires trimestriel en ligne avec les prévisions des
analystes financiers. Le titre a gagné 1,55% en début de séance à la Bourse de Paris. Mais pas de miracle : en fait, son activité n’a que timidement progressé au cours des trois premiers mois de
son exercice 2012. « Cette publication souligne combien ses ventes sont faibles dans presque tous les marchés et particulièrement médiocres en France et en Europe du Sud », notent les analystes
de Espirito Santo.
Baisse des prix de 500 produits en hypermarchés
Les ventes de Carrefour ont progressé de 1,5% seulement pour s’établir à 22,49 millions d’euros. La filiale française est toujours à la peine : le chiffre d’affaire tricolore recule de 3,1%. Carrefour est toujours plombé par les ventes dans ses hypermarchés (-5,8%). Le distributeur, numéro deux du marché hexagonal, veut notamment y voir « un effet court terme » du plan de relance entrepris. Fin 2011, l’enseigne d’hypermarché a baissé les prix de 500 de ses produits, pour revigorer ses ventes et améliorer son image prix. « La fréquentation dans nos magasins est stable. Elle progresse par rapport au quatrième trimestre », a fait valoir Pierre-Jean Sivignon, directeur financier du groupe Carrefour. « Les ventes en France semblent s’être redressées (+0,3% au premier trimestre 2011, après -2,8% au quatrième trimestre 2012). Mais cette amélioration est due à un effet calendaire positif de 2,8% » note Aurel BGC.
L’impact financier de cette politique de prix comprimés inquiète les analystes financiers, comme à l’accoutumée. Ils s’interrogent sur une nouvelle dégradation de sa rentabilité. D'autant que l'inflation a atteint 2,3% sur un an, à fin mars, selon les derniers chiffres de l'Insee.
La conference-call qui s’est tenue ce jeudi matin aura laissé tous les analystes financiers sur leur faim.
Carrefour, qui a signé plusieurs avertissements sur résultats en 2011, refuse toujours de donner des prévisions pour 2012. « Vous pourrez en discuter avec Georges Plassat le 30 août, lors de la
présentation des résultats semestriels », a répondu Pierre-Jean Sivignon aux analystes qui le questionnaient sur le niveau de marge prévu en 2012.
Aucune présentation de stratégie prévue
Georges Plassat, ancien patron de Vivarte, vient de prendre les commandes du groupe Carrefour en tant que directeur général délégué, en remplacement de Lars Olofsson. Il sera nommé PDG le 18 juin, lors de la prochaine assemblée générale des actionnaires de Carrefour. Les analystes financiers devront-ils patienter jusqu’à cette date ? A ce jour, aucune présentation de stratégie n'est prévue. Le temps sera long. Le résultat opérationnel du groupe a chuté de 20% en 2011. Le titre Carrefour a perdu prés de 50% de sa valeur en un an. Et les salariés du groupe regrettent que « toutes les décisions soient gelées depuis des mois ».
12/04/2012
Pour comprendre l'arnaque des négociations "compétitivité-emploi" en un tableau :
On dira que l’erreur est humaine… non, pas ici ! Leur erreur est justement de ne pas avoir intégré les non-dits des clients dans leur concept et en cela, c’est impardonnable !
Carrefour Planet n’a jamais rien réinventé !
