Carrefour, un silence assourdissant!
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« Donnez moi le contrôle sur la monnaie d’une nation, et je n’aurai pas à
me soucier de ceux qui font ses lois » Mayer Amshel Rothschild (1743-1812). Pour lutter contre ce raisonnement sans avenir, donnez-moi – en retour – l’arme des marges et je pourrai agir sur
l’inflation sans pour autant avoir besoin de faire fondre les salaires…
Le rôle des banques chez Carrefour
D’une actualité brûlante, les thématiques actuelles de la presse générale nous
renvoient inévitablement vers la situation des années 30 ou des différents chocs pétroliers que nous avons connus. « Goldman Sachs a camouflé la dette de la Grèce. Puis parié sur sa faillite »
peut-on également lire dans la presse helvétique.
La direction générale de Carrefour a toujours été, en France, particulièrement proche du pouvoir politique, depuis la reconstruction d’après-guerre, comme d’autres entreprises de distribution il
est vrai… pour trouver des solutions pragmatiques aux défis économiques auxquelles sont confrontées – justement – nos institutions politiques nationales.
E.Leclerc permettait de juguler l’inflation avec ses prix bas, Carrefour permettait d’aller encore plus loin avec l’industrialisation de la commercialisation. On ne peut donc comprendre la dérive
stratégique actuelle de l’enseigne Carrefour sans analyser également l’environnement économique dans laquelle est se situe et ses intérêts croisés avec les personnes qui nous
gouvernent…
Notre monde économique, plus perméable à la finance, devient également plus complexe à comprendre. Il est donc primordial de saisir à la fois la double situation économique et capitalistique de
Carrefour, donc de ses propriétaires, impacté par un manque d’originalité dans les solutions commerciales mise en oeuvre et de difficulté à accroître le rendement de leurs investissements, mais
également de saisir l’impact que l’immobilisme sociale de Carrefour fait peser sur notre économie générale. Celle du pays évidemment, mais tout aussi bien celle de l’Europe en général. Il est
également important de comprendre comment les financiers sont en chemin pour phagocyter le pouvoir politique et donc les directions générales des entreprises… sur le principe : je te finance,
donc je te dirige…
Faut-il refonder le pacte social chez Carrefour ?
Là, sans faire de détail pour le moment, nous voilà dans une première phase visant à mieux
comprendre les jeux de pouvoir entre nos institutions politiques et les financeurs de ce qui était l’Etat providence… qui tend à disparaître sous nos yeux. Le cas de la Grèce est drastique en la
matière.
Nous reviendrons, d’ici quelques jours, sur le pouvoir social de Carrefour et proposerons des solutions visant à bâtir un nouveau modèle social, comme elle l’avait fait lors de sa création
(développement de la participation aux bénéfices de l’entreprise, avant même que l’idée ne s’impose dans le reste de l’économie, croissance forte des salaires, nouvelle relation avec
les consommateurs et développement de la confiance…).
Comme l’indiquait Jean-Jacques Rousseau : « Le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître, s’il ne transforme sa force en droit et l’obéissance en devoir. » Bel
objectif pour une direction générale et plus particulière pour un PDG – absent des médias sur cette question comme sur les autres – pour une entreprise si importante pour notre
économie… Bientôt la retraite sans doute ?
Au-delà même de cette dernière boutade, il devient affolant de penser qu’il ne s’agissait en fait que d’une direction marionnette devant appliquer un plan plus destructeur de valeur qui ne devait
en créer ! Pourtant tout le monde le savait intrinsèquement, la cage n’a jamais nourri un oiseau !
Le titre de notre paragraphe « Faut-il refonder le pacte social » devient alors une excuse… évidemment qu’il est nécessaire de le refonder ! La question reste alors : comment et par qui ?
Nous avons bien à ce sujet une idée : si cela ne vient pas d’en haut, il faudra bien que la base s’en charge… Pour éviter cela, la solution est sans doute dans la reprise des fondamentaux et de
l’histoire, comme toujours.
C’est pourquoi, je vous invite à écouter 4 conférences. Elles permettent de comprendre ce qu’est une démocratie et les liens de dépendance qui unissent aujourd’hui les banques et le
pouvoir politique, et donc l’entreprise qui est le sujet de ce site. Elles permettent également de comprendre la chaîne investisseurs-banques-monnaie-Etat-dettes-inflation-salaires. Ces
conférences formeront le socle de notre réflexion et de proposition pour refonder Carrefour.
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FO CARREFOUR
ANNECY
134 AVENUE
DE GENEVE
74000 ANNECY
TEL:04.50.10.75.79
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L'EQUIPE FO CARREFOUR ANNECY
DELEGUE SYNDICALE
LEONARD BORDIGNON
ELUS EN COMITE ENTREPRISE(CE)
JACQUES BERTHELIER(titulaire)
YOHAN GUILLERMIN(suppleant)
ELUS DELEGUE DU PERSONNEL(DP)
LEONARD BORDIGNON(titulaire)
ABEL AWLISHIE(suppleant)
NOMME AU COMITE HYGIENE
ET SECURITE ET DES CONDITIONS
DE TRAVAIL(CHSCT)
DANIEL VERCIN(CHSCT)(NOMME)
REPRESENTANT SYNDICALE AU COMITE ENTREPRISE(CE)
BRUNO RUBAT DU MERAC
REPRESENTANT SYNDICALE AU CHSCT
LAURENT FELLAHI
Le détail des cours
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Ventes T1 2012 en hausse de 1,5% à 22,5Md€ Résistance des ventes alimentaires, faiblesse persistante des dépenses non-alimentaires |
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