La base de l’hypermarché n’est pas celle que l’on apprend dans les universités ni dans les écoles de commerce ! On pourrait également dire que dans la presse professionnelle elle est également
largement oubliée, pour un grand nombre et notamment la plus diffusée de la place… Elle n’est pas non plus celle qu’imagine ceux qui ne connaissent pas l’histoire du secteur ! Pour créer de l’attractivité pour un magasin de type SSDDS, comme on disait à l’époque, n’a
jamais été évoqué de développer à outrance l’alimentaire… bien au contraire ! L’alimentaire était un prétexte à vendre le reste. L’objet n’était pas non plus de rapprocher le concept des grands
magasins pour lutter contre les spécialistes… encore moins pourrait-on dire… puisque les hypermarchés venaient des grands magasins américains eux-mêmes. Vouloir les faire ressembler à leurs aînés
était un non-sens historique qu’un grand nombre de professionnels du secteur venaient de franchir. A vouloir aller toujours de l’avant sans savoir d’où l’on vient, on finit par prendre du retard
! L’architecte n’est pas le seul à devoir
expier cette faute…
Nous pensons, en cette journée de Pâques…
Que les arbres, eux, ne montent pas jusqu’au ciel et que le futur ex-PDG, devra se sentir penaud d’avoir promis 18% de hausse de chiffre d’affaires dès son arrivée… Comme le disait Michel de
Montaigne dans ses essais : « Le législateur des Thusiens ordonna que quiconque voudrait, ou abolir une des vieilles lois ou en établir une nouvelle, se présenterait au peuple la corde au col,
afin que si la nouvelle n’était pas approuvée d’un chacun, il fût incontinent étranglé. » Il faudrait que lui et les autres ne puissent jamais se retrouver récompensés ! Espérons en revanche la
résurrection d’une si belle idée : celle de Carrefour.
Exclusivité : Bien que l’on remarque actuellement une pression publicitaire forte à propos du Panel Test Carrefour, et notamment en télévision, selon les indications d’un industriel, celui-ci aurait arrêté – à la demande de l’enseigne - le retirage d’emballages Carrefour portant cette appellation.
La fin du Panel Test Carrefour annoncée ?
Cette information, qui demande encore confirmation, serait parfaitement logique – pour nous en tout cas – tant les incohérences promotionnelles sont actuellement importantes au sein de
l’enseigne. Nous avions présenté la stratégie développée par la direction du groupe lors de la mise en place de ce Panel Test Carrefour dans un billet précédent. Nous avions
également évoqué la boîte à idée Carrefour sur Facebook dans la même
veine. Nous avions surtout noté être plus proche d’une campagne, créée en 1986, sous l’appellation Consultation des produits Carrefour, qui nous semblait
être bien plus intelligente et impliquante pour la clientèle que ces pseudo-accroches que l’on voit fleurir en masse et qui ne sont pour nous que de simples artéfacs inutiles.
Une incohérence notoire au sein du marketing Carrefour
Comment peut-on, la même semaine, mettre en avant un Panel
Test Carrefour, avec son support internet, vantant les prix bas des produits Carrefour moins chers que les « marques
nationales » et « Les 500 produits de grandes marques » avec la garantie Carrefour qu’ils ont le prix le
plus bas ! Dans ce cas… comment peut-on juger les produits Carrefour Discount ? Moins chers que moins cher ? Aussi bons ou moins bons ?
A vouloir trop en faire, les services ne suivent-ils plus ? Heureusement : il reste la confiance en plus !
Publicité envoyée par courriel le 30 mars 2012 : les produits Carrefour moins cher que les marques nationales...

L’Autorité de la concurrence vient d'autoriser la prise de contrôle par Intermarché des 20 magasins de la société Altis rachetés au groupe espagnol Eroski en
fin d’année dernière, et jusqu’à présent sous enseigne Carrefour. Seul bémol, si l’on veut, pour satisfaire aux nécessités de la concurrence, Intermarché va devoir céder cinq de ces vingt
points de vente. L’Autorité de la concurrence constate en effet que, « dans les zones de chalandise de Céret (66), Mauléon (64), Vic-Fezensac (32), Creysse (24) et Fleurance (32),
l’opération aurait conféré à Intermarché des parts de marché très importantes et réduisait trop fortement le nombre d’enseignes présentes. » Intermarché s’est donc engagé à céder ces
cinq magasins, dont trois sont aujourd’hui sous enseigne Carrefour Market, un sous l’enseigne Champion, et le dernier sous la bannière d’Intermarché.
Le spécialiste de la météo-sensibilité Metnext fournira chaque semaine et pour chaque hypermarché Carrefour des indicateurs de correction des ventes réalisées pour les rayons alimentaires. Démarche qui sera ensuite étendue aux rayons non-alimentaires.
Compte-tenu de l’importance des conditions météo sur le comportement d’achat des consommateurs, Carrefour signe un partenariat avec le spécialiste Metnext.
Filiale de CDC Climat, ce dernier modélise les relations entre l’activité des entreprises et les paramètres météo pour les aider à quantifier et tirer parti de leur météo-sensibilité au lieu de
la subir. Dans un premier temps, pour la France métropolitaine, Metnext fournira chaque semaine et pour chaque hypermarché Carrefour des indicateurs de correction des ventes réalisées pour les
rayons alimentaires. Dans un deuxième temps, ces indicateurs s’appliqueront aux rayons non-alimentaires. Ils concerneront toutes les familles de produits météo-sensibles, soit plusieurs
centaines par magasin. Les indicateurs seront intégrés dans le système de prévisions des ventes de Carrefour.
"Carrefour souhaite intégrer les facteurs météo sur l’ensemble de ses produits et de son périmètre national. La prise en compte de la météo par type de produit et par région climatique fait
désormais partie de la prévision au magasin » a déclaré Claude Amice, Directrice Prévisions Carrefour France.
La tâche de Georges Plassat, qui a pris ses fonctions de directeur général de Carrefour lundi 2 avril, s'annonce dantesque. Les résultats 2011 du deuxième distributeur mondial ont sanctionné
l'échec de la stratégie menée par son prédécesseur, Lars Olofsson. Rentabilité, parts de marché, fréquentation des magasins : tous les indicateurs ont viré au rouge. Le déclin a été rapide, la
reconquête s'annonce difficile.
Même si M. Plassat a déjà visité un certain nombre de magasins ou certaines filiales comme le Brésil, le nouveau patron n'établira sa feuille de route qu'après sa nomination comme PDG par l'assemblée générale des actionnaires du 18 juin. Les premières annonces, elles, seront pour la rentrée.
D'ici là, les salariés retiennent leur souffle, partagés qu'ils sont entre l'envie de repartir de l'avant avec une nouvelle équipe de direction et la crainte de mesures nécessairement douloureuses.
La première priorité va consister à relancer le chiffre d'affaires. Il faut que Carrefour reparte à la conquête de son image de discompteur. Le but n'est pas de courir après les Centres Leclerc, qui ont des coûts de structure beaucoup plus bas et une exigence de rentabilité moindre, mais de réduire l'écart avec le principal concurrent. Pour cela, il s'agira d'avoir de la constance dans les prix bas et de proposer des promotions enfin lisibles par le client.
Baisser les prix en rayon nécessitera de revoir toute la chaîne d'approvisionnement. Les achats aux fournisseurs, la logistique, l'informatique doivent retrouver une efficacité irréprochable, condition indispensable pour être compétitif sur les prix.
"Le problème de Carrefour, c'est qu'on a appliqué des recettes d'industriel au lieu de prendre des décisions de distributeur", explique un expert du secteur. Les coûts ont été ainsi coupés à l'aveugle : en réduisant les assortiments, Carrefour s'est retrouvé avec une offre moins riche, et des magasins moins attractifs. De la même façon, les stocks ont été tellement diminués, que cela a fini par provoquer des ruptures d'approvisionnement, qui ont atteint en 2011 des niveaux extravagants.
L'ancienne direction a cru pouvoir se séparer du jour au lendemain de rayons entiers sous prétexte qu'ils n'étaient pas rentables. Une fausse bonne idée : quand on réduit l'offre, le nombre de clients baisse et les rayons qui assuraient votre rentabilité se mettent à décliner. La distribution est un métier de petits détails et de fins réglages qui permettent de s'adapter aux fluctuations des envies des clients. Un travail qui ne peut venir que du terrain.
Redonner de la responsabilité aux directeurs de magasins, voilà l'autre priorité de M. Plassat. Ces dernières années, Carrefour a pêché par centralisme.
Illustration de cette tendance : l'erreur de casting commise avec le Britannique James McCann, transfuge du Britannique Tesco pour diriger Carrefour France : "On a voulu plaquer le modèle Tesco, extrêmement centralisé sur la culture de Carrefour, extrêmement décentralisée", résume un ancien cadre de Carrefour. Le dirigeant a dû partir en mai 2011.
M. Plassat va donc devoir rompre avec la pratique des oukases, qui tombent de la direction générale, tout en fixant des priorités claires. Parallèlement, le siège social devra gagner en efficacité. Pour la France, celui-ci compte 7 000 personnes. Cela fait beaucoup. Le nouveau patron est tombé de sa chaise quand il a appris qu'il y avait 30 acheteurs pour le chocolat. Les frais généraux représentent 17 % du chiffre d'affaires contre 9,7 % en 1965. Le changement d'époque ne justifie pas tout.
Concernant la marque Carrefour, l'entourage de M. Plassat évoque son scepticisme à propos de son omnipotence et de son "imperium" (sic). On prête au nouveau patron la volonté de réintroduire plus de différenciation d'un format de magasin à l'autre. Il ne faut pas oublier que, dans les années 1990, lorsqu'il était patron de Casino, il avait supprimé l'enseigne des hypermarchés pour la remplacer par simplement "Géant".
On n'en est pas encore là chez Carrefour. En revanche, ce qui va sûrement disparaître du fronton des hypermarchés c'est l'enseigne "Planet". Un concept haut de gamme, qui nécessitait des investissements astronomiques, tout en brouillant l'image de discompteur de Carrefour. Pour mener à bien ces chantiers, M. Plassat peut s'appuyer sur Noël Prioux, le directeur exécutif de Carrefour France, qui a commencé à remettre de l'ordre dans la maison. Ce chantier va sans doute durer deux à trois ans. Les principaux actionnaires de Carrefour, Bernard Arnault et le fonds Colony capital, semblent prêts à faire preuve de plus de patience que par le passé. Ils ont accepté de déprécier les actifs et de diviser par deux le dividende.
Un signe qu'on est maintenant entré dans une phase de lente reconquête, sans exiger de la rentabilité à court terme. Pour Michel-Edouard Leclerc, le principal concurrent de Carrefour, qui a bénéficié d'un véritable boulevard ces dernières années, cela pourrait signifier que la fête est finie.
Homme à poigne, fin connaisseur de la grande distribution, amateur de ski… Il vient de prendre la barre du 2e distributeur mondial.
Pas un "patron social"
C’est le nouveau patron d’un groupe à la dérive. Georges Plassat, directeur général depuis lundi, PDG en juin prochain, a trois ans pour redresser Carrefour, 2e distributeur mondial, 410 000 salariés. Rude tâche. Son bénéfice a chuté de 14,3 % en 2011, son chiffre d’affaire de 0,6 %.
Les actionnaires (groupe Arnault et Colony Capital) sont impatients de retrouver leur mise. Les syndicats attendent cette arrivée, en même temps qu’ils la redoutent. Car l’homme n’a pas la réputation d’un « patron social ». « La nature humaine, il n’en a rien à faire », peste un représentant syndical.
63 ans, faux air de George Bush, Georges Plassat est un homme du sérail de la grande distribution - un « épicier », dit-on -, et un homme de terrain, à l’opposé de son prédécesseur, le Suédois Lars Olofsson, issu de l’agroalimentaire, qui dirigeait plutôt par le haut. Plassat a passé quatorze ans chez Casino, dirigé Carrefour Espagne, puis pris les rênes du groupe Vivarte (Kookaï, la Halle aux chaussures, Minelli, etc.), redressé en moins de deux ans.
Marié, père de trois enfants, ce méridional né à Bollène dans le Vaucluse, amateur de ski et d’opéra, s’est formé à l’école hôtelière de Lausanne en Suisse, où l’on apprend le sens du détail… et de la gestion. Pour l’heure, Plassat prend le pouls de l’entreprise, rencontrant discrètement ses cadres, réactivant ses réseaux. Ou jouant, comme il aime, les clients mystères en se promenant anonymement dans les magasins, pour repérer ce qui ne va pas.
Gros bosseur, qui sait trancher quand il faut, il est aussi connu pour ses coups de sang tonitruants. Rémunéré 1,5 million d’euros par an, sans compter la part variable, il n’a pas dit quand il dévoilerait ses orientations. Une certitude : l’enseigne « Planet », projet majeur de son prédécesseur, ne fleurira plus aux frontons des magasins Carrefour.
Pour l'heure, Plassat prend le pouls de l'entreprise, rencontrant discrètement ses cadres, réactivant ses réseaux. Ou jouant, comme il aime, les clients mystères en se promenant anonymement dans les magasins, pour repérer ce qui ne va pas. Gros bosseur, qui sait trancher quand il faut, il est aussi connu pour ses coups de sang tonitruants.
Rémunéré 1,5 million d'euros par an, sans compter la part variable, il n'a pas dit quand il dévoilerait ses orientations. Une certitude : l'enseigne « Planet », projet majeur de son prédécesseur, ne fleurira plus aux frontons des magasins Carrefour.
En application de la loi portant réforme des retraites du 9 novembre 2010, la fédération patronale FCD, la CFE-CGC, la CFTC et FO ont signé un avenant 45 à la CCN du commerce de détail et de gros
à prédominance alimentaire du 25 janvier 2012, portant sur la prévention de la pénibilité dans le cadre de la CCN du 12 juillet 2011. L’accord concerne tous les salariés du secteur, soit plus de
600 000 au total, y compris ceux des entreprises de moins de 50 salariés. L’essentiel de ses mesures porte cependant sur les actions de prévention proposées aux entreprises de 50 à 300 salariés.
Après extension, il constituera durant trois ans l’annexe X de la CCN.
Un secteur de main-d’œuvre
Les signataires soulignent que la grande distribution « appartient aux secteurs dits de main-d’œuvre ». 85 % des salariés sont ouvriers ou employés, et les tâches y sont faiblement automatisées.
Les statistiques indiquent « une relative fréquence des accidents du travail liés à des chutes de plain-pied ou à des efforts physiques », et montrent « une augmentation, au fil des années, des
troubles musculo-squelettiques (TMS) ». Pourtant les signataires revendiquent la volonté, « de longue date », de la branche, d’intégrer l’exigence de prévention des risques professionnels. Pour
preuve, l’instauration du temps de pause obligatoire, sans condition de durée de travail, à une époque où la réglementation ne prévoyait pas encore l’obligation d’une pause au-delà de six heures
de travail. Pour l’avenir, est prévue la mise en place d’un observatoire des situations de pénibilité, afin d’en améliorer la mesure et d’analyser leur impact sur la santé des salariés.
Les seuils de pénibilité de branche
L’accord rappelle que chaque employeur doit élaborer pour chacun de ses salariés exposés à la pénibilité, une fiche de prévention, recensant les conditions et périodes d’exposition ainsi que les
mesures prises pour en réduire les conséquences. La définition des seuils de pénibilité concerne toutes les entreprises et elle est indispensable, souligne l’accord, pour celles qui élaborent un
accord ou un plan de prévention.
Les six seuils retenus évolueront dans le cadre de la négociation triennale sur la pénibilité. Le seuil adopté pour la manutention manuelle se réfère au Code du travail, aux recommandations de
l’UE et aux normes Afnor. Il qualifie de pénible la manutention de charges supérieures à 15 kg, effectuée seul et sans aide mécanique, de manière habituelle, au moins 15 heures par semaine. Le
seuil des températures est fixé aux valeurs excédant 30° ou inférieures à 5 ° au moins 20 heures par semaine. Pour le travail de nuit, le seuil reprend la définition du travailleur de nuit. Pour
le travail répétitif, il retient l’accomplissement de 20 cycles par minute quatre heures par jour. Un logiciel facilitant l’évaluation des risques et l’édition des fiches individuelles sera mis à
disposition des entreprises.
Les mesures de prévention
Les entreprises de 50 à 300 salariés, dont plus de la moitié de l’effectif est exposé à la pénibilité, peuvent, plutôt que de négocier un accord ou d’élaborer un plan d’action, appliquer
certaines mesures de prévention proposées par la branche. La réglementation les oblige, en tout état de cause, à traiter certains thèmes. Elles doivent ainsi diminuer le risque de poly-exposition
ou améliorer les postes de travail. Parmi les mesures proposées par la branche à ce titre, le développement de la poly-activité dans le but de réduire d’au moins 10 % la proportion des salariés
subissant plusieurs risques. Pour y parvenir, si la qualification supplémentaire peut être atteinte par une mobilisation du DIF, celle-ci ne peut être refusée au salarié. Parmi les autres
dispositions, celle sur la prévention de la pénibilité de la manutention manuelle des charges, retient comme objectif, pour ces trois premières années, que 80 % au moins des produits de plus de
25 kg soient manipulés avec une aide. La prévention des TMS repose quant à elle sur la formation systématique des salariés exposés à des manutentions manuelles, des postures pénibles ou gestes
répétitifs, aux bonnes pratiques correspondant au poste, dans les trois mois suivant l’embauche.
Avenant du 25 janvier 2012 relatif à la prévention de la pénibilité dans la grande distribution
www.wk-rh.fr/actualites/upload/Grande-distribution-penibilite.pdf
L'enseigne vient d'inaugurer un nouveau magasin dans le centre commercial Lyon-Confluence qui fait la part belle à l'alimentation. Une nouvelle formule pour enfin relancer ses ventes en France?
Signe des temps : Carrefour n’est pas la locomotive du nouveau centre commercial Lyon-Confluence inauguré ce mercredi 4 avril par son député-maire, Gérard Collomb. Dans cet ensemble construit et géré par Unibail-Rodamco, l’enseigne d’hypermarché s’est fait ravir la vedette par les stars de la distribution du moment que sont Apple Store, Hollister ou le nouveau venu en France, Suite Blanco. « Le pôle loisirs est l’autre raison de venir à Lyon-Confluence », ajoute Guillaume Poitrinal, président du directoire de la foncière européenne. Dans ce projet qui a nécessité 300 millions d’euros d’investissement, les locataires dits de loisirs –UGC et ses 14 salles de cinéma, les 12 restaurants et le mur d’escalade Azium – constitueront le vrai moteur de ce monstre censé attirer 7 à 8 millions de personnes par an et engranger « 200 à 250 millions d’euros de chiffre d’affaires » d’ici à trois ans.
Un magasin compact de 4.358 m²
Il n’empêche. Dans ce quartier de logements et de bureaux en devenir, conçu sur une friche industrielle du bout de la presqu’île lyonnaise, coinçé entre la Saône et le Rhône, Carrefour n’a pas à rougir. Il pourrait faire mouche avec un concept d’hypermarché compact, urbain, original. Il ne s’étend que sur 4.358 m², quand un hypermarché Carrefour peut atteindre 12.000 m². Et son offre se limite à 15.000 références, quand une grande surface peut en aligner 18.000. « A 90%, cette offre est dévolue aux produits alimentaires », explique à La Tribune son directeur de magasin, Bruno Lavaure. L’enseigne ampute ainsi son hypermarché de la majorité de son offre non-alimentaire dont les produits culturels, la mode, le jouet ou le gros électroménager. Car, désormais, elle ne fait plus le poids face à un spécialiste du jeu, tel Joué Club, ou même un nom réputé de la beauté et de la mode, tel Monoprix qui, à l’autre bout de la galerie, pour la première fois de tous les temps, exploite un magasin de 800 m² dépourvu de rayons alimentaires. Bref, Carrefour déclare forfait ici sur ce marché ultra-bagarré. Il se concentre sur ce pour quoi il est encore réputé : l’alimentation.
Faire ses courses en hypermarché, une corvée
A la manière d’une supérette, le magasin s’ouvre sur une vaste zone de fruits et légumes ceinturée des rayons traiteur, boucherie et de la poissonnerie. L’ensemble doit mettre en appetit et
fidéliser les clients du quartier. L’aménagement doit aussi séduire tous ceux pour qui « les courses en hypermarchés sont une corvée, une perte de temps ». Les allées sont larges. Les meubles
sont bas pour un repérage instantané. Les têtes de gondoles ont été rognées pour que les clients de petite taile puissent attraper les produits en promos sans gesticulation dangereuse. Et les
caisses ont été équipées de nouvelles machines automatiques de rendu de monnaie, censées, entre autres, écourter le temps d’attente en caisse.
La peinture violine des Carrefour Planet
Est-ce là la formule gagnante de Carrefour pour rabibocher les Français avec ses grandes surfaces alimentaires ? Depuis des années, le groupe cherche une formule pour relancer ses ventes en hypers en France. En vain, pour l'heure. Carrefour Planet, concept lancé en 2009, n’a pas trouvé son public. Le distributeur a gelé son déploiement censé relancer 500 hypermarchés dans cinq pays. Il n’adoptera ce concept que dans 3 magasins cette année en France, après avoir rénové 29 de ses 231 magasins.
De ce concept validé par Lars Olofsson, ancien patron du groupe limogé en début d'année, le magasin de Lyon-Confluence ne garde que quelques idées. Parmi elles : la peinture violine de ses murs. C’est maigre. Georges Plassat, directeur général délégué de Carrefour qui a pris ses fonctions lundi 2 avril dernier, doit, maintenant, trouver une nouvelle formule. Il se murmure que les résultats des nouvelles enseignes de proximité de Carrefour, notamment sous l’enseigne Carrefour City, « l’impressionnent ».
Les très grands hypers Carrefour ont perdu 14% de leurs ventes en 4 ans
Est-ce à dire que cette grosse supérette pourrait être la source d’inspiration du futur hyper Carrefour ? On en retrouve l’esprit à Lyon-Confluence. A tel point que cette formule a belle figure sur 4.358 m². « Ce Carrefour est précurseur ; il préfigure de ce que demain sera l’hypermarché », croit savoir Guillaume Poitrinal. « Il s'agit d’un hyper de proximité et non d'un nouveau concept », nuance Bruno Lavaure.
En France, seuls 39 des 231 hypermarchés Carrefour relèvent de cette catégorie. Les autres dits d'attraction (131 magasins, soit 62% de ses ventes) ou les "très grands hypers" (35, soit 29%) exploitent des surfaces deux à trois fois plus grandes. Si ce magasin est un succès, comme il l’est à Aubervilliers, dans le centre Le Millénaire ouvert en 2011, Carrefour aura résolu une toute petite partie de ses problèmes : ses hypermarchés ne représentent que 9% de ses ventes en France, d'après des documents internes auxquels La Tribune a eu accès. Resterait alors à arbitrer sur les hypermarchés jugés trop grands dont les ventes sont en recul de 14% depuis 2007.
Garantie "prix le plus bas", fruits et légumes à moins d'un euro, comparateurs: pour garder leurs clients ou en conquérir
de nouveaux, les distributeurs rivalisent d'initiatives afin d'améliorer la perception que les consommateurs ont de leurs prix.
En janvier, Carrefour a ainsi annoncé garantir le prix le plus bas sur "plus de 500 produits du quotidien" de marque
nationale, dans un rayon de 15 km, promettant sinon de rembourser deux fois la différence.
Cette offensive porte sur des produits emblématiques dont les clients peuvent comparer le prix d'une enseigne à une autre, contrairement aux marques de distributeur, et s'accompagne d'un nouveau
slogan: "les prix bas, la confiance en plus".
Auchan, qui vise à terme "le leadership du positionnement prix en France", a lui annoncé mardi une nouvelle politique
de prix. Elle passe notamment par une offre de 14 fruits et légumes à moins de 1 euro, davantage de produits bio à moins d'un euro, plus de produits premier prix ou encore davantage de produits
vendus en vrac, qui permettent de maîtriser son budget en choisissant la quantité.
Système U revendique lui la seconde place du secteur en prix.
Tous courent derrière le leader Leclerc, qui matraque depuis des années son message de prix bas, relayé par des comparateurs comme quiestlemoindscher.com ou le biolemoinscher.com, qui se
déclinent aussi sur téléphone portable. Cette stratégie lui permet de gagner des parts de marché année après année.
"C'est plus une guerre d'image-prix qu'une guerre des prix", souligne Franck Rosenthal, consultant indépendant.
"L'image-prix"
L'image-prix mesure le décalage entre les prix effectivement pratiqués par une enseigne et la perception qu'en ont les consommateurs. Une enseigne peut ainsi être perçue par les consommateurs
comme moins chère qu'elle n'est réellement, et vice-versa. L'image-prix de Carrefour est par exemple 3% plus chère que ses prix réels, selon une enquête publiée en février par le cabinet de
consultants OC & C.
L'initiative de Carrefour, qui perd des clients et des parts de marché, semble "très défensive", estime M. Rosenthal. Dans le contexte de l'arrivée du nouveau patron Georges Plassat, qui a pris
ses fonctions lundi, "je ne pense pas que Carrefour reste sur cette seule initiative sur les prix", fait-il valoir.
"Ca va prendre du temps pour faire évoluer l'image-prix de Carrefour, mais ils font ce qu'il faut", estime Jean-Daniel Pick, associé d'OC & C.
Auchan s'inscrit lui "dans la continuité" d'une stratégie déjà mise en place et illustrée par le slogan "vivons mieux, vivons moins cher", en augmentant la quantité de produits bio ou de fruits
et légumes à moins d'un euro, relève M. Rosenthal.
Quatorze fruits et légumes à moins de un euro, "c'est intéressant parce que c'est un large choix", qu'il s'agit de produits difficilement comparables et que les consommateurs sont très sensibles
à leurs prix, relève-t-il.
"A partir du moment où les deux enseignes leader engagent un combat qui va durer, Auchan n'a pas le choix, il doit faire la même chose", estime pour sa part M. Pick.
Comme les produits alimentaires sont ceux qui font l'objet "de la plus grande fréquence d'achat", les enseignes doivent "avoir une image-prix impeccable", a fortiori en période de crise,
ajoute-t-il.
"On peut décider de baisser plus ou moins les prix, de les baisser sur tel ou tel produit... tout l'art est là, et le communiquer de façon pertinente", poursuit-il.
"Agir sur la perception à prix constants, c'est cela l'enjeu", estime M. Rosenthal.
Reste que les clients ne sont pas uniquement sensibles aux prix bas, mais plutôt au rapport qualité-prix, comme en témoigne la baisse de la consommation des produits "premier prix", relève-t-il.
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FO CARREFOUR
ANNECY
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LEONARD BORDIGNON(titulaire)
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NOMME AU COMITE HYGIENE
ET SECURITE ET DES CONDITIONS
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REPRESENTANT SYNDICALE AU COMITE ENTREPRISE(CE)
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Ventes T1 2012 en hausse de 1,5% à 22,5Md€ Résistance des ventes alimentaires, faiblesse persistante des dépenses non-alimentaires |
